DHC/ART Fondation pour l’art contemporain annonce son exposition inaugurale avec Marc Quinn pour jeudi 4 octobre 2007

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Commissaire : John Zeppetelli 5 octobre 2007 – 6 janvier 2008. Le vernissage est jeudi à 17h30 au 451 rue St-Jean dans le Vieux-Montréal. http://www.dhc-art.org/

Réunissant plus de quarante œuvres récentes, l’exposition inaugurale de DHC/ART consacrée à l’artiste conceptuel Marc Quinn est la plus importante organisée à ce jour en Amérique du Nord et la première exposition individuelle de l’artiste au Canada. Marc Quinn est l’un des principaux représentants de l’art contemporain britannique et son œuvre traite pour l’essentiel de la mutabilité du corps dans le temps, de sa présence physique dans l’espace et de l’anxiété qu’il vit au sein de la culture. Son travail explore aussi avec force les thèmes de la mortalité, de la beauté, de la parenté et du jeu entre l’art et la science.

Les œuvres de Marc Quinn font appel à des techniques différentes – sculpture, peinture, dessin ou photographie – et comptent certaines pièces éblouissantes, quoique controversées, moulées à partir de la tête de l’artiste et remplies de son propre sang congelé, ainsi que d’étonnants portraits de ses fils nourrissons, construits à partir des placentas et cordons ombilicaux frigorifiés des deux enfants. La dernière œuvre de cette série, intitulée Sky, fait d’ailleurs partie de l’exposition.

The Complete Marbles, une série de portraits d’amputés et d’handicapés sculptés dans un marbre blanc étincelant, évoque la statuaire gréco-romaine fragmentée tout en lançant un clin d’œil espiègle à l’héroïsme. Quinn a réalisé des portraits de l’ADN de sa famille et de celui du scientifique John Sulston, peint des jardins improbables et créé des moulages en cire de personnes atteintes de maladies graves – intitulés Chemical Life Support – des portraits dont la cire a été mélangée à des doses quotidiennes des médicaments qui permettent à ces individus de demeurer en vie. Beauty and the Beast, un autre portrait de cire, montre une jeune femme sereine dont le teint est assombri par l’ajout de sang d’animal à la cire.

Les Mirror Paintings font appel à de la chair d’animaux retouchée par ordinateur, tout comme Cybernetically Engineered, Cloned and Grown Rabbit, une œuvre à la fois comique et mélancolique en bronze, mesurant plus de deux mètres, qui représente une carcasse de lapin remaniée. Quinn a par ailleurs stoppé la décomposition de fleurs en les immergeant dans un bain de silicone à une température inférieure au point de congélation, en plus de produire des bronzes peints du mannequin Kate Moss prenant des poses de contorsionniste. Parmi les autres bronzes de l’artiste figure une série de squelettes humains, notamment The Selfish Gene, qui dévoile les ébats amoureux d’un couple.

En 2004, Marc Quinn a remporté une importante commande publique dans le cadre du projet Fourth Plinth à Londres : son œuvre Alison Lapper Pregnant, un grand portrait en marbre d’une femme enceinte et gravement handicapée, a été installé à Trafalgar Square – un hommage audacieux et puissant que l’artiste rend autant au handicap qu’à la maternité.

Un catalogue pleinement illustré, qui comprend des essais de l’historienne britannique de l’art Lynda Nead et du psychanalyste montréalais Harvey Giesbrecht, accompagne l’exposition.

BIOGRAPHIE

Marc Quinn est né à Londres en 1964. Il a étudié l’histoire de l’art à l’université de Cambridge (1982-85) et a produit ses premières sculptures en 1984. Marc Quinn est représenté par la galerie White Cube à Londres et par la Mary Boone Gallery à New York. Ses œuvres font partie des collections de nombreux musées et collectionneurs privés dans le monde entier.

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