Deux romans pour passer du bon temps

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Les nuits de Reykjavik

«Les nuits de Reykjavik», d'Arnaldur Indridason

Le thriller «Les nuits de Reykjavik» emporte le lecteur dans les recoins sombres de la ville de Reykjavik. Le jeune père dynamique Erlendur, curieux, débute sa carrière de policier. Une mort inexpliquée l'obsède : un sans abri qu'il croisait pendant sa ronde de nuit est retrouvé noyé dans un fossé. Personne ne semble s'en préoccuper, sauf ce jeune policier, qui mettra toute son énergie à fouiller les recoins étranges et sombres de la ville pour mener son enquête.

Ce roman est bien ficelé et il surprend du début à la fin. Il raconte l'histoire des débuts d'Erlendur dans la police. D'autres romans avec ce héro ont précédé celui-ci, depuis «La cité des jarres», mais l'écriture de l'auteur s'est affiné ici. Une histoire d'amour, entre Erlendur le solitaire et la commissaire Marion Briem, va ponctuer ce récit.

Le roman est publié chez Métaillé Noir et traduit de l'islandais par Éric Boury.

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«Le cri de l'oiseau de pluie», de Nadeem Aslam

«Le cri de l'oiseau de pluie» a été publié en 1993 en Grande-Bretagne. Il a été enfin traduit, et on y trouve déjà la voix forte et particulière de l'auteur Nadeem Aslam qui compte désormais parmi les grands du monde littéraire.

L'histoire se déroule au Pakistan, dans une bourgade anonyme, à l'ombre de deux mosquées concurrentes. Deux événements s'y déroulent simultanément : le meurtre du puissant juge Anwar, et la mystérieuse réapparition d'un sac postal égaré dix-neuf ans plus tôt dans un accident de chemin de fer. Est-ce que dans ces lettres se trouve le secret de la mort du juge?

L'auteur plonge le lecteur dans un monde sans âge, sur un fond inquiétant de guerres civiles, d'assassinat et de corruption. L'hypocrisie règne sur fond de mousson qui approche. La touffeur moite se fait écrasante, alors que les passions se déchainent au sein de la petite communauté.

Ce livre est une chronique sociale et le portrait du paysage idéologique du Pakistan du début des années 80. Certainement une lecture intéressante, sans être passionnante. Beaucoup de personnages se croisent...une liste est d'ailleurs fournie au début du livre. C'est une histoire sans fin, mais qui en apprendra beaucoup aux lecteurs sur le monde arabe.

La traduction de l'anglais vers le français a été réalisée par Claude Demanuelli. «Le cri de l'oiseau de pluie» est publié aux Éditions Seuil.