Des créateurs en art visuel investissent les lieux patrimoniaux de Deschambault au cours de l’été 2008

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Carole Baillargeon, Ivon Bellavance, Odette Pronovost et Giorgia Volpe investissent les salles du Vieux Presbytère de Deschambault, dans la région de Portneuf, et le cap Lauzon avec des installations regroupées sous le thème Mémoires blanches; une installation d’Adrien Landry est présentée au Moulin de La Chevrotière, une oeuvre de Micheline Beauchemin est exposée dans l’église Saint-Joseph et une oeuvre conçue par Colette Matte est intégrée à la clôture du cimetière paroissial.

Associer blanc et mémoire mène habituellement au vide, à l’absence. Pourtant, le blanc est riche de symboles, la lumière blanche contient toutes les couleurs et c’est sur une page initialement blanche que s’inscrit l’histoire de l’humanité comme celle de chaque humain. La faculté de sélectionner et d’inscrire les souvenirs sur le blanc de notre mémoire comporte des mécanismes qui nous sont méconnus. C’est ainsi que des images et des sensations ressurgissent de façon impromptue, souvent éveillées par des déclencheurs insoupçonnés. Les quatre propositions artistiques soumises aux visiteurs du Vieux Presbytère de Deschambault pour la saison estivale 2008 offrent des contextes propices à la résurgence de souvenirs et à la réflexion sur le temps qui passe.

Issue du vaste projet Paysages-vêtements en quatre temps, l’installation Hiver, conçue par Carole Baillargeon, est constituée de couvertures et de chapeaux-sculptures confectionnés à l’aide de techniques associées aux arts textiles. Du métissage des techniques et des matières, naissent des textures évoquant la neige. La vidéo présentée dans l’installation relate une performance réalisée au centre de diffusion Materia, un événement qui liait les objets sculpturaux, alors portés par des choristes, à une trame musicale inspirée par la froidure hivernale.

Le journal d’Arachnée résulte d’un travail effectué par Ivon Bellavance lors d’une résidence au centre de diffusion Materia. Au fil des heures, les participants ont relaté le quotidien en consignant leurs observations et leurs réflexions au clavier. L’artiste a utilisé ces mots et ces graphies pour créer le motif commandé à la machine à tricoter assistée par ordinateur. Du textile blanc ainsi obtenu, l’artiste a réalisé un grand cocon dans lequel les visiteurs peuvent pénétrer. Au coeur de cet espace blanc sont inscrites les traces du temps passé à écrire et à tricoter ainsi que le souvenir des rencontres au cours desquelles le créateur s’est lié à ses semblables.

Avec Dispositif No. 1 – 2008, Odette Pronovost propose une installation fondée sur le chiffre deux et sur les notions de couple, de dualité, de liens et d’oppositions qui y sont associées. Intégrées aux éléments architecturaux de l’édifice, des pages blanches couvertes plus ou moins densément de chiffres alignés, tantôt de façon dégressive, tantôt de façon progressive, évoquent le temps, celui qui est passé ou celui qui reste. Des percées visuelles sont laissées sur l’extérieur où règne le temps présent. Au coeur de l’installation, deux personnages blancs flottent dans le vide, figés entre le souvenir et l’appréhension du futur.

L’installation Mirages de l’artiste Giorgia Volpe détourne un groupe d’objets usuels pour placer les observateurs dans un paysage propice au repos et au songe. Ce jardin-dortoir est composé de lits de fer anciens laqués de blanc qui portent des miroirs dans lesquels on peut regarder des éléments du paysage, regarder les gens autour de nous ou se regarder soi-même, mais on y voit inévitablement des portions du ciel. En ramenant le ciel sur la terre, l’artiste invite le public à se laisser submerger par le mirage et par l’infini. Cette installation est présentée en collaboration avec L’OEIL de poisson, centre de diffusion et de production en art actuel de Québec.

Au Moulin de La Chevrotière, Nommer le prédateur… constater une fin (faim) de Adrien Landry pose un regard critique sur le milieu de vie que l’artiste fréquente depuis son enfance, le littoral des provinces atlantiques. Préoccupé par la ressource naturelle qui s’épuise, par le déclin de l’industrie de la pêche et par le déracinement obligé de la population, Adrien Landry présente une vue du fond de la mer où, ballottées par les courants marins, des lignes présentent des appâts auxquels le poisson ne mord plus. L’hameçon devient alors un objet dérisoire. Cette mise en scène fait découvrir un regard singulier sur la triste réalité maritime.

À l’église Saint-Joseph de Deschambault, lors de l’événement du Solstice d’été proposé le 20 juin dernier, Culture et patrimoine Deschambault-Grondines rendait hommage à Micheline Beauchemin, une artiste grondinoise pour qui le fleuve est une source d’inspiration inépuisable. L’oeuvre intitulée Glacier 3 issue de la Série Grandes ailes nordiques baroques est présentée dans une galerie de l’église pour la durée de la saison estivale. Dans le même contexte, l’artiste Colette Matte a conçu une oeuvre impliquant la participation des citoyens. Ligne de vie porte les mots que les participants ont choisis afin d’évoquer les liens qui les unissent au fleuve. L’oeuvre intégrée à la clôture du cimetière sera visible jusqu’au 28 septembre.
Le Vieux Presbytère de Deschambault et le Moulin de La Chevrotière sont ouverts tous les jours, de 9 h 30 à 17 h 30, du 16 juin au 28 septembre. Des droits d’entrée de 4 $ sont exigés pour les adultes. L’église Saint-Joseph sera quant à elle ouverte au public gratuitement jusqu’au 1e septembre. Des guides-interprètes donnent l’information sur les expositions de même que sur les édifices classés.

Culture et patrimoine Deschambault-Grondines se voue à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine depuis plus de 30 ans. Parce qu’elle considère que le patrimoine doit se vivre au présent, elle s’assure, par l’intégration d’oeuvres contemporaines à l’architecture traditionnelle, du maintien d’une vie culturelle dynamique.

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ENCOURAGEZ-LES:

Dans le but avoué de diffuser le travail des artistes et de financer l'événement, nous vous offrons un carnet de 12 signets, un par mois de l'année 2009, avec de magnifiques photos des œuvres de la 2e Biennale du lin.

En vente au coût de 7 $ (taxes incluses) aux endroits suivants :
CASERNE DU LIN 280, rue Pettigrew, Saint-Léonard, tél.: (418) 337-1498
MOULIN DE LA CHEVROTIÈRE 109, de Chavigny, Deschambault-Grondines, tél.: (418) 286-6862
VIEUX PRESBYTÈRE DE DESCHAMBAULT 117, rue Saint-Joseph, Deschambault-Grondines, tél.: (418) 286-6891

Profitez-en pour venir voir les expositions de l'été 2008 présentées par Culture patrimoine Deschambault-Grondines. Carole Baillargeon, Ivon Bellavance, Odette Pronovost et Giorgia Volpe investissent les salles du Vieux Presbytère et le cap Lauzon avec des installations regroupées sous le thème Mémoires blanches; une installation d’Adrien Landry est présentée au Moulin de La Chevrotière, une œuvre de Micheline Beauchemin est exposée dans l’église Saint-Joseph et une œuvre conçue par Colette Matte est intégrée à la clôture du cimetière paroissial.

Notez qu'il y aura une Sacrée corvée minimaliste le samedi 30 août, de 10 h à 12 h, à Saint-Léonard. Vous êtes cordialement invité à venir arracher le lin et le mettre à rouir dans le champ de lin spécialement ensemencé sur le terrain adjacent au site du Festival du lin. En cette année d'entre deux biennales il n'y aura pas de repas BBQ ni d'animation artistique. C'est gratuit !

Le calendrier-signet 2009 contient 12 signets pour les mois de l'année 2009 avec des photos
des oeuvres présentées lors de la 2e Biennale internationale du lin de Portneuf.
Le calendrier-signet 2009 est en vente au coût de 7 $ (taxes incluses) aux endroits suivants :

Pour information ou pour commander votre calendrier-signet 2009:
Karine Germain, directrice
Tél.:(418) 286-3657
biennaledulin@globetrotter.net
www.biennaledulin.ca notre site fait l'objet d'une refonte totale

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