Dernière carte postale de Bogotá, Colombie

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J’ai partagé ma dernière journée à Bogotá entre deux quartiers colorés et bohèmes comme je les aime! Dans celui d’Usaquen, j’ai marché le long de ruelles recouvertes de tapis multicolores où les vendeurs ambulants et les artistes exposaient leurs créations, souriants et totalement charmants.

J’ai aussi – évidemment – dépensé quelques pesos colombiens au marché aux puces du dimanche où, étrangement, les nombreux visiteurs n’enlevaient rien à l’ambiance plutôt tranquille de ce joli endroit.

Au coin de certaines rues, de jeunes Colombiens tenaient dans leurs bras de petits chiots, mignons comme tout, dans l’espoir (tâche qui me sembla plutôt facile) de les vendre à des passants attendris. Un jeune artiste bohémien m’a offert gratuitement un bracelet qu’il avait lui-même tressé. Le quartier, comme les gens, soufflait comme un vent de liberté.

La Macarena, de son côté, était un quartier qui me ressemble. Charmé par les différents pays du monde, coloré et un peu fou, c’est un secteur gourmet romantique et calme qu’il faut découvrir, bras-dessus bras-dessous, avec celui qu’on aime. Le petit café-librairie au coin de la rue principal deviendrait sans aucun doute mon quartier général (inspirant pour écrire!) si je décidais un jour de venir vivre à Bogotá…

Je ne pourrais conclure ce (micro) récit de voyage sans parler de ma visite à la cathédrale de sel, un lieu unique et totalement magique. Située à 40 minutes de Bogotá, dans la ville de Zipaquirà, cette cathédrale taillée dans les profondeurs d’une mine de sel de 120 mètres, chevauche à la fois le sacré et le touristique. Les jeux de lumière aux effets saisissants y sont presqu’aussi impressionnants que l’immensité des gravures géantes, tout en sel, présentant d’abord les différentes stations du chemin de croix, puis les trois nerfs: la naissance et le baptême, la vie et la mort, puis la résurrection du Christ. Nul besoin d’être croyant ou pratiquant pour vivre l’expérience de façon unique de cette pure merveille souterraine.

D’ailleurs, cette Colombie que j’ai découverte telle une véritable débutante, m’a en partie charmée par sa superbe ouverture aux autres, sa chaleur – n’ayant pas nécessairement à voir avec la température – et la petite bouffée d’espoir qui semble se dégager à chacune de ses respirations.