Débrayages à l'AFP et à Reuters

Catégories:

Les journalistes du bureau parisien de Reuters ont voté, mercredi dernier, un mot d'ordre de grève de 24 heures pour la journée de jeudi 15 novembre, qu'ils espèrent élargir à d'autres bureaux de l'agence de presse en Europe.

Leur motif: un désaccord avec la "politique délibérée" de baisse des effectifs de la direction de Londres. Selon les syndicats, celle-ci, "alertée par la CDFT et le SNJ", a en effet "refusé de s'engager à pourvoir en 2008 les postes laissés vacants en 2007".

Les syndicats estiment que cette politique aboutit à une "dégradation des conditions de travail" des journalistes et, à terme, pourrait conduire "à un appauvrissement des standards de qualité de l'agence".
Des inquiétudes renforcées par le rachat annoncé de Reuters par son concurrent canadien Thomson, pour près de 13 milliards d'euros, qui devrait aboutir à la création du numéro un mondial de l'information financière devant l'américain Bloomberg.

L'AFP craint d'être affaiblie en province

De son côté, l'intersyndicale de l'Agence France Presse (AFP) a appelé le personnel à arrêter le travail jeudi de 11 heures (10 heures GMT) à 13 heures sur les fils France (texte, photo, infographie, vidéo) pendant une réunion du comité d'entreprise.
Elle entend ainsi protester contre les propositions, faites par la direction, de réaménagement du dispositif en province, qui risque selon elle de conduire à un "affaiblissement" des capacités de couverture de l'AFP, et à une réduction de 10% de l'effectif journalistique en province.

La direction évoque elle un désir de "diversifier [les] contenus" pour "mieux servir les priorités de développement stratégiques dans le domaine du multimédia, de la vidéo et des nouvelles thématiques". Elle évoque une "concertation approfondie" avec les rédactions.

Source: www.Challenges.fr

Partager

Facebook icon
Twitter icon
Instagram icon