Death Cab For Cutie : une voix envoûtante, des instrumentistes hors pairs et des éclairages éblouissants…

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Neuf mois après son dernier passage remarquable au festival Osheaga, la formation Death Cab for Cutie effectuait un heureux retour dans la métropole vendredi le 20 avril. Ravi de se produire à l’église Saint-Jean-Baptiste, haut lieu de la culture et de diffusion musicale, le groupe a célébré son récent album, Codes and Keys. Celui-ci, paru en mai dernier, a été accueilli chaleureusement par la critique et le public.

Quelque 2 800 personnes se sont rassemblées dans cet endroit reconnu pour son acoustique exceptionnelle, question de se délecter des compositions mélodiques des Américains. Ces talentueux artistes ont su investir les lieux pour y créer leur univers. Une soirée de concert-événement tout à fait inouïe dans cette salle d’envergure où l’architecture est à couper le souffle.

Au fil des années, le chanteur-guitariste Benjamin Gibbard s’est entouré de Jason McGerr (batteur), Chris Walla (guitariste-claviériste) et Nick Harmer (bassiste). Accompagné sur scène par des membres du Magik* Magik Orchestra, un ensemble à cordes de huit musiciens, DCFC a revisité une vingtaine de morceaux de son vaste répertoire. Sous les applaudissements des spectateurs, Gibbard et l’orchestre ont amorcé l’exquise représentation sur les notes de Passenger Seat. À l’instant où ses acolytes foulèrent la scène, une vague d’excitation déferla dans l’église. Puis, la troupe enchaîna plusieurs créations dont Different Names for the Same Thing, Title and Registration et la chanson-titre Codes and Keys, au style enfantin du duo She & Him. Ensuite, trois œuvres rarement jouées en direct, soit No Joy in Mudville, Little Fury Bugs et Army Corps of Architects, ont été livrées langoureusement. La voix enchanteresse de Gibbard s’entendait bien sur Death of an Interior Decorator, neuvième extrait de Transatlanticism. Et avec You are a Tourist et Bend to Squares, son timbre fluide frappait autant le cœur que l’oreille.

Avant le rappel, ils ont interprété Crooked Teeth, What Sarah Said et Soul Meets Body, des anciens succès. Une horde d’admirateurs envahit le parterre lorsque le groupe est revenu pour exécuter Steadier Footing, I Was a Kaleidoscope et I’ll Be Your Mirror, une reprise des mythiques The Velvet Underground. Tous étaient debout, vibrant au son des airs Monday Morning et I Will Follow You Into the Dark, des jolies ballades. Les pièces Tiny Vessels et Transatlanticism ont clôturé joyeusement la soirée.

Avec brio, le trio Low a assuré la première partie du spectacle.

Charismatique, performant et généreux, le quatuor DCFC a tout pour plaire.

Un texte de Sonia Pépin

Photo de Louis-Hugo Marchand via @Twitter