De Vancouver à Montréal, le meilleur du rock à Osheaga

Début de l'événement: 

31 juillet 2011 - 12:15
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Retrouvailles explosives avec le Sam Roberts Band

Retrouver Sam Roberts et ses musiciens sur scène, c’est un peu comme retrouver un vieux chandail molletonné au collet tout décrépi que l’on avait laissé au fond de son tiroir. Tout d’un coup, on se souvient à quel point il était douillet et à quel point on aime le porter! Chaque fois que l’on se replonge dans la musique de Sam Roberts, on revient dans notre bonne vieille ambiance rock, pure et abrasive. Du rock à son meilleur! Et on se dit à l’intérieur qu’il nous a donc manqué ce bon vieux Sam Roberts!

Sa visite était sans aucun doute, un incontournable du week-end à Osheaga. Les fans l’attendaient impatiemment à la scène de la Montagne et les applaudissements étaient denses lorsqu’il a débuté sa prestation sur les airs du premier extrait de l’album Collider, I Feel You. Musicalement, il s’agissait d’une performance hyper accrocheuse. Les musiciens se connaissent si bien, on sent qu’ils ont encore pris de la maturité, ce qui crée une chimie parfaite sur scène. Leur musique laisse transparaître une grande complicité, les membres du groupe se répondent bien entre eux, mais répondent aussi extrêmement bien à la foule, en la faisant embarquer dès qu’il y en a l’opportunité.

Le séduisant Sam Roberts s’est promené d’album en album pour offrir un mélange complet à la foule qui a entre autres pu entendre des titres comme Detroit 67 et Fixed to Ruin (Love at the End of the World), la sensuelle Let it In (Collider) ou encore des classiques comme Where Have All the Good People Gone (We Were Born in a Flame). Tous chantaient à tue-tête le refrain lors de cette chanson, « Bangkok to Babylone, where have all the good people gone! ».

Certaines critiques ont décrit le dernier album de la formation, Collider, comme un disque prévisible qui ne se décolle pas du rock simple et naturel de Sam. Oui, la ressemblance est là. Cela dit, le public en redemande et cela était facilement remarquable lors de sa prestation à Osheaga. La foule ne se lasse pas des riffs de guitare purs et accrocheurs de Sam Roberts, ni de ses paroles brillantes, ni de ses mimiques charmantes, ni de la grande générosité des musiciens sur scène.

Des cœurs séduits par Mother Mother

Le quintette indie rock Mother Mother a offert une solide performance au public présent à Osheaga samedi après-midi. Le groupe, provenant de Vancouver, a été d’aplomb du début jusqu’à la fin pour partager les chansons de leur nouvel album Eureka, ainsi que quelques autres de leurs pièces dont Hay Loft et O My Heart, pièce titre de leur album sorti en 2008.

Les fans ont eu droit à de superbes arrangements vocaux, la voix du chanteur Ryan Guldemond se fondait très bien aux harmonies créées par Molly Guldemond et Jasmin Parkin. Les jeux de voix donnent assurément une valeur ajoutée à leur musique que l’on pourrait parfois qualifier de pop. Grâce à ces arrangements éclatés, cette pop devient moins bonbon et Mother Mother peut alors se vanter d’être devenu une force dans le milieu de l’indie-pop-rock canadien.

L’univers psychédélique 90’s de Suuns

L’une des formations montréalaises de l’heure, Suuns, s’en ait donné à cœur joie sur la scène des Arbres samedi, se faufilant entre différents styles musicaux; des montées hypnotiques, des rythmes électro denses, des riffs de guitares acérés ou encore des lancées expérimentales complètement obscures…le quatuor a touché à tout!

L’album Zeroes QC mérite franchement la découverte. Des chansons comme Arena ou Pie IX transportent les auditeurs dans une transe musicale. Avec la façon dont le chanteur Ben Shemie susurre ses paroles, on a même parfois l’impression d'entendre la voix de Thom Yorke de Radiohead au passage.

Sur scène, il en par contre été d’une déception. Le groupe est resté beaucoup trop statique, leur spectacle n’étant peut-être pas assez rodé. Mis à part quelques mimiques du chanteur Ben Shemie et la belle agressivité à la batterie de Liam O’Neil, les membres demeuraient un peu trop dans leur bulle.

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