Critique du film Jobs

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C’est le 16 août prochain, que le film dédié à l’innovateur et grand visionnaire en matière d’appareils technologiques, aussi controversé qu’admiré pour son style de gestion « à la dure », paraîtra sur les écrans de cinéma à travers le Canada.

Je vous avoue avoir eu de grandes attentes pour ce film qui était en production depuis plus d’un an. Les diverses publicités qui circulaient sur les réseaux sociaux donnaient vraiment le goût d’aller le voir aussitôt qu’il était disponible ici. Est-ce que les grands « fans » pur et dur de Steve Jobs seront comblés par le film de Joshua Michael Stern? Pas tout à fait. Pour ceux qui ont lu sa biographie ou visionné les nombreux documentaires sur la vie du co-fondateur d’Apple, ils seront quelque peu laissés sur leur faim, car il manque un peu de viande.

Malgré une performance respectable d’Ashton Kutcher dans le rôle de Jobs et du caractère antipathique et intransigeant de celui-ci, certaines scènes, voire certains personnages dont celui de Steve Wozniak, interprété par Josh Gad, manquaient de profondeur. Le film couvrait tout de même bien, dans son ensemble, l’histoire des tout débuts d’Apple dans un garage (les scènes ont été tournées dans l’endroit réel où Jobs et Woz ont fait plusieurs appels et montés leur premier prototype du célèbre ordinateur personnel), la rencontre avec l'investisseur Mike Markkula, brillamment interprété par l'acteur Dermot Mulroney et embûches (compétition d’IBM, logiciel Microsoft et la démission de Jobs) que la compagnie et Steve Jobs ont traversés entre 1971 et 1991. Lors du visionnement, le commencement du film semblait prometteur et plus l’histoire avançait, plus les scènes étaient présentées de manière abrégées et d’autres, à ma grande surprise, inexistantes. J’aurais aimé que le producteur de cet œuvre cinématographique nous montre comment la fille reniée de Jobs, Lisa, a fini par être reconnue par son père (on la voit brièvement vers la fin du film en train de sommeiller sur le sofa familial sans savoir pourquoi). De plus, il n’y a aucune mention à propos de la façon dont il avait décroché son premier emploi chez Atari. La fin du film (je m’excuse à l’avance pour ceux qui avaient l’intention d’aller le voir en salles à sa sortie!), était décevante et je me serais attendu à ce que Stern recréer la scène où Steve Jobs fait son fameux discours, qui a su marquer le monde entier, devant les étudiants de l’université Standford en 2005. Visiblement, il y avait un manque flagrant de substance et c’est à se demander si la production n’avait pas manqué de budget pour boucler l’histoire de façon à interpeller vraiment les spectateurs.

Pour conclure, je donnerais une note de 6 sur 10 à ce film qui se voulait être au départ, un hommage à cet homme qui a conçu un ordinateur personnel d’avant-garde et aussi le premier téléphone intelligent (iPhone) capable d’appeler, jouer de la musique et d’utiliser de multiples applications permettant de tout faire…ou presque!

Crédit photos: Remstar