Critique de l'exposition "VERT" à L'espace contemporain

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Le vert résulte de l’interférence chromatique du bleu et du jaune. Équidistant du bleu céleste et du rouge infernal, tous deux absolus et inaccessibles, le vert terrestre a une valeur moyenne, médiatrice entre le froid et le chaud, le haut et le bas. C’est une couleur rassurante, rafraîchissante et définitivement humaine. Chaque printemps, après que l’hiver ait convaincu l’homme de sa solitude et de sa précarité, en dénudant et glaçant la terre qui le porte, la nature revêt à nouveau son manteau vert, apportant avec elle l’espérance et le renouveau. Le vert est tiède. C’est la couleur du règne végétal qui se réaffirme dans l’éveil de la vie. C’est ainsi que se présente l’exposition « VERT » à L’espace contemporain galerie d’art située au 313 rue Saint-Jean à Québec. Une exposition de quarante-quatre œuvres qui se déroule du 22 avril au 3 mai 2009 et qui présente quinze artistes dont : Monique Beauchamp, Luc Bovet, Christiane Cardinal, Guylaine Déry, Monique Genest, Janick Laberge, Anjuna Langevin, Steeve Lechasseur, Edith Liétar, Fabienne Löpez, Claudine Loquen, Nicole Mongeon-Cardin, Yves Robert, Lucille Robitaille et Hélène Simard.

Certains de ces artistes étaient des habitués des expositions à thème de L’espace contemporain et avaient déjà fait parler d’eux lors de critiques précédentes qui avaient été d’ailleurs publiées sur ce site au cours des derniers mois. Exceptionnellement, pour cette exposition, il y avait au moins huit artistes qui avaient déjà exposé à l’étranger, dont trois artistes européens, malheureusement absents mais néanmoins représentés par leur agent au Canada. Fait rare, le tiers des artistes exposants étaient membres du Collectif International d’Artistes ArtZoom (CIAAZ).

Ce thème n’était pas facile à exploiter en-dehors de son symbolisme purement végétal. Les œuvres les plus remarquables sont sans doute : « Le Sprinter I » de Janick Laberge, « Recentrage » de Christiane Cardinal, « Violon d’Ingres » de Monique Beauchamp, « L’indigente ou pitié pour une mendiante » de Steeve Lechasseur, « Pas à pas » d’Edith Liétar et « Référence 1076 » de Fabienne Löpez. Une mention spéciale est attribuée à l’artiste Christiane Cardinal pour l’œuvre maîtresse de cette exposition précieuse comme une émeraude intitulée « Recentrage », une grande acrylique sur toile de 135 cm x 61 cm et une mention de découverte va à l’artiste Janick Laberge avec « Le Sprinter I » et « La Croix », deux mixtes sur toile issues d’une démarche particulière basée sur des peaux d’arbre, des écorces de platanes; analogie à la peau humaine. « Confusion et fusion de peau d’homme sur peau d’arbre, d’espace et d’échelle. Hybridité entre photographie et peinture, entre corps et formes, abstrait et figuré » explique l’artiste dans sa démarche. « Pas besoin de rappeler au passage, le sentiment d’urgence aussi de protéger la nature, la vie; car VERT où allons-nous ? » Les deux œuvres scarifiées, stigmatisées par le hasard a donné une œuvre riche en symbole et riche en créativité qui se démarque de l’ensemble des œuvres exposées.

L’exposition VERT se poursuit jusqu’au 3 mai 2009 à L’espace contemporain galerie d’art, située au 313 rue Saint-Jean à Québec.

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