CRITIQUE - Busker's Opera de Robert Lepage au Carrefour de théâtre de Québec

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Busker's Opera, un music-hall de Robert Lepage présenté en première à Québec jeudi dernier, se veut la version quasi-définitive du work in progress dévoilé en 2002 ici. J'ai apprécié cette version aboutie qui contraste énormément avec celle que j'avais vue en 2002 au Complexe Ex-Machina, et dont j'avais bizarrement peu de souvenirs. J'en arrive à la conclusion que l'oeuvre était peu marquante.

Le spectacle, qui dure 1h45 et se déroule en anglais (avec sur-titres français sur un écran plat), est tiré d'une oeuvre de John Gay au XVIIIe siècle, qui elle-même a été reprise par Bertold Brecht dans L'Opéra pour Quat Sous. La famille Brecht a refusé de libérer les droits de l'oeuvre, ce qui a forcé Robert Lepage à retravailler son show et s'inspirer davantage de l'oeuvre de Gay.

La comédie musicale, qui compte 10 comédiens-musiciens (dont Marco Poulin et Kevin McCoy), raconte la déchéance d'un rockeur des années 1980 (Macheath) dans le sexe, la drogue et la facilité.

L'énergie de ce music-hall est hallucinante, je dois dire, le temps passe très vite. C'est comme un gros concert qui allie le rap, la musique de cabaret, le rock et l'opéra.

La mise en scène est dépouillée et des caméras sont utilisées pour créer des impressions et faciliter la fluidité de l'action.

C'est un spectacle réussi et avant-gardiste, mais qui ne passera pas à l'histoire si je tiens compte des commentaires du public après la pièce jeudi soir.

On y sent la vision de Lepage partout et une vision, c'est important. C'est comme une marque de commerce et c'est un gage de qualité.

Le spectacle est présenté jusqu'au lundi 26 mai 2008 au théâtre La Bordée, dans le cadre du Carrefour de théâtre de Québec.

Pour en savoir plus: http://www.carrefourtheatre.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view...

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