Ciné-jazz à la Cinémathèque québécoise

«CINÉ-JAZZ : trésors de l’Institut national d'audiovisuel» sera présenté à la Cinémathèque québécoise, du 30 juin au 10 juillet. Pour la 23e année, la Cinémathèque québécoise s’associe au Festival de Jazz de Montréal en programmant CINÉ-JAZZ : trésors de l’Ina, incluant des documents inédits à ne pas rater (Duke Ellington, Miles Davis, Thelonious Monk, Stan Getz Quartet, Bill Evans, Oscar Peterson etc…) À noter que chacune des séances est précédée d’un film d’animation provenant de la collection de la Cinémathèque.
Depuis plus de 25 ans, l’Institut national de l’audiovisuel fait vivre la mémoire audiovisuelle de la France du XXe siècle. Le patrimoine conservé par l’Ina couvre 50 ans de télévision publique.
Dans La Revue de la Cinémathèque No 81, Robert Daudelin, fervent amateur de jazz et programmateur invité de la Cinémathèque québécoise, décrit en ces termes la programmation qu’il a concoctée dans la salle Claude-Jutra : «Le jazz, est-il besoin de le rappeler, est une musique en mouvement. Quiconque tente de l’immobiliser, fut-ce en l’enregistrant (!) risque de l’assassiner. La filmer constitue donc une entreprise téméraire et plus d’un cinéaste s’y est cassé les dents. La télévision, medium supposément plus léger — mais ce n’est pas toujours le cas — s’est très tôt intéressée au jazz, qui est aussi, parfois, un spectacle. Les mauvais exemples de cet intérêt abondent; certaines réussites n’en demeurent pas moins exemplaires de ce que peut être la présence du jazz à la télévision — le cas classique étant le Sound of Jazz du réseau américain CBS, qui date de 1955.
En France, pays de grands amateurs de jazz, la télévision a fréquemment fait bonne place au jazz. Si les caméras numériques légères permettent désormais à un Frank Cassenti de nous amener périodiquement au cœur de cette musique, certains pionniers, moins gâtés au niveau de leurs outils, ont débroussaillé le terrain avec passion. Tel nous apparaît aujourd’hui notre invité Bernard Lion qui, d’Ellington à Bill Evans, a su capter pour nous des moments inoubliables de cette musique toujours en fuite et pourtant essentielle.
Ces images et ces sons si précieux pourraient très bien avoir disparu, comme c’est le cas de tant de productions télévisuelles. Heureusement l’INA veille au grain et, grâce à son action soutenue, ce patrimoine unique et si précieux pour l’histoire culturelle du XXe siècle est conservé. Que l’INA soit donc ici remerciée pour son amicale et précieuse collaboration qui permettra aux mélomanes de découvrir, entre deux concerts, ces inédits qui s’inscrivent désormais dans l’histoire, aussi vaste que complexe, cette musique à nulle autre pareille qu’on appelle « jazz » — à défaut d’autre mot, comme dirait Archie Shepp. » Robert Daudelin sera disponible pour des entrevues.
Ce programme présenté dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal, est réalisé grâce à la collaboration de l’Institut national de l’audiovisuel.
Les détails des films programmés sont disponibles dans La Revue de la Cinémathèque No 81 (avril-mai-juin-juillet) et sur le site Internet de la Cinémathèque www.cinematheque.qc.ca. On peut s’informer sur la programmation en composant le (514) 842-9768. Le prix d’entrée est de 6 $ par séance. La Cinémathèque est située au 335, boul. De Maisonneuve Est à Montréal (métro Berri-UQAM). Ciné-carte : 40 $ pour 10 séances.

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