Chocolat est de retour avec un nouvel album

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Et il fallait que ça arrive. Par-delà les montagnes de Mars et la mystique des pyramides se dessine déjà la silhouette de Looloo, ce demi-dieu issu des poussières galactiques, cet exalté vibrant au rythme d’une épiphanie sertie de bouteilles de Cherry Coke et de pretzels. Sa tête de guitare électrique chante l’avènement d’un nouveau Golden Age strident de distorsion, d’une fuite inéluctable vers les confins de l’univers pour renouer avec ceux qui nous donnèrent l’intelligence et la hard rock. Si seulement vous pouviez le voir, si seulement, vous comprendriez…

Et puis un band tombe sous son emprise. Un band qui soudainement, à travers les balbutiements incompréhensibles de Looloo, dont le sanscrit est pour le moins enfumé, se découvre des envies de transcendance et de communion des âmes. Comme si chacun d’entre nous était un point de la constellation qu’arbore son one-piece en vieille cuirette. Va sans dire que l’extase ne durera pas.

Sur Rencontrer Looloo, son deuxième album depuis son retour des limbes, Chocolat nage dans des eaux modales, au confluent d’un hardo-jazz et d’un surf-métal métissé d’une certaine tradition de songwriting que les médias, à court de moyens, réduisent souvent à l’appellation folk. Une variation sur le genre du récit initiatique qui, loin de renouveler l’expérience pysché-kraut de Tss Tss, amène le groupe sur des orbites d’où l’espace n’apparaît plus comme un kaléidoscope, mais bien comme des rochers froids d’un blanc brillant, d’une pureté fascinante et tranchante comme le ciseau des ailes du faucon ou des crocs du chacal.

Rencontrer Looloo, qui est probablement le dernier album enregistré au défunt Studio Victor à paraître, a été réalisé par Emmanuel Ethier, écrit par Jimmy Hunt, mixé par Christophe Lamarche-Ledoux, enregistré par François-Régis Pagé et Louis-Philippe Kyer. Mettant en vedette, en ordre alphabétique, Emmanuel Ethier à la guitare, Brian Hildebrand à la batterie, Jimmy Hunt à la guitare et au chant, Christophe Lamarche-Ledoux aux claviers et au saxophone et Ysaël Pépin à la basse.

Pour goûter au futur, y’a qu’à suivre les trois mamelons qui marquent le ciel de leur rouge électroluminescent. Une fois sur place, buvez-y ce que Chocolat vous sert à même les seins flasques et rugueux de Looloo. Buvez, jusqu’à plus soif. Buvez.

Rencontrer Looloo, en magasin et en ligne le 11 novembre. Disponible sur Dare To Care Records au Canada, Teenage Menopause Records en France et en Belgique, Beyond Beyond is Beyond Records dans le reste du monde. Pré-commandez l'album dès aujourd'hui pour obtenir « Les pyramides » en téléchargement instantané.