Cent cinquante professionnels des médias tués en 2005, selon la FIJ

Cent-cinquante professionnels des médias ont été tués l'an dernier dans le monde, selon un rapport publié lundi par la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Un record dû à la mort de dizaines de journalistes dans un accident d'avion en Iran et au lourd tribut payé par la presse en Irak.
Les attaques délibérées, essentiellement par des criminels, extrémistes politiques ou groupes paramilitaires, ont représenté plus de la moitié de ces victimes, selon l'organisation. Trente-cinq journalistes ont été tués en Irak. Au total, 89 reporters ont été abattus en 2005 en raison de leur appartenance aux médias.
Les autres ont trouvé la mort dans des accidents ou catastrophes naturelles dans l'exercice de leurs fonctions, dont les 48 Iraniens morts le 6 décembre dans un accident d'avion à Téhéran.
En 2004, la Fédération internationale des journalistes avait fait état de la mort de 129 professionnels des médias (journalistes et collaborateurs). Un chiffre qui constituait déjà un record et qui avait été dressé avant le tsunami du 26 décembre dans lequel au moins 11 journalistes ont trouvé la mort, tandis que 78 sont portés disparus.
Mais c'est en Irak que les journalistes ont payé le plus lourd tribut. Ainsi, le 9 février, le journaliste de télévision Abdul Hussein Khazal al-Basri et son fils âgé de trois ans avaient été abattus par balles à Bagdad. Les troupes américaines ont par ailleurs été impliquées dans la mort de cinq journalistes.
Le rapport revient également sur l'assassinat le 12 décembre dernier du député antisyrien et journaliste Gebrane Tuéni, patron d'"An Nahar", le principal quotidien libanais.
En dehors du Moyen-Orient, dix journalistes ont été tués aux Philippines, tandis que douze reporters ont trouvé la mort en Amérique latine. En Europe, le bilan a atteint les six morts en 2005: deux en Azerbaïdjan, deux en Russie, un au Belarus et un au Kosovo. Six autres ont été tués sur le continent africain.
Basée à Bruxelles, la FIJ représente environ 500.000 membres présents dans plus de 100 pays. Ses chiffres divergent de ceux des autres organisations de défense des journalistes, parce qu'ils englobent les collaborateurs des médias, comme les traducteurs ou chauffeurs, ainsi que ceux tués accidentellement.
Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ, basé à New York), 47 journalistes ont été tués dans le monde en 2005. L'organisation Reporters sans frontières (RSF, Paris) a pour sa part fait état de 63 morts.
Source: AP

Partager

Facebook icon
Twitter icon
Instagram icon