Casse-Noisette à la salle Wilfrid-Pelletier

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Samedi soir avait lieu la première de la 48e édition du ballet Casse-Noisette présenté par les Grands Ballets Canadiens de Montréal à la Salle Wilfrid-Pelletier.

Le conte populaire d'Hoffman narre l'histoire de Clara Stahlbaum qui, le soir de Noël, se voit offrir un casse-noisette par son parrain. Enthousiasmée par un tel présent, la petite fille décide de dormir avec. C'est durant cette nuit que le pantin de bois va prendre vie ainsi que tous les jouets qui l'entourent. S'en suit une lutte acharnée entre une troupe de rats et les soldats de plombs à laquelle Clara mettra fin en tuant le roi des rats avec sa pantoufle. Le Casse-Noisette se transforme alors en prince et commence à raconter son histoire en dansant.

Outre la beauté de la salle Wilfrid-Pelletier, la première chose saisissante lorsque l'on arrive sur la place est l'envergure du décor imaginé par Peter Horne : une reproduction de la devanture de la maison des Stahlbaum sous la neige, qui rend l'attente avant le début du spectacle bien moins longue et presque agréable.

Plus de 300 personnes ont travaillé à la mise en place du spectacle et toute la dimension de leur labeur prend forme lors du dévoilement du premier tableau : l'intérieur de la maison des Stahlbaum. Les spectateurs n'ont pas retenu les « oooh », « aaaaaah » et autres interjections habituellement de circonstances pour ce type d'émotion.

Le premier acte présente le réveillon en famille au pied du grand sapin, les cadeaux affluent et les enfants aussi, ça court et ça danse un peu partout sur la scène, il n'est alors que 20h00 et ils ont encore beaucoup d’énergie à revendre.
L'arrivée de l'oncle Drosselmeyer à l'oeil droit bandé amorce véritablement le début de l'incroyable ballet.

La succession des tableaux est magistralement orchestrée, les couleurs saisissantes, les chorégraphies de Fernand Nault parfaitement effectuées sur l'interprétation de la musique de Tchaïkovski par l’Orchestre des Grands Ballets Canadiens de Montréal.
La scène des danses du monde (danse espagnole, danse arabe, danse chinoise et danse russe), celle du Pas-de-deux et de la valse finale sont jubilatoires, pour les adultes....passé la scène des cadeaux et des souris, le spectacle devient un peu soporifique pour les enfants car moins imagé, plus brut.

Casse-Noisette est présenté à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts jusqu'au 30 décembre.

Plus d'informations : http://www.grandsballets.com/fr/spectacle.php?spectacle=10

Crédit : Damian Siqueiros / Danseur: Sam Colbey