Bilan du Festival TransAmériques de Montréal 2008

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Du 22 mai au 5 juin, le Festival TransAmériques a pris d’assaut Montréal avec 22 propositions artistiques inédites qui ont fait courir les foules. Ce succès confirme la pertinence d’un événement annuel majeur en danse et en théâtre. Entièrement dédié à la création, le Festival TransAmériques figure sur la liste des grands festivals dont une métropole culturelle peut s’enorgueillir.

« Ce qui me réjouit par-dessus tout, de dire Marie-Hélène Falcon, directrice générale et artistique du Festival TransAmériques, c’est de constater à quel point le public est ouvert, avide de nouveaux langages. Tout au long des deux dernières semaines, il a pris avec nous le risque de la création, circulant d’une discipline à l’autre avec enthousiasme et curiosité; ses coups de cœur ont été nombreux.»

Heureux de découvrir des signatures fortes, profondément marquantes, plus de 24 000 spectateurs étaient au rendez-vous, répondant aux 22 propositions audacieuses et parfois exigeantes, dont deux spectacles extérieurs gratuits et huit créations québécoises et canadiennes coproduites par le Festival qui confirme ainsi l’importance de son rôle auprès des artistes d’ici. Le public a suivi, passionné et convaincu, sillonnant la ville pour ne rien manquer, du Quartier latin au Vieux Port, d’Espace Libre à l’est jusqu’au Windsor, rue Peel, à l’ouest. Avec un taux d’assistance de 80%, les salles combles ont été nombreuses – plus de la moitié des 95 représentations affichaient complet - le public manifestant son appréciation avec une générosité qui a profondément touché les artistes.

Avoir provoqué la découverte d’un grand nombre d’artistes encore inconnus sur le territoire nord-américain est une réussite dont le Festival est particulièrement fier. On se souviendra longtemps des oeuvres de l’auteure et metteure en scène roumaine Gianina Cărbunariu, de l’auteur russe Ivan Viripaev, des metteurs en scène bulgares Galin Stoev et Dimiter Gotscheff, représentants de deux générations différentes, de l’Argentin Mariano Pensotti et du Brésilien Enrique Diaz; en danse nous resteront en mémoire les œuvres des chorégraphes Raimund Hoghe, d’Allemagne, de la Belge Michèle Noiret et de la Turque Aydin Teker.

Les artistes du pays ont tout autant brillé sur nos scènes. Le Festival a permis au public de renouer avec les Marie Chouinard, Benoît Lachambre et Louise Lecavalier, Paul-André Fortier, Danièle Desnoyers, Marie Brassard, Louise Bombardier, Loui Mauffette et Dana Gingras. Fidèle à ses convictions, le Festival a également braqué les feux sur les plus jeunes générations auxquelles appartiennent Annabel Soutar, Martin Bélanger et Noémie Lafrance.

Parmi les impressions laissées par cette édition du Festival TransAmériques, on notera l’ouverture des territoires de création et la perméabilité des disciplines, l’intégration marquée des arts visuels aux arts de la scène et la présence active et sensible des musiciens-compositeurs sur scène.

Dans la foulée de l’émulation créée par les spectacles, il est essentiel de nourrir la réflexion sur les multiples pratiques artistiques. Pas moins de 28 rencontres avec les chorégraphes et les metteurs en scène ont permis au public de se familiariser avec la démarche des créateurs.
Bien inscrit dans son milieu, le Festival favorise toujours la collaboration avec de nombreux partenaires parmi lesquels l’Agora de la danse, Espace Go, la Société du Vieux-Port, l’Agora du Cœur des Sciences, Mutek, le CEAD; la Cinémathèque québécoise présentait une série très courue de films sur les artistes programmés au FTA; Orphée et Eurydice de Marie Chouinard est le fruit d’une coprésentation avec Danse Danse, Melt d’une coprésentation avec la Place des Arts.

Lieu de réseautage par excellence, le Festival a pu compter sur la présence de près d’une centaine d’importants diffuseurs nationaux et internationaux, de directeurs de festivals majeurs, de directeurs de musées et de journalistes étrangers. Ces professionnels assurent le rayonnement du FTA à l’étranger et favorisent la circulation des œuvres québécoises et canadiennes.

Depuis plusieurs années, le FTA sensibilise les jeunes à la création contemporaine. En cette deuxième édition, une centaine d’étudiants du secondaire venus des quatre coins du Québec ont assisté en quatre jours à une grande variété de spectacles et participé à des ateliers en danse et en théâtre. Le Festival a sans conteste un public pour demain !

Le cœur du Festival – Jour après jour, l’Agora du Cœur des sciences de l’UQAM a accueilli les artistes, professionnels et spectateurs qui venaient y partager leurs impressions, rencontrer leurs collègues, poursuivre des discussions animées et danser jusqu’aux petites heures du matin. La palme de l’endurance revient aux Brésiliens, aux Allemands et aux artistes québécois de La Marea. Inépuisables !

Rendez-vous en mai 2009 – L’édition 2008 touche à peine à sa fin que déjà nous mettons le cap sur l’année prochaine: nous vous donnons rendez-vous du 20 mai au 4 juin 2009 pour un troisième cru qui s’annonce déjà exceptionnel!

Enfin, l’équipe du Festival remercie de tout cœur les artistes et le public, tous les partenaires et collaborateurs, les journalistes et enfin, les stagiaires et bénévoles qui oeuvrent avec un professionnalisme et un dévouement hors du commun.

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