Bilan du Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE pour ses 10 ans

Pour ses dix ans MONTRÉAL EN LUMIÈRE a véritablement transformé Montréal en ville lumière, à l’image de Paris, la grande ville vedette mise à l’honneur pour l’occasion.

Cette 10e édition a incontestablement fait la preuve que l’hiver ne sera plus jamais pareil à Montréal avec cette fête triptyque à la fois festive, artistique et gastronomique.

Et nos deux week-ends ont été ponctués par deux événements majeurs, l’Événement Lumières et Nuit blanche, qui témoignent de par leur qualité et leur fréquentation de l’appréciation et de l’engouement des Montréalais pour MONTRÉAL EN LUMIÈRE.
L’Événement Lumières 10e anniversaire présenté par Hydro-Québec

MONTRÉAL EN LUMIÈRE s’est fait plaisir avec ce super party d’anniversaire pour ses 10 ans ! Encore une fois, les Montréalais ont répondu avec enthousiasme à leur Festival, participant massivement (au-delà même des attentes des organisateurs) à ce grand happening urbain, sur la rue de la Commune, face à Pointe-à-Callière. Original et impressionnant, l’événement multidisciplinaire conçu par Olivier Dufour mettait en scène moult échassiers, musiciens et acrobates, alternant et entremêlant arts numériques, danse, voltige, projections, magie du feu… De l’avis de tous, la palme revient aux grouillants trampolinistes et aux acrobates qui semblaient allègrement confondre murs et trottoirs ! À la fin de la soirée, DJ James Di Salvio a une fois de plus validé son titre de maître ès platines, faisant danser les festivaliers sous la lueur des feux d’artifice. Cet événement spécial a été un tel succès que nous souhaitons en faire un événement annuel qui viendra dorénavant ponctuer le premier samedi du Festival.
La 6e Nuit blanche à Montréal présentée par Hydro‑Québec

Pour ses six ans, la Nuit blanche à Montréal a encore connu une poussée de croissance ! Bien sûr à cause de ses 170 d’activités (une cinquantaine de plus que l’an dernier !), mais aussi avec l’ajout de deux nouvelles zones d’explorations accessibles en métro, le Pôle Maisonneuve et le Pôle Parc Jean-Drapeau. Et cette année, grâce à la participation exceptionnelle de la STM, le métro était ouvert toute la nuit, spécialement pour l’événement ! Une initiative des plus heureuse, semble-t-il, puisqu’on a noté, tout au long de la période d’ouverture prolongée (1 h 15 à 5 h 30), une fréquentation régulière qui pourrait s’apparenter à celle d’une soirée tardive de samedi. Même succès du côté du service régulier d’autobus de nuit, qui a connu une hausse d’achalandage. En ajoutant à cela le fameux service gratuit de navettes - lui aussi assuré en collaboration avec la STM - qui desservait quatre circuits comprenant un total de 55 arrêts, les festivaliers ont eu droit à un réseau efficace qui facilitait plus que jamais leur virée nocturne !

Parmi les nouveautés, on doit évidemment mentionner Art Souterrain, une activité majeure qui, avec son trajet de 2,8 km ponctué de 80 projets créés par 130 artistes, a donné de nouvelles couleurs au réseau souterrain de la ville entre le Complexe Les Ailes et le Palais des congrès. Au complexe Desjardins, La Nuit des ados Lait au chocolat a été très appréciée par les jeunes festivaliers qui ont entre autres pu y danser ou s’affronter sur ring dans des combats de iPod, en compagnie d’artistes de la musique (Numéro#, Orange Orange…), de la radio et de la télé (MusiquePlus, Les Invincibles, Les pieds dans la marge…). Si leur « nuit » s’est terminée à minuit, elle n’en était pas moins bien remplie !

Pour la petite histoire, précisons qu’un emballement certain se laissait déjà deviner un peu plus tôt dans la soirée, puisque le serveur informatique a déclaré forfait devant l’incroyable quantité de demandes d’info de la part d’internautes qui planifiaient leur sortie nocturne par le biais du site web de MONTRÉAL EN LUMIÈRE ! Partout et toute la nuit, l’événement a animé la ville en attirant un nombre fou d’explorateurs urbains, comme avec ces 11 000 personnes qui ont visité le Métropolis, pour l’activité de Bande à part. Un nombre d’entrées parmi tant d’autres d’une compilation préliminaire qui excède le chiffre de 275 000.
La Fête de la lumière BMO Banque de Montréal - le festif volet extérieur gratuit

Outre le spectacle d’ouverture des plus réussi avec Alfa Rococo, le Sublima de L’Union du Feu (Événements des Quais du Vieux-Port présentés par Hydro-Québec) ainsi que les divers feux d’artifices (Les Feux d’hiver des Quais du Vieux-Port présentés par TELUS) ont particulièrement retenu l’attention des festivaliers. De plus, la Fête de la lumière BMO Banque de Montréal s’est encore affirmée en tant que haut lieu de rassemblement familial, particulièrement lors des samedis et dimanches, en après-midi comme en soirée. Toujours aussi populaires, les activités familiales du site extérieur gratuit ont encore fait l’unanimité, comme en témoignent par exemple le succès de la rencontre des enfants avec Zalaé et Monsieur Craquepoutte de la populaire émission Toc Toc Toc, à la Sphère AXA DonneTonMinimum (que de monde !), et Les Petites Tounes sur la Scène BMO. Les familles ont aussi envahi la nouvelle Place de la famille le Lait, dans le parc De La Dauversière, et la Glissade le Lait (jusqu’à une heure d’attente !), la Grande roue BMO et son monde forain, ainsi que la Patinoire BMO où avaient lieu de nouveaux ateliers et spectacles de patinage, sans oublier les séances d’autographes avec des champions canadiens de patinage artistique. Le second vendredi du Festival, le soudain réchauffement de température et la forte pluie (l’île Bonsecours a même été plongée dans le noir à la suite d’un problème électrique) ont obligé les organisateurs à annuler, exceptionnellement pour cette soirée, les activités du site extérieur gratuit, à l’exception du Bistro SAQ et de la Sphère AXA DonneTonMinimum.
Les Arts Financière Sun Life - le volet culturel

Le volet artistique du Festival aura encore une fois offert une programmation étonnamment variée, réussissant à marier musique populaire et classique, cirque, chanson, théâtre, danse… Un rafraîchissant éclectisme qui s’affichait dès le spectacle d’ouverture, qui mettait en vedette la COMPAGNIE MARIE CHOUINARD dans Orphée et Eurydice, un spectacle de danse (très !) iconoclaste sur le thème de l’humour et de la sexualité. Une originalité qui s’est continuée avec Ma vie avec Mozart, l’œuvre d’Éric-Emmanuel Schmitt portée à la scène avec l’auteur lui-même (également président d’honneur du volet artistique de cette édition), accompagné entre autres du comédien Benoît McGinnis et de l’Orchestre de chambre I Musici de Montréal. Coté musique classique, les clins d’œil offerts par l’OSM, Arion et Angèle Dubeau à Paris ont fort bien réussi. La chanson aura quant à elle prêté sa voix à Catherine Major qui, encore une fois, a carrément envoûté son public du Théâtre Outremont ; à Piaf, personnifiée par Nathalie Lhermitte dans Piaf, une vie en rose et noir, qui a tant plu que les spectateurs en redemandaient sans cesse, semblant ne plus vouloir quitter le Gesù ; ou encore à Alexandre Désilets, avec qui on ne se lasse jamais d’Escalader l’ivresse. Les meilleurs numéros du Festival Mondial du Cirque de Demain de Paris ont eu pour leur part un énorme succès à la TOHU, tout comme Les 7 doigts de la main avec leur repas-spectacle dans le Vieux-Port. Si les incontournables trouvent toujours leur place au Festival, comme le grand humoriste français Guy Bedos - qui nous a fait regretter d’avoir attendu si longtemps avant de l’inviter au Québec ! -, il en est de même pour les nouveaux venus, comme la très jolie découverte Pacifika, le séduisant trio au confluent des cultures et des genres musicaux.

Impossible de ne pas souligner également le magnifique spectacle de clôture du Festival présenté en collaboration avec Espace Musique, un touchant salut à notre ville à l’honneur mis en scène par Monique Giroux et mis en image par VJ Demoiselle et VJ Pillow : Paris pour moi…, une création qui regroupait sur scène Betty Bonifassi, Thomas Hellman, Agnès Bihl, Nathalie Lhermitte, Michel Fugain et Catherine Major, s’est avéré un pont musical irrésistible entre deux nations cousines, particulièrement lors d’une finale à donner la chair de poule avec la lecture par Grand Corps Malade de sa Lettre à Montréal suivi de Je reviendrai à Montréal entonné par Michel Fugain, rejoint sur scène par tous les artistes.

Les Plaisirs de la table Air France présentés par American Express - le volet gastronomique et vinicole

Avant même l’ouverture officielle de l’événement et malgré une certaine morosité qui se faisait sentir dans les restaurants montréalais depuis le temps des fêtes, un nombre record d’activités des Bonnes Tables du Festival (ainsi que la Dégustation de vins et de fromages d’ici et la Grande Raclette) affichaient complet ! En moyenne, on a enregistré un honorable taux de participation de 85 %, prouvant une fois encore que le Festival contribue de multiples façons à dynamiser la ville endormie.

Soulignons aussi que les chefs de Paris, notre ville à l’honneur, ont déclaré être emballés par l’accueil et l’organisation du Festival. Un compliment que plusieurs ont eu envie de leur retourner, à en juger par la popularité des activités gastronomiques ayant la Ville lumière au menu, dont le Dîner du président d’honneur Alain Passard et la Soirée 10 étoiles pour le 10e qui témoignait, en 7 services, du savoir-faire de chefs cumulant 10 étoiles au Guide Michelin. (Une soirée bien arrosée, rappelons-le, par les gicleurs qui se sont déclenchés dans les cuisines du Beaver Club ! Heureusement, le chef Alain Pignard et son équipe ont rapidement maîtrisé la situation.) Franc succès également du côté de la Fête des fromages d’ici au complexe Desjardins où les gens se sont déplacés en grand nombre pour découvrir les fromages québécois. Quant aux activités gratuites du marché Jean-Talon, c’est au rythme « bon, propre et juste » du mouvement Slow Food Les Montérégiennes qu’on a pu les découvrir.
Présence médiatique

Encore une fois, le Festival a été le rendez-vous de médias d’ici et d’ailleurs. Outre par les journalistes québécois, la couverture de l’événement a été assurée par une trentaine de médias écrits et électroniques hors Québec : du reste du Canada (Access Magazine, Out in Canada, CityTV), de Bulgarie (Bacchus Magazine, National Bulgaria Radio, VTV), des États-Unis (AAA Magazine, Cookie Mag, Diario Las Americas, Forbes Life Magazine, Gayot.com, Maxim), de France (Agence France Presse, Balthazar, LCI, Le Bottin Gourmand, Régal Magazine, Télé-Star), de l’Inde (Jetwings International), du Mexique (Excelsior, Gourmet.com, Pro Ópera, Reforma) et du Royaume‑Uni (MSN.com, Fresh Mag).
Un budget équilibré ou presque !

Le Conseil d’administration de MONTRÉAL EN LUMIÈRE, composé, on le rappelle, de membres issus des milieux touristique, économique et culturel montréalais, compte bien qu’en dépit de la situation économique difficile que nous connaissons tous actuellement, le Festival puisse connaître un budget équilibré pour une 6e année consécutive. C’est ce qui est prévu dans la mesure où le ministre James Moore de Patrimoine Canada répondra favorablement à la demande d’ajout à sa subvention de base de 120 000 $, à même hauteur que la ministre de la Culture des Communications et de la Condition féminine du Québec, Mme Christine St-Pierre, qui a versé une subvention additionnelle de 150 000 $ en appui aux activités spéciales du 10e anniversaire. En cas de refus, le festival pourrait connaître un léger déficit en deçà de 2 % de son budget de 6.7 M$.

MONTRÉAL EN LUMIÈRE entreprendra sa 2e décennie avec sa 11e édition qui aura lieu du jeudi 18 au dimanche 28 février 2010 et plus spécifiquement la 7e Nuit blanche aura lieu dans la nuit du samedi 27 février et le 2e Événement Lumières aura lieu le samedi 20 février.

Sera à l’honneur de cette édition le Portugal, du Douro aux Açores en passant pas l’Algarve et le Tage. Ses vins, sa cuisine et ses artistes seront à l’honneur de la programmation et ce en étroite collaboration avec la grande communauté portugaise de Montréal.

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