Bilan du Carrefour international de théâtre de Québec 2008

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Au lendemain du 9e Carrefour international de théâtre, qui se déroulait du 14 au 31 mai, les organisateurs présentent un bilan très positif qui confirme leur volonté de faire du festival la grande fête du théâtre au Québec. L’événement 2008, qui s’étalait sur 18 jours, proposait dix spectacles dans la programmation officielle (40 représentations) dont une première fête du théâtre dans la rue sous la forme d’un spectacle extérieur gratuit; huit Chantiers – Constructions
artistiques regroupant les artistes de la relève (13 représentations) et de nombreuses autres activités en marge des spectacles. Et, au fil du festival, de multiples propositions de rencontres et d’échanges. Ravie de l’accueil des festivaliers, la directrice générale, Dominique Violette, affirme :

« C’est ce format que nous envisageons pour l’événement, tel qu’on l’imagine dans sa version
annualisée. »

Mission accomplie!
En 2008, le festival a attiré plus de 20 000 personnes. L’organisation attribue en partie cette
participation considérable à la fête du théâtre dans la rue. La directrice artistique Marie Gignac
précise : « Nous voulions célébrer le théâtre en offrant aux gens la possibilité de s’en approcher,
dans tous les sens du terme, par un spectacle gratuit, extérieur et situé au coeur de la ville. » Le
Carrefour a gagné son pari avec la présentation du spectacle argentin La Marea qui, au cours du
premier week-end, a attiré environ 8 000 personnes. « Nous avions misé gros sur la tenue de cet événement. La réponse du public est au-delà de nos espérances. » d’ajouter Mme Violette.
Quant à la programmation en salle, le Carrefour a connu cette année une augmentation de la
fréquentation de 13 %, pour atteindre un taux d’occupation de 84 %.

« Pour nous, de dire Mme Violette, c’est une démonstration du sentiment d’appartenance de la population à l’égard du festival. » C’est la première fois que deux spectacles sont donnés entièrement à guichets fermés :

The Busker’s Opera (cinq représentations) et Un peu de tendresse, bordel de merde! (deux
représentations). De même, la moitié des représentations de Secret – Cirque ici, Johann Le Guillerm ont été présentées devant une salle remplie à craquer.

Mme Violette a affirmé que le Carrefour a atteint l’objectif d’augmenter ses revenus de billetterie, et ce, pour la quatrième année consécutive. « Notre objectif d’augmentation de 25 % était ambitieux et nous l’avons légèrement dépassé. Ces résultats démontrent que le virage vers l’annualité est non seulement souhaitable mais qu’il est réalisable. » Quant à la notoriété et à l’appréciation du festival, un sondage, mené par une firme externe, est actuellement en cours.

Place à la relève
Le Carrefour s’est donné le mandat d’accorder une place importante à la relève. Cette année, la
programmation du volet « Les Chantiers – Constructions artistiques » a permis aux festivaliers de découvrir des artistes en émergence en provenance des villes de Québec, Montréal et Saguenay.

C’est grâce à Premier Acte (Marc Gourdeau) et à l’équipe de Tectonik (Olivier Lépine, Alexandrine Warren, Marie-Renée Bourget-Harvey et Jocelyn Pelletier) que cette toute première mouture des Chantiers a pris l’affiche.

Un carrefour de rencontres
À l’instar des années passées, le Carrefour international de théâtre a tenu des activités de médiation culturelle auprès des jeunes et des personnes immigrantes. Quant au volet professionnel, le Carrefour a accueilli 300 artistes, artisans, professionnels et diffuseurs du Québec, du Canada et de l’étranger. Des associations professionnelles ont profité de l’événement pour tenir leurs assemblées annuelles et des débats autour du théâtre et de sa diffusion. Encore cette année, le Zinc, café-bar du festival, est vite devenu le rendez-vous des artistes et des festivaliers.

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