Benjamin Constant, Auguste Rodin... découvrez ce que vous réserve le MBAM en 2015

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Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) propose une année riche en 2015 avec trois grandes expositions qu’il produit et met en tournée : Merveilles et mirages de l’orientalisme : Benjamin-Constant en son temps ; Métamorphoses, dans le studio de Rodin ; et Une modernité des années 1920 : le Groupe de Beaver Hall. Fantasmes de l’atelier orientaliste, génial laboratoire de la création de Rodin, émancipation des femmes artistes du Studio du Beaver Hall : 2015 se
place sous le signe de la création.
Le MBAM continue de briller sur la scène internationale avec son exposition phénomène, La planète mode de Jean-Paul Gaultier, qui franchit une dixième étape de sa tournée mondiale en s’arrêtant à Paris, dans les Galeries nationales du Grand Palais, entre l’Australie où elle se trouve et avant l’Allemagne l’automne prochain. En parallèle, trois expositions d’art contemporain feront découvrir la bouleversante série Mégantic photographié du photographe québécois Benoit Aquin, une première rétrospective de la peintre montréalaise Marion Wagschal ainsi que l’étonnante volière musicale From Here to Ear de Céleste Boursier-Mougenot, invité du pavillon français à la Biennale de Venise en 2015. Le MBAM participera également au Mois de la photo à l’automne, notamment avec les photos de George Zimbel. La directrice et conservatrice en chef Nathalie Bondil note : « Les ateliers de la création, ces quelques mots résument peut-être le MBAM en 2015, avec trois grandes expositions : atelier-salon ostentatoire de la peinture orientaliste, atelier-laboratoire interdit de Rodin, atelier-cercle des années 20 sous le signe de la modernité et de l’émancipation des femmes artistes. Le MBAM poursuit son engagement social et pédagogique aux côtés des artistes contemporains et avec ses expositions éducatives qui aborderont l’exclusion, l’environnement, l’homophobie… Autant d’ateliers de réflexion. Enfin, avec sa croissance inédite en termes de fréquentation avec plus d’un million de visiteurs et en termes d’abonnements avec plus de 93 000 membres — deux records canadiens cette année —, le MBAM mène en parallèle le grand chantier de la construction de son nouveau Pavillon pour la Paix. »

En terminant, janvier offrira une dernière chance au public montréalais de voir ou de revoir l’exposition évènement, en exclusivité canadienne, qui a déjà conquis près de 100 000 visiteurs, De Van Gogh à Kandisky : de l’impressionnisme à l’expressionnisme, 1900-1914, en offrant de nouveaux horaires.

Du 23 décembre au 25 janvier :
Du mardi au dimanche ouverture dès 10 h.
Ouverture exceptionnelle les lundis 29 décembre et 5 janvier (10 h à 17 h).
Nocturne mercredi jusqu’à 21 h et les jeudis 8, 15 et 22 janvier, jusqu’à 20 h.

GRANDES EXPOSITIONS

MERVEILLES ET MIRAGES DE L’ORIENTALISME

Benjamin-Constant en son temps
Du 31 janvier au 31 mai 2015
Au cœur de l’hiver, le MBAM propose cette première exposition sur l’orientalisme autour d’œuvres de l’un de ses acteurs majeurs et méconnus, le peintre français Jean-Joseph Benjamin Constant dit Benjamin-Constant (1845-1902). Toulousain d’origine, il connaît une gloire internationale à Paris, Londres, New York, Boston et Montréal où il se rendit à plusieurs reprises : le MBAM conserve quatre de ses tableaux, dont les fameux Le Soir sur les terrasses (Maroc) et Le Lendemain d’une victoire à l’Alhambra. Cette recherche
inédite a permis de restaurer et de réunir ses chefs-d’œuvre, incluant plusieurs tableaux monumentaux de plus de 60 prêteurs d’Europe et d’Amérique.
Le parcours de ce peintre voyageur nous promène de l’ancien Al Andalus en Espagne, avec le palais de l’Alhambra, ’au royaume farouchement indépendant du Maroc, de Tanger à Marrakech. Les stéréotypes d’un Orient colonial y seront étudiés, associant des odalisques nonchalantes à des Maures sauvages dans le cadre de compositions gigantesques, précisément architecturées. Des tableaux saisissants mettent en valeur des qualités chromatiques que cet ultracoloriste exprime avec une palette éclatante.
L’exposition développera les liens amicaux, stylistiques et thématiques avec différents cercles artistiques spécifiques proches de l’artiste à Toulouse (Laurens, Debat-Ponsan), en Espagne (Fortuny), au Maroc (Regnault, Clairin, Tapiro, Cordero), avec la peinture salonnière orientaliste présentée à Paris (Dehodencq, Gérôme, Rochegrosse...), enfin et surtout, avec son modèle, le grand romantique Eugène Delacroix.

Un riche appareil graphique, photographique et documentaire complétera cette exploration de l’Espagne mauresque et du Maroc chérifien, entre mirages de la séduction et réalités masquées d’une république des colonies. Les stratagèmes iconographiques d’une peinture d’atelier seront étudiés, Benjamin-Constant manifestant une prédilection pour les scènes de harem et les odalisques. Le MBAM a invité les artistes marocaines contemporaines Yasmina Bouziane, Lalla Essaydi et Majida Khattari à croiser leurs regards sur ces stéréotypes. L’exposition est organisée par le MBAM et le Musée des Augustins, Toulouse. Elle a reçu, en France, le label « Exposition d’intérêt national» du ministère de la Culture et de la Communication. À Montréal, elle bénéficie d’une riche programmation musicale organisée avec la Fondation Arte Musica. La scénographie
est de Maxime Frappier de ACDF * ARCHITECTURE.

MÉTAMORPHOSES, DANS L’ATELIER DE RODIN

Du 30 mai au 18 octobre 2015

À l’occasion des travaux de réouverture du Musée Rodin à Paris, cette exposition révèle l’impressionnant travail du sculpteur, seul, avec ses modèles d’atelier ou avec ses collaborateurs, fondeurs et praticiens. Rodin décompose et recompose sans cesse ses créations en membra disjecta comme autant d’éléments lexicologiques qui nourrissent une narration sans fin, renouvelant le statut de l’artiste comme celui de l’œuvre, tous deux en perpétuelle mutation.
Auguste Rodin a profondément renouvelé le langage même de la sculpture dans sa passion pour l’acte de créer. Le thème de la métamorphose est directement lié au travail dans le secret de son atelier, antre sacré où il ne voulait pas être dérangé. Dévoilant la création en mouvement de ce génie de la sculpture, l’exposition étudie ses techniques, ses matériaux, ses modèles, ses praticiens. Les plâtres demeurent le médium privilégié de ce modeleur d’exception, témoins sensibles et directs de son travail. L’exposition examinera d’autres aspects techniques de son œuvre : des bronzes anciens qui feront l’objet d’une recherche scientifique inédite, de précieux marbres, d’étonnantes céramiques et fragiles pâte de verre ; mais aussi de rares aquarelles et dessins qui témoigneront de son intensité créatrice grâce à quelque deux cents œuvres exposées à Montréal pour la première fois.
À cette occasion, le MBAM révélera un fonds rare de 70 clichés nouvellement acquis, vues prises par Eugène Druet, photographe collaborateur de Rodin. S’ajouteront à ces photographies des répliques des sculptures de Rodin destinées à des visites spécialisées pour non-voyants. Cette production du MBAM et du Musée Rodin, Paris, sera mise en tournée par le MBAM : à Richmond, au Virginia Museum of Fine Arts ; et à Salem, au Peabody Essex Museum.

Une installation de Adad Hannah et Denys Arcand

Le MBAM présentera, en première américaine, en collaboration avec le Centre culturel canadien à Paris, une installation intitulée Les Bourgeois de Vancouver, directement inspirée de la célèbre œuvre de Rodin Les Bourgeois de Calais et conçue par Adad Hannah, artiste photographe et vidéaste de Vancouver, et par le cinéaste québécois Denys Arcand. Le cœur de l’exposition est une installation vidéographique inédite qui réélabore l’idée du monument urbain, décomposant et recomposant le groupe sculpté en faisant appel à des acteurs d’aujourd’hui. La pièce raconte l’histoire de six individus engagés par un mystérieux mécène afin de « jouer » l’œuvre de Rodin dans les rues de Vancouver.
En collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal et le Toronto International Film Festival qui présenteront l’œuvre Les Bourgeois de Vancouver au Canada en 2015.

UNE MODERNITÉ DES ANNÉES 1920

Le Groupe de Beaver Hall, Montréal
Du 24 octobre 2015 au 31 janvier 2016

Organisée et mise en tournée par le Musée des beaux-arts de Montréal, cette exposition offre la première grande étude sur le sujet, très attendu des historiens de l’art. Ce regroupement d’artistes éphémère a donné, autant par l’entremise de ses membres que par celle de son entourage, une couleur particulière à la vie artistique montréalaise et canadienne des années 20 : d’une certaine façon, il a été à Montréal ce que le Groupe des Sept a représenté pour Toronto.
Le Groupe de Beaver Hall constitue l’une des manifestations les plus marquantes et les plus originales de la modernité en peinture au Canada. Ces artistes ont montré un attachement au portrait et aux paysages humanisés de la ville et de la campagne plutôt qu’un intérêt pour les paysages sauvages de la nature dite « vierge ». Même si leurs tableaux illustrent spécifiquement l’identité urbaine, ils n’ont pas voulu proposer une image identitaire du Canada, contrairement à leurs homologues du Groupe des Sept.
L’exposition mettra l’accent sur la spécificité de la production du Groupe de Beaver Hall et de ses « amis artistes » affiliés, avec en toile de fond la scène artistique des années 1920, de la fin de la Première Guerre mondiale à la Crise de 1929. Son objectif est donc de situer son apport dans son contexte social et culturel, géographique et historique. L’historiographie récente a montré l’un de ses aspects distinctifs, soit la présence au sein du regroupement de nombreuses femmes. Une vingtaine d’artistes ont participé aux quatre expositions, présentées en 1921 et 1922, avant la dissolution du groupe. C’est l’amitié entretenue par ses membres au cours des années et des décennies suivantes, et par les femmes en particulier, qui explique l’intérêt renouvelé pour l’histoire du Groupe, dont l’écho est aujourd’hui majeur. Une production du MBAM, mise en tournée à l’Art Gallery de Hamilton, à l’Art Gallery de Windsor et au Glenbow Museum de Calgary.

ART CONTEMPORAIN ET EXPOSITIONS DÉCOUVERTES

BENOIT AQUIN : MÉGANTIC PHOTOGRAPHIÉ

Du 18 février au 24 mai 2015

Révélée aux Rencontres photographiques d’Arles en 2014, la série Mégantic photographié présente quarante photographies de Benoit Aquin, prises à Lac-Mégantic après la catastrophe qui a endeuillé la ville, dans la nuit du 5 au 6 juillet 2013, suite au déraillement et à l’explosion des wagons d’un train convoyant du pétrole brut léger. Le bilan de la catastrophe est terrible : 47 personnes sont tuées et près de 6 millions de litres d’hydrocarbure répandus sur le sol et dans la rivière Chaudière. Il s’agit du plus grand déversement pétrolier terrestre en Amérique du Nord. Cette série allie les qualités d’une œuvre documentaires aux effets d’une conscience artistique. Depuis vingt-cinq ans, Benoit Aquin, ce photographe montréalais engagé, parcourt le monde pour témoigner des enjeux environnementaux et des histoires humaines qui s’y rattachent. Il adopte une approche en phase avec la sensibilité de son époque, travaillant par projet, étudiant ses sujets en profondeur avant de les capter avec son appareil-photo. Les catastrophes climatiques l’interpellent,
comme en témoignent ses séries Tsunami (2004), réalisée en Indonésie, et Haïti (2010-2011). Les changements écologiques font aussi partie de ses préoccupations : le réchauffement climatique du Grand Nord québécois (2005) ou la crise alimentaire en Égypte en 2007. Il remporte le prestigieux prix Pictet en 2008 pour les images de sa série The Chinese Dust Bowl (2006-2007). Pour illustrer le thème de l’eau de ce prestigieux concours, il choisit la sécheresse d’origine humaine. Dans ce contexte de création, il n’est pas surprenant qu’il se tourne vers la tragédie de Lac-Mégantic.
Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal.

MARION WAGSCHAL, AMIS, MÉMOIRES, FABLES

Cinq décennies de peinture
10 juin au 25 octobre 2015

Organisée avec l’Art Gallery de la Nouvelle-Ecosse, il s’agit de la première exposition bilan de la carrière de Marion Wagschal, peintre montréalaise née en 1943, dans un musée québécois. Son œuvre toujours figurative se nourrit d’une connaissance encyclopédique de l’histoire de la peinture, mêlant portraits, souvenirs, allégories. Peintre figurative, l’artiste a été marginalisée par une histoire de l’art qui, dès les années 1960, a priorisé le récit de l’abstraction par rapport à celui de la figuration. Avec un goût marqué pour une représentation empathique parfois jusqu’à l’outrance, l’avant-garde dont elle se réclame rappelle les corps en torsion d’Ensor, de Klimt, de Schiele, voire de Bacon. Avec celle de Betty Goodwin, son œuvre anticipe cette esthétique du corps qui inspirera les générations plus jeunes. Son exploration des relations familiales servira de thème central à ce premier bilan de l’œuvre de l’artiste. La représentation qu’elle offre des membres de sa famille (son père et sa mère, notamment) sera le fil conducteur de la quête d’un équilibre difficile entre les évènements historiques et les relations personnelles. Tout au long de sa carrière, Marion Wagschal a scruté la figure humaine. Comme jeune artiste, elle se préoccupait de thèmes bibliques, créant des portraits de personnages comme Abraham et Isaac. En même temps, elle s’absorbait dans la peinture des moments d’intimité vécus lors de rencontres familiales : non pas le grandiose, mais le quotidien. Le corps humain n’est jamais idéalisé ni rendu très romantique dans l’œuvre de Marion Wagschal. Ses sujets sont ridés, âgés, fatigués, signalant son refus d’adopter l’idéal de beauté et de perfection grec ou celui de la Renaissance, encore moins l’obsession de la société contemporaine pour une perfection superficielle. En dépit de leur humour, beaucoup de ses œuvres font douloureusement référence à l’Holocauste ou à d’autres persécutions du peuple juif, tels les personnages de The Birthday Party poursuivis par un berger allemand. Bien qu’elle tire son inspiration créatrice de modèles — souvent des amis ou des connaissances —, ses portraits sont des constructions dans lesquelles la réalité sert surtout de point de départ.

CÉLESTE BOURSIER-MOUGENOT, from here to ear

Du 11 novembre 2015 au 6 mars 2016

Dans la continuité de sa ligne éditoriale rapprochant arts visuels et musique, le MBAM invite l’artiste français Céleste Boursier-Mougenot à présenter une œuvre vivante et éphémère, un ensemble organique pensé en relation étroite avec l’architecture du Carré d’art contemporain du Musée transformé en volière géante. Le public découvre une étonnante disposition sonore associant oiseaux et guitares électriques. Imaginez plus de 50 diamants mandarins, de ravissants petits pinsons originaires des steppes australiennes, libérés dans l’espace du Carré. Chanteurs et grégaires, ces oiseaux nichent en groupe sur d’insolites perchoirs, soit une bonne dizaine de guitares et basses électriques branchées sur amplis et prêtes à accueillir ces volatiles qui, au gré de leurs mouvements sur les cordes, jouent live des accords préenregistrés rock, punk, voire même metal. Tandis que les sonorités qu’ils génèrent se superposent à leurs propres chants, le concert qu’ils improvisent en direct est rehaussé par l’action du visiteur parcourant
l’œuvre.
Né en 1961, Boursier-Mougenot vient du monde de la musique et de la scène. Musicien, il débute dans les années 1980 comme compositeur pour la compagnie théâtrale de Pascal Rambert. Depuis 1994, il mène un travail au croisement des arts visuels et de la musique expérimentale, tout en convoquant les codes du
spectacle vivant.

Organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, cette installation immersive est la première canadienne de cet artiste français qui représentera son pays à la Biennale de Venise de 2015.

LE MOIS DE LA PHOTO, AUTOMNE 2015, GEORGE ZIMBEL

Le MBAM participera au Mois de la photo à l’automne 2015, entre autres avec une exposition consacrée à George Zimbel.
Né en 1929 au Massachusetts, Zimbel a photographié Marilyn Monroe, John F. Kennedy, Harry Truman et Richard Nixon. Mais toujours armé de son Leica, il s’’intéresse moins aux vedettes qu’’à la vie des gens ordinaires. On reconnaît aujourd’’hui au premier coup d’’œil sa célèbre photo de Marilyn Monroe, jupe relevée par le fort courant d’’air d’’une bouche de métro. On trouve désormais ses photos d’’icônes américaines ’dans les plus grands musées ou lors de ventes aux enchères, chez Christie’’s ou chez Swann, à New York. L’essentiel de l’’œuvre de George Zimbel est en noir et blanc. Il travaille toujours avec le même type de pellicule, chargée dans les deux mêmes vieux Leica. Il réalise lui même ses tirages, un à un, grâce à des agrandisseurs anciens sauvés de justesse d’’un incendie qui ravagea un jour son atelier. Zimbel a quitté lesvÉtats-Unis un peu en manière de protestation contre la guerre du Vietnam et s’’est installé au Canada. Après avoir vécu à l’’Île-du-Prince-Édouard, il s’’est installé à Montréal au début des années 1980 avec sa femme, Elaine, dont il parle volontiers avec beaucoup de chaleur. Son œuvre est aujourd’’hui présentée partout. Ces dernières années, on a vu des rétrospectives de son travail, notamment à New York, Valence et Toronto, où il est d’’ailleurs représenté par l’excellente galerie Steven Bulger. C’’est peut-être à Montréal, chez lui, que son travail est le moins vu…

ET ENCORE EN 2015

ILLUSIONS & MIRRORS, SHIRIN NESHAT (La Biennale de Montréal)

Jusqu’au 1er février 2015

Le MBAM présente, en première nord-américaine, dans le cadre de La Biennale de Montréal – BNLMTL 2014, déclinée sur le thème de l’avenir, le tout dernier film de la célèbre artiste et cinéaste américaine d’origine iranienne Shirin Neshat. Réalisé en 2013, il met en vedette l’actrice américano-israélienne Natalie Portman. Les questions croisées du statut et de la représentation des femmes dans les pays musulmans ont toujours été au cœur des préoccupations de l’artiste. Avec ce film de 13 minutes, Neshat s’éloigne de ces enjeux pour sonder le monde des songes. Une jeune femme erre sur une plage à la poursuite d’un personnage fantomatique et fait une découverte bouleversante. « Ce film, explique la réalisatrice, rend hommage aux films muets en noir et blanc tournés par les surréalistes tels que Man Ray, Jean Cocteau ou Luis Buñuel et, par la suite, par la merveilleuse cinéaste expérimentale Maya Deren. Pour moi, ce film est un nouveau départ au plan thématique, car il s’éloigne de tous mes précédents sujets sociopolitiques sur l’Iran et l’Islam pour raconter une histoire intemporelle et universelle. »

WARHOL S’AFFICHE ! UNE RECHERCHE INÉDITE : LES AFFICHES PUBLICITAIRES ET LES ILLUSTRATIONS
POUR MAGAZINES

Jusqu’au 15 mars 2015

Cette exposition rassemble 50 affiches et une sélection d’une centaine d’illustrations pour magazines, conçues et réalisées par l’artiste tout au long de sa carrière. Présentée à l’occasion de la parution de deux importants catalogues raisonnés sur ce travail de l’artiste par le collectionneur et historien de l’art Montréalais, Paul Maréchal, Chef de file du mouvement Pop art américain, Andy Warhol était un génie publicitaire. Après les pochettes de disques dévoilées au MBAM en 2008, à l’occasion de l’exposition Warhol Live : la musique et la danse dans l’œuvre d’Andy Warhol, le Musée révèle une autre facette de la démarche du créateur en matière de design graphique.

LA MORT PATRIOTE AFFICHES DE PROPAGANDE DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

Jusqu’au 29 mars 2015

Ouvrant le jour du Souvenir du centième anniversaire de « la guerre qui devait mettre fin à toutes les guerres », l’exposition La mort patriote. Affiches de propagande de la première guerre mondiale, composée de 22 affiches produites durant la Première Guerre mondiale par le Canada, la France, l’Allemagne, l’Angleterre et les États-Unis, Provenant des collections de l’Université McGill, du Musée Stewart et du MBAM, ces affiches montrent que des mises en scène et des moyens d’expression graphique distincts étaient utilisés par les différents gouvernements pour encourager leurs citoyens à s’enrôler, à souscrire aux emprunts et à contribuer à l’effort de guerre. Souvenons-nous…