Ben E. King, le 4 juillet 2010, Théâtre Maisonneuve : larmes et désillusions

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Après Smokey Robinson, c’est au tour d’un autre grand de la soul de venir faire étalage de ses tubes immortels auprès du public montréalais. Ben E. King : les Drifters, Stand by me… C’est lui…

Et comme beaucoup de chanteurs de soul et de Doo-wop, ses morceaux furent repris par les groupes anglais des années 60. Les Rolling Stones donnèrent une version magistrale d’Under The Boardwalk en 65, initiant la jeunesse d’alors aux charmes de la musique des Drifters…
Et voilà comment moi, jeune adepte des Stones au début des années 2000, je fus charmé par cette musique unique faite de rythmes syncopés et de voix de faussets.

Mais malheureusement les années 50 et 60 sont bel et bien révolues, mises sous formol et empaquetées dans de jolis disques que l’on peut à loisir ressortir pour se dire « Mon Dieu !, qu’est-ce que c’était mieux avant ! ».

Hélas, j’aurais dû en rester là… De toute façon c’est toujours la même histoire… A chaque fois que l’on assiste à des concerts de ces grands noms de la musique on est presque toujours déçu. Je ne compte plus le nombre de reformations auxquelles j’ai assisté qui m’ont fait regretter de ne pas être resté chez moi. Le concert de Ben E king n’échappe pas à cette règle. Moins surfait que celui de Smokey Robinson à la salle Wilfried Pelletier (la musique des ses Miracles massacrée par des synthétiseurs, le ridicule de ses danseuses…), le show de Ben E king n’en fut pas moins laborieux. S’il s’en sort encore quant il réinvestit le répertoire jazz des années 30, sa prestation sur les chansons des Drifters ne fut pas à la hauteur des versions originales. Sincèrement, et malgré tout le respect et l’admiration que j’ai pour ces grands hommes, les larmes me sont presque venues aux yeux quand King a commencé à s’attaquer aux classiques des Drifters. La voix si sexy qui enflammait les Save The Last Dance For Me, This Magic Moment, Up On The Roof a disparu. Et à 70 ans passés, on peut le comprendre… La question à se poser alors : Mais pourquoi diable ai-je été assez fantasque pour m’imaginer voir recréee devant moi la magie de cette musique vieille de plus de cinquante ans ?

Mathieu Germain.

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