Art Souterrain 2016: L’Art doit-il séduire ?

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Début de l'événement

Après avoir accueilli en 2015, 105 000 visiteurs lors de sa grande journée d’ouverture, Art Souterrain lancera sa huitième édition dans le cadre de la Nuit Blanche à Montréal, le 27 février 2016 et se prolongera jusqu’au 20 mars 2016, ajoutant une troisième semaine d’exposition à son événement. Les festivaliers pourront découvrir les œuvres de 67 artistes ou collectifs locaux, nationaux et internationaux dans un parcours gratuit de sept kilomètres dans le réseau souterrain de Montréal, sur le thème L’Art doit-il séduire ?

Une nouveauté cette année : un parcours satellite permettra aux festivaliers de prolonger leur expérience artistique dans différentes galeries montréalaises, lieux partenaires du festival.

Les œuvres présentées témoigneront de l’évolution du monde de l’art et des intérêts de ses différents acteurs, dans une société de plus en plus axée sur la séduction et l’attraction.

Les artistes de cette huitième édition ont été choisis par Frédéric Loury, commissaire principal et directeur général d’Art Souterrain et deux commissaires canadiennes invitées, Anais Castro et Marie-Josée Rousseau.

L’Art doit-il séduire ?

« Le recours à un esthétisme marqué est devenu incontournable dans une partie de la création contemporaine. Cette tendance s’insinue-elle dans l’esprit des artistes pour répondre aux attentes du public ou du monde des Arts? Cherche-t-elle le réconfort par une signature séductrice et une expression qui magnétise? Ou bien souhaite-t-elle, par le biais du détournement, dénoncer nos égarements devant des questions essentielles ? L’œuvre contemporaine réside-t-elle dans l’objet en soi ou dans l’expérience que celle-ci provoque dans son contexte actuel ?

Le recours à un langage visuel accrocheur est devenu incontournable dans une partie de la création contemporaine. Des artistes comme Jeff Koons, Damian Hirst, Maurizio Cattelan ou Takashi Murakami recourent à la provocation, l’humour ou l’imagerie pop dans leur création.

Cherchent-ils à séduire pour répondre aux attentes du public ou du monde des Arts? Ou bien souhaitent-t-ils, par le biais du détournement, dénoncer nos égarements devant des questions essentielles? La création contemporaine peut-elle trouver une résonance sans glamour? » -- Frédéric Loury.