AP va faire payer des droits pour l’utilisation de ses dépêches sur Internet

Du nouveau à l’Associated Press. L’agence américaine a décidé de faire payer des droits aux organes de presse qui veulent exploiter ses dépêches et photos sur Internet, une évolution qui souligne le poids croissant du Web dans le secteur.
Tom Curley, le PDG de l’AP, a annoncé la nouvelle lundi lors de la réunion annuelle de la coopérative de presse à but non lucratif. Les 15.000 abonnés de l’agence étaient autorisés à réutiliser en ligne les services de l’AP sans frais supplémentaires depuis 1995. A l’époque, Internet entamait tout juste la mutation qui allait faire de cet obscur réseau informatique un média de masse.
La nouvelle politique tarifaire intervient alors que les progrès technologiques et les appareils numériques offrent des moyens de se tenir au courant de l’actualité toujours plus souples.
La nécessité de droits pour l’exploitation en ligne «est évidente», a affirmé Tom Curley lors la réunion à San Francisco. «Nous devons être en mesure de préserver la valeur et de faire respecter les droits de notre propriété intellectuelle dans l’ensemble des médias.»
L’AP vend déjà ses services en ligne à environ 300 sites Web commerciaux, dont Yahoo!, AOL et MSN, qui ne sont donc pas concernés par la nouvelle mesure.
Les hausses de tarifs sont souvent une question épineuse pour l’AP, qui est détenue par ses clients américains. L’agence devrait compenser le coût des nouveaux droits en ligne en réduisant temporairement le taux annuel de ses hausses tarifaires, a souligné le président Burl Osborne.
Le mode de calcul des droits demandés pour l’utilisation de dépêches et autres contenus en ligne n’a pas encore été fixé. Actuellement, les tarifs d’abonnement de l’AP sont proportionnels aux tirages des journaux et à l’audience des médias audiovisuels.
La question de la reprise des informations sur Internet est un problème aigu qui se pose aux grandes agences internationales (AP, AFP, Reuters). Le mois dernier, l’AFP a intenté un procès à l’entreprise-mère du moteur de recherche Google, pour avoir mis en ligne des informations sans autorisation, enfreignant ainsi les copyrights.

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