Abraham Lincoln va au théâtre, une création qui ne vous laissera pas de cire…

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13 septembre 2010 - 01:10
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Les spectateurs auront beau ressasser les différents passages d’Abraham Lincoln va au théâtre, la conclusion restera la même : Larry Tremblay a créé un labyrinthe historique à travers lequel Claude Poissant a su voir la lumière. Ce duo qui a aussi créé The Dragonfly of Chicoutimi (voir article www.patwhite.com/node/10682 ), décide de s’attarder sur la mort d’Abraham Lincoln avec une rétrospective mélangeant drame et pitreries. Pour ce faire, difficile d’imaginer meilleur casting que le trio Patrice Dubois (Hardy), Maxim Gaudette (Laurel) et Benoît Gouin (Abraham).

Pour vous mettre dans l’ambiance, voici une brève description de la pièce : « John Wilkes Booth, assassine Abraham Lincoln lors d’une représentation de Our American Cousin au Ford’s Theatre de Washington. C’est le 14 avril 1865, un Vendredi Saint. Plus d'un siècle après, Marc Killman, un metteur en scène craint et admiré, engage deux acteurs, et leur propose de rejouer - à la façon de Laurel et Hardy - l’assassinat de Lincoln par John Wilkes Booth, dans une pièce sur la schizophrénie de l’Amérique. Pourquoi Killman s’intéresse-t-il à cet assassinat politique? Qui est Killman? »

L’intrigue est tissée de telle manière que chaque indice arrive à brule-pourpoint, sans indice préalable. Mêlant amour entre hommes, ambition, jalousie et folie, les aspects de la personnalité humaine sont découverts à travers le metteur en scène douteux (Marc Killman) et les acteurs qui sont loin de comprendre ce qui leur arrive (Laurel et Hardy).

On admire la performance de Benoît Gouin, qui interprète avec fougue les rôles consécutifs d’un Abraham transformé en statue de cire, d’un metteur en scène illuminé et d’un cybernaute à la recherche de la gloire. Pour ce qui est du ‘couple’ Maxim Gaudette-Patrice Dubois, celui-ci semble avoir du mal à mettre en évidence les liens fraternels unissant Laurel et Hardy dans la première partie de la création. Ce n’est qu’après quelques minutes que le duo prend véritablement forme. Alors apparait une complicité subtile mettant en valeur la relation entre les deux hommes.

On regrette cependant les quelques longueurs qui alourdissent le texte des acteurs jusqu’à abrutir les spectateurs. Malgré la complexité de la trame narrative, il aurait été possible de faire plus court pour le confort des interprètes et de l’audience. Malgré ce petit désagrément, le jeu en vaut la chandelle.
Rien que pour l’interprétation de Benoit Gouin, j’y retourne demain!

Plus de renseignements sur : www.espacego.com/saison2010-11/abraham.php

Crédit photo : Suzane O'Nell

P-s: Un grand merci à Valérie pour ses commentaires et suggestions!

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