50 ans après le bed-in, Yoko Ono laisse découvrir son art interactif.

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25 avril 2019 - 12:00
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50 ans après le bed-in, Yoko Ono laisse découvrir son art interactif.

L’artiste japonaise enlève la barrière entre le public et l’artiste. Les œuvres ne prennent vie qu’en présence d’une autre personne. Le commissaire, Gunnar B.Kvaran, et la co-commissaire Cheryl Sim ont respecté l’essence de l’ex-femme de John Lennon.

Le secret réside dans la performance, pour que les instructions puissent se révélaient à la vue de tous. Le spectateur devient acteur, et s’amuse à explorer. D’œuvre en œuvre, les personnes s’amusent à être l’artiste.

Yoko Ono qui a de nombreuses fois cassé les codes, offre une partie d’elle à travers l’exposition. L’artiste fait confiance au public, pour que ses instructions deviennent réelles.

Principalement connu pour avoir été la femme du défunt John Lennon, Yoko Ono a toujours été un artiste à part entière. Sa vision de l’art est unique. L’art avec Yoko Ono devient expérimental. Dans une de ses productions, l’artiste devient l’œuvre. Assise sur une scène, l’artiste se laisse se faire découper ses vêtements par une personne. Yoko a le droit d’arrêter à tout moment, mais laisse la liberté de la création au jeune artiste.

L’exposition met en lumière l’art conceptuel, qui délaisse les productions artistiques classiques, comme les statuts et les tableaux. Grâce à ces instructions, Yoko nous amène dans son univers, où l’imagination du spectateur prend place.

Il n’y a plus d’objet en tant que tel comme sculpture ou peinture inapprochable. Les artistes traditionnels imposent inconsciemment une distance entre le spectateur et le producteur. Les lieux d’expositions perpétuent ainsi cette notion. Or ici, il n’y a pas d’œuvre si le public ne le finalise pas en interagissant avec ce dernier. C’est une exposition dans l’exposition, où la notion de qui est l’artiste devient superflue.

L’exposition laisse place à l’imagination de chacun, d’interpréter comme on le veut. Il n’existe pas une interprétation de l’artiste, mais des interprétations de chacun.

Un des thèmes que Yoko a défendus et continuera de défendre est la paix. Tout est mis à disposition pour instaurer un climat de confiance, de sérénité et de partage.

L’expo a lieu à la Fondation Phi pour l’art contemporain (anciennement DHC/ART), jusqu'au 15 septembre.
https://fondation-phi.org/

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