44e Festival du nouveau cinéma sous la constellation de la louve

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Festival du nouveau cinéma

Des jours de festivité du 7 au 18 octobre prochain s’annoncent avec le Festival du nouveau cinéma à Montréal. Avec près de 400 films, on peut dire que c’est une programmation généreuse, mais surtout une belle occasion de découvrir du cinéma comme jamais vu auparavant.

Le festival revient sous la constellation de la louve, son animal totem. La programmation internationale est marquée par une forte représentation de réalisateurs d’Amérique latine que le fondateur du festival Claude Chamberlan invite à découvrir. Rappelons que chaque année, le gagnant de la section internationale se mérite le prix de la Louve d’Or. L’année dernière, le gagnant était nul autre que le réalisateur (et juriste cette année) Maxime Giroux pour Félix et Meira qui est d’ailleurs notre représentant canadien au Oscars.

Grâce à son nouveau site et sa nouvelle application, l’accès à la billetterie est facilitée. Il est maintenant encore plus facile d’acheter des billets en ligne avec son ordinateur, sa tablette ou son téléphone intelligent dès maintenant. C’est nécessaire quand on pense qu’il y a plus de 151 longs métrages et 203 courts métrages. De plus, il y a une nouveauté cette année avec la section FNC séries. Le FNC s’associe avec le Festival Séries Mania de Paris pour présenter plusieurs épisodes de séries en provenance entre autre de l’Allemagne, de la Suisse et de l’Australie.

Sachant à quel point il est difficile de voir claire quand on a une aussi vaste offre devant nous, je vous propose trois films à ne pas manquer.

God Loves the Fighter de Damian Marcano (Trinité et Tobago)
Premier long métrage du réalisateur Damian Marcano, God Loves the Fighter se déroule dans les quartiers chauds de Port-d’Espagne. Lorsqu’une prostituée lui demande de l’aide en échange d’argent, Charlie est tenté de saisir l’opportunité. Cette décision aura toutefois des conséquences sur sa vie qu’il tente de mener dans le droit chemin. L’histoire de Charlie est narrée par le sans-abri King Curtis qui voit de tout dans les rues du quartier. Souvent comparé au percutant City of Gods, le film aborde la vie en milieu rural avec une signature visuelle très esthétique.

El Club de Pablo Larraìn
Le film se déroule dans le petit village de La Boca sur la côte chilienne. Une religieuse ainsi que quatre prêtres en pénitence vivent ensemble. Entre le suspense et le drame, il y a quelque chose qui déraille lorsque un cinquième puis un sixième religieux arrivent. C’est une guerre de pouvoir et de manipulation qui prends des dimensions dangereuses. Tout un mystère à découvrir dans cet œuvre du cinéma chilien qui était en compétition à Berlin et à Toronto cette année.

Les Êtres Chers d’Anne Émond
Le tant attendu deuxième long métrage d’Anne Émond est un drame familial. Guy Leblanc se suicide dans le sous-sol de la maison en 1978. Toutefois, cette nouvelle n’est pas partagé à David puisqu’il est jugé trop sensible. David grandit et devient marionnettiste. Il fonde sa propre famille et donne naissance à Laurence et Frédérique. Un film qui promet d’être tout aussi émouvant que Nuit #1 en explorant l’héritage immatériel qu’on laisse de génération en génération.

Il y a également d’autres noms qui font davantage parler d’eux : Win Wenders avec Everything Will Be Fine, Gaspar Noé pour Love et aussi le tant attendu Youth de Paolo Sorrentino. La prévente est commencée pour le Festival du nouveau cinéma. Bon festival à tous!