30 journalistes et 15 collaborateurs des médias tués depuis le début du conflit en Irak

Une journaliste de la télévision irakienne, Likaa Abdel-Razak, un interprète et le chauffeur du véhicule ont été tués par balles à Bagdad dans la soirée de mercredi.
"Une fois de plus, cet assassinat ressemble à une exécution. Nous demandons aux autorités qu'une enquête rapide et approfondie soit menée afin d'identifier les auteurs de cet acte et de prévenir de futurs drames similaires. Nous sommes scandalisés par ce qui ressemble à un assassinat ciblé cherchant à intimider l'ensemble de la profession", a affirmé Reporters Sans Frontières (RSF).
L'organisation rappelle une nouvelle fois que les "journalistes sont des observateurs neutres dont le travail doit être impérativement protégé et respecté afin de garantir une information libre et complète".
Likaa Abdel-Razak circulait à bord d'un taxi en compagnie d'un interprète et d'une amie lorsque des inconnus leur ont tiré dessus. La journaliste ainsi que l'interprète et le chauffeur ont été tués sur le coup tandis que son amie a été blessée. Évacuée à l'hôpital, cette dernière s'est rapidement échappée de peur d'être assassinée.
D'après Abdel Salam Dhari, journaliste de la télévision Al-Iraqiya, Abdel-Razak se rendait à la base américaine Eskania dans le quartier de Al-Saydia au sud de Bagdad pour y régler des affaires personnelles. Son mari, assassiné il y a deux mois, travaillait en tant qu'interprète pour l'armée américaine.
Elle travaillait depuis près d'un mois pour la chaîne de télévision irakienne Al-Charquia, appartenant au groupe de presse Al-Zaman. Elle était également sous contrat avec la télévision financée par les Américains, Al-Iraqiya. Elle venait de donner naissance à une petite fille. Elle laisse également derrière elle un petit garçon de 6 ans.
L'Irak reste l'endroit le plus dangereux au monde pour les journalistes. À ce jour, au moins trente journalistes et 15 collaborateurs des médias ont été tués en Irak depuis le déclenchement de la guerre en mars 2003. Trente d'entre eux ont trouvé la mort depuis le 1er janvier 2004, dont vingt-quatre Irakiens.

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