« 1 + 1 = 1. Quand les collections du Musée des beaux-arts et du Musée d’art contemporain de Montréal conversent » au MBAM‏

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Du 21 février au 15 juin 2014, le Musée des beaux‐arts de Montréal (MBAM), en collaboration avec le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC), présente une exposition mettant en scène un croisement entre les collections d’art contemporain des deux institutions : 1 + 1 = 1. Quand les collections du Musée des beaux‐arts et du Musée d’art contemporain de Montréal conversent. Pour la toute première fois et à l’initiative de Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM, le public peut découvrir certaines des œuvres les plus remarquables des deux musées de la métropole grâce au travail des deux commissaires de cet événement, Stéphane Aquin, conservateur de l’art contemporain au MBAM, et John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du MAC. Célébrant les 50 ans d’existence du MAC, cette exposition concrétise un véritable dialogue entre les deux institutions montréalaises. Par cette conversation esthétique, l’exposition affirme les liens d’amitié qui les unissent et révèle l’une des plus belles collections d’art contemporain du Canada.

Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM indique : « Au‐delà de l’anniversaire du

Musée d’art contemporain que nous voulions souligner, cette initiative du Musée des beaux‐arts de Montréal s’appuie sur une conviction citoyenne profonde : elle veut montrer que nos institutions dialoguent et travaillent en coévolution plutôt qu’en compétition dans la perspective affirmée de bâtir les liens fédérateurs et l’esprit généreux d’une métropole culturelle pour tous. »

John Zeppetelli ajoute : « Le Musée d’art contemporain de Montréal se réjouit d’être partenaire d’une rencontre historique avec le Musée des beaux‐arts de Montréal qui réunira, pour la première fois dans une exposition concertée, les collections d’art contemporain de nos deux institutions. Comme le titre le sous‐entend, 1 + 1 = 1 additionne, combine et reconfigure, du moins le temps de sa présentation, deux visions institutionnelles, deux histoires et mandats distincts, pour en faire un tout unifié dont les parties sont indiscernables. »

Stéphane Aquin conclut en indiquant qu’il est « important pour nous d’envoyer un signal clair d’unité à l’ensemble de la ville et du milieu québécois et canadien. Contrairement à certaines idées reçues souvent véhiculées par les médias, nos deux musées ne travaillent pas l’un contre l’autre. Nos rapports sont basés sur l’amitié et notre mission est fondamentalement la même, enrichir la vie de nos concitoyens. »

Le parcours de cette exposition

Une œuvre en dialogue avec une autre, c’est un sens qui émerge, une image de l’esprit qui naît. De la rencontre des œuvres, nombre de questions et de thèmes apparaissent, à travers lesquels l’exposition trace un parcours révélateur des préoccupations de l’époque. Le défi de cette exposition est de créer une narration qui englobe plusieurs thématiques évocatrices. Le travail du conservateur et du commissaire consiste ainsi à établir des liens de connivence entre certaines œuvres, de les faire « parler ». L’effet cumulatif de ces rencontres, les différents « propos » et sens qui s’en dégagent, forment les chapitres d’une histoire. Les thèmes qui émergent de cette lecture sont, entre autres, la nature de l’identité, les liens entre individu et société, l’amour et la mort, les rêves et la mémoire, la tentation spirituelle, les mutations du corps ainsi que sur un monde en conflit.

L’exposition permet enfin de réfléchir aux critères de développement distincts des deux collections, à leur complémentarité et à la définition de leurs axes de force. À titre d’exemple, les installations, le multimédia, les performances live et l’art éphémère, tout comme les figures classiques de l’art contemporain, sont bien représentés au MAC, alors que le MBAM a davantage collectionné des œuvres de disciplines liées aux beaux‐arts, la peinture et la sculpture notamment, en plus d’ouvrir ses collections à d’autres territoires du monde émergent. L’ensemble constitue un atout remarquable, qui affirme la place de Montréal en art actuel.

L’art visuel vu par quelques artistes de l’exposition

David Altmejd

« Dès le départ, j’ai voulu faire quelque chose de très différent de tout, de très bizarre et, en même temps, de très séduisant, à une époque où ce n’est pas très à la mode d’être séduisant. […] Pourquoi les films pourraient‐ils être visuellement magnifiques et pas les sculptures? »

Valérie Blass

« Mon travail est impur, vulgaire, brut, instinctif, parfois beau, parfois laid, souvent de très mauvais goût, comme la vie quoi! »

Louise Bourgeois

« Toutes mes œuvres… tous mes sujets sont inspirés de mon enfance, qui n’a jamais rien perdu de sa magie, rien de son mystère, rien de son drame. »

Geneviève Cadieux

« Je pense que l’artiste travaille de manière intuitive. Ça, c’est ma manière de travailler. »

Pierre Dorion

« Je dirais que je peins d’après photographie, mais que je photographie en peintre. »

Rafael Lozano‐Hemmer

« Je me sers de la technologie parce qu’il est impossible de faire autrement. C’est un des langages incontournables de la mondialisation. »

Bruce Nauman

« Il existe une tendance à surcharger, à s’arranger pour que les gens sachent qu’il s’agit d’une œuvre d’art, alors qu’il suffit de la présenter, c’est tout. La chose la plus difficile, selon moi, c’est d’exposer ses idées le plus simplement possible. »

Sterling Ruby

« Je veux que les gens puissent se dire : “Je n’en reviens pas, c’est foutrement tordu!” Et qu’ils interprètent les œuvres à leur propre façon. »

Françoise Sullivan

« L’art comme idée et l’art comme action. La seule façon d’entrevoir ce qu’est une œuvre d’art est dans son rapport essentiel aux valeurs fondamentales de l’existence. »

Bill Viola

« À la lumière du jour, on fait ce qu’on doit faire. Mais la nuit, on entre dans une autre dimension, dans un monde complètement différent, et c’est vraiment là que réside l’essence de mon travail, à l’endroit que vous ne pouvez pas voir. Au centre des émotions, au plus profond. »

Jeff Wall

« Les gens ne parlent que des célébrités. Moi, c’est l’invisibilité sociale qui m’intéresse. »

Une saison d’art contemporain au MBAM

1 + 1 = 1. Quand les collections du Musée des beaux‐arts et du Musée d’art contemporain de Montréal conversent. s’inscrit dans le cadre d’une véritable saison contemporaine au MBAM avec l’exposition Peter Doig. Nulle terre étrangère. Cette saison consacrée à l’art actuel est d’ailleurs complétée par Jules de Balincourt au Carré d’art contemporain (28 novembre 2013 au 6 avril 2014), sans oublier les expositions inaugurées en 2013 : La BD s’expose au Musée ‐ 15 artistes de La Pastèque inspirés par la collection (5 novembre 2013 au 30 mars 2014) et les porcelaines iconoclastes de Laurent Craste au Lab Design (jusqu’au 30 mars 2014).

Les conférences en lien avec cette exposition

1 + 1 = 1 QUAND LES COLLECTIONS DU MBAM ET DU MAC CONVERSENT

Par John Zeppetelli et Stéphane Aquin
Mercredi 19 février ‐ 16 h EN FRANÇAIS
Jeudi 20 février ‐ 16 h EN ANGLAIS

TABLE RONDE AUTOUR DE L'ART CONTEMPORAIN.

Animation : Patrick Masbourian et Catherine Pogonat
Invités : Bernard Lamarche (MNBAQ), John Zeppetelli (MACM) et Stéphane Aquin (MBAM)
Vendredi 21 février ‐ 11 h EN FRANÇAIS

ENTRETIEN

Alexandre Taillefer, président du C.A. du MAC et collectionneur, avec Stéphane Aquin
Mercredi 26 février ‐ 18 h EN FRANÇAIS

ENTRETIEN

Robert Enright, critique et professeur, Université de Guelph, avec Stéphane Aquin
Mercredi 5 mars ‐ 18 h EN ANGLAIS

ENTRETIEN

Bruce Bailey, collectionneur et mécène, avec Stéphane Aquin
Mercredi 12 mars ‐ 18 h EN ANGLAIS

Crédits et remerciements

L'exposition 1 + 1 = 1. Quand les collections du MBAM et du MAC conversent est produite par le Musée des beaux‐arts de Montréal, en collaboration avec le Musée d'art contemporain de Montréal.

Le Musée tient à souligner l'appui des partenaires de l'exposition : Air Canada, Bell, La Presse et The Gazette pour leur soutien à cette exposition. Le programme d'art contemporain du MBAM bénéficie du soutien financier de la Fondation RBC et du Cercle des jeunes philanthropes du MBAM.

Il remercie également le ministère de la Culture et des Communications du Québec pour son appui essentiel. Sa gratitude va également au Conseil des arts de Montréal et au Conseil des arts du Canada pour leur soutien constant.

Le Musée remercie également pour leur générosité tous ses membres et les nombreuses personnes, entreprises et fondations qui lui accordent leur soutien, notamment la Fondation de la Chenelière, dirigée par Michel de la Chenelière, et la Fondation Arte Musica.