Compostelle

Ça y est, cela se termine ici, notre route, notre chemin de Compostelle. Après un dernier petit 11 km de marche, nous avons atteint, chacun à notre rythme, chacun à notre manière, l’époustouflante ville de Conques, notre but ultime, notre inspiration.

«Notre chemin de Compostelle, nous l’avons marché le long de la route d’aujourd’hui», m’a dit l’une de mes amies pèlerines ce soir. Au terme de cette journée particulièrement éprouvante physiquement, les pieds meurtris, je suis tout à fait d’accord avec elle. J’ai l’impression que mon corps est une ville en ruine...

Il est parfois bien de marcher en solitaire. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui - sans être jamais bien loin de mes deux éternelles compagnes de route cependant - mais seule tout de même, sous un soleil ardent, les pieds endoloris mais l’esprit tout à fait libre.

C’est à travers les plus sublimes paysages qu’il m’ait été donné de voir dans ma vie de voyageuse que j’ai aujourd’hui relevé l’impensable: atteindre un objectif de plus de 100 km de marche (et ce en seulement 5 jours !) sur le chemin mythique menant à Saint-Jacques-de-Compostelle. Quelle aventure et quelle leçon de vie!

Je dois commencer par la fin. La fin de cette journée éprouvante, plus longue que nous l’avions prévu, éreintante, surtout vers la fin du chemin. Une journée qu’on avait imaginé calme et douce et qui s’est avérée être un véritable défi, une épreuve.

Le long des 28 km marchés aujourd’hui (en une seule journée, oui oui !) nous avons croisé des chevaux sauvages, de mignons petits lézards, des vaches avec et sans cornes

Je ne vais pas vous le cacher, cette journée fut difficile et éprouvante pour la plupart d’entre nous. Des paysages sublimes qui dépassent l’entendement et l’imagination, nous en avons vu tout au long du chemin, mais des descentes éprouvantes et des montées laissant à bout de souffle aussi.

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