Voyage culturel à Marseille et à travers la Provence - jour 3

Catégories:

« On ne peut pas comprendre Marseille en une seule visite », m’explique Rita Citoyenne, une pétillante blogueuse française rencontrée sur la terrasse de La cité radieuse (ce bijou imaginé par le grand architecte Le Corbusier.) Elle semble bien avoir raison, car chaque personne que nous avons rencontrée depuis le début de ce voyage insiste sur la transformation de Marseille, qui poursuit d’ailleurs son éveil.

Il en est de même dans d’autres coins de la Provence, tels Salon-de-Provence et Arles, deux villes où nous sommes passés beaucoup trop rapidement, mais les yeux et l’esprit grands ouverts.

Le coup de foudre m’est tombé dessus à Salon-de-Provence, alors que je m’y attendais le moins (c’est toujours comme cela que l’on tombe amoureux, non?) Si le château de l’Emperi est joli en soi, c’est en montant sur sa terrasse que je fus séduite par l’œuvre spectaculaire de Felice Varini : deux immenses cercles rouges posés, par morceaux, sur une centaine de toits de la ville et formant un tout, comme deux yeux, une paire de jumelles ou un imposant regard posé sur Salon-de-Provence. Avec l’accord des 110 propriétaires de ces maisons et de ces toits, c’est une œuvre monumentale que réussi à présenter l’artiste. Une œuvre que l’on doit se presser de se rendre admirer, car elle s’éteindra malheureusement le 1er décembre prochain.

Toujours à Salon-de-Provence, c’est à la savonnerie Marius Fabre que nous avons (presque) tout appris des secrets de la fabrication du « vrai » savon de Marseille. Fondée en 1900, l’entreprise toujours familiale est la plus vieille savonnerie de la région. J’y ai coupé et estampillé ma propre barre de savon de Marseille avant de me laisser tenter par les nombreux savons, produits pour la peau et autre dérivés du véritable savon marseillais, à la boutique rattachée à l’usine.

Aix-en-Provence, où de nombreux peintres et artistes sont venus trouver l’inspiration au fil du temps, nous a été présenté à partir de l’hôtel de Gallifet, une maison d’art et d’histoire. Ici, dans cette maison familiale du 18e siècle située à deux pas de la fontaine des quatre dauphins et devant l’ancienne école de Cézanne et de Zola, sont présentés événements artistiques et expositions de toutes sortes. L’endroit est parfait pour prendre un verre de vin de Provence, un thé en après-midi ou un léger goûter sous des arbres magnifiques et centenaires.

Le second volet de l’exposition « Le grand atelier du Midi », insistant cette fois sur les formes, met toujours en scène les Cézanne, Gauguin, Renoir, Picasso et autres peintres célèbres venus jadis séjourner dans le Midi. J’y ai aussi admiré des Dali (oh joie!) dont le très grand tableau « La pêche au thon », son « œuvre la plus ambitieuse », a-t-il déjà expliqué.

La cathédrale, l’Hôtel de Ville, le superbe immeuble abritant La Poste et la bibliothèque, les terrasses et les boutiques joyeusement coincées entre les murs des ruelles pavées, « Aix » comme disent les gens de la région, est tout ce que l’on s’imagine de la Provence. Pourtant, à quelques pas de ce quartier pittoresque, s’élève un autre plus moderne où prennent racines art et architecture contemporaine (dont le tout nouveau conservatoire de musique imaginé par l’architecte Kengo Kuma.)

C’est donc la tête remplie d’images pavées évoluant en pleine modernité que j’ai repris la route vers Marseille, sa porte de l’Orient et sa Notre-Dame.

Partager

Facebook icon
Twitter icon
Google icon

Ajouter un commentaire