Village de bonne espérance: du théâtre congolais à Montréal Arts Interculturels (MAI)

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Village de bonne espérance du Collectif MOYO. Textes en français, lingala, tshiluba Du 19 au 28 janvier 2007 Les vendredis et samedis à 20h Dimanches à 15h30 – Matinées gratuites pour les 15 ans et moins Billets : Régulier 20$ / Réduit 15$ - Avec abonnement : Régulier 16$ / Réduit 12$ Billetterie : (514) 982-3386Le MAI est situé au 3680 Jeanne-Mance, derrière l'édifice Air Transat. Village de bonne espérance nous interpelle sur l’influence de la communauté, sur la liberté de choix des individus qui la composent et sur la marginalisation des personnes extérieures à notre groupe d’appartenance. Le metteur en scène Ally Ntumba Beya transpose ces questions actuelles, parmi d’autres, dans un contexte africain avec finesse et musicalité.Grâce à un style de théâtre dit « promenade » où le public se déplace d’un endroit à un autre pour suivre l’action sur l’invitation des acteurs en plein jeu, cette pièce efface la ligne qui sépare le public de la scène pour le rapprocher de l’action.Le Collectif MOYO a conçu une pièce où les acteurs accompagnés de musiciens chevronnés éclatent en chant et en danse en pleine tirade. En puisant dans l’imagerie et la spontanéité du théâtre africain, Village de bonne espérance vous propose une nouvelle perspective de l’art théâtral. Une place importante est accordée au mouvement, à la danse et à la musique qui viennent corriger « les infirmités du langage » (Georges Duhamel, 1884-1966). MOYO regroupe essentiellement des artistes des communautés visibles qui désirent se rendre encore plus visibles en créant un espace d’expression francophone noire. Ally Ntumba Beya est fort de sa formation en art dramatique et de ses nombreuses expériences d’acteur, d’auteur et de metteur en scène à Kinshasa, République Démocratique du Congo. En 1991, il fonde la Compagnie Les Béjarts (Bons et éloquents jeunes artistes) qui a fait des tournées en Europe et au Canada. Il est le directeur artistique de la compagnie jusqu’en 2001, avant son arrivée à Montréal où il s’installe. Il adapte alors ses oeuvres pour permettre à son nouveau public de les apprécier dans toute leur complexité. Il présente en 2005 un premier travail avec le texte Village de bonne espérance à la Maison de l’Amitié et au centre d’art Afrique en Mouvement. Plus récemment, il devient co-auteur et co-directeur de la pièce Créons un monde/Shifting ground pour le Black Theatre Workshop. Il est également un membre fondateur du collectif MOYO.Presse : Cléo Myers (514) 982-1812, comm@m-a-i.qc.ca

Commentaires

Excellente musique!

Je reviens tout juste de la générale et je peux vous dire que la musique de ce spectacle est absolument excellente. Avec l'acoustique parfaite de la petite salle du MAI, c'en était beau à pleurer. La section orchestre a commencé par jouer de l'afro-jazz (en duo conga et trompette) pour ensuite enfiler une ou deux rhumbas congolaises à la guitare, tandis que la seconde moitié de la pièce a fait honneur aux voix magnifiques des acteurs et actrices répartis en « polyphonie » partout dans la salle. Est-ce que ces gens –qui dansent aussi très bien– s'épanouiront avec autant d'aisance dans un local rempli à pleine capacité? Pas sûr. Peut-être devront-ils demeurer confinés aux scènes surélevées, ce qui réduira la qualité interactive et « immersive » de cette expérience.

Pour ce qui est de la thématique, il s'agit des amours impossibles entre gens de caste différente. C'est un sujet universel, qui ne représente rien de bien nouveau; mais les acteurs ont pris plaisir à leur jeu, leurs dialogues étaient vifs et le tempo était bon.

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