Une semaine au Festival en chanson de Petite-Vallée en Gaspésie

Début de l'événement: 

06 juillet 2013 - 00:00
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Le Festival en chanson de Petite-Vallée, du 27 juin au 6 juillet, présente des festivités durant lesquels «l'artiste passeur», Laurence Jalbert, et une douzaine d’artistes en émergence sont mis de l’avant. Depuis maintenant 30 ans, le Festival a su révéler plusieurs artistes québécois, dont Isabelle Boulay, Daniel Boucher, Catherine Major, Pépé, Alecka et plus récemment Bernard Adamus, Patrice Michaud, Lisa LeBlanc et Émile Proulx- Cloutier.

Le festival de Petite-Vallée est un lieu de rencontre inusitée entre la mer, la chanson et la création. Pendant dix jours, des jeunes chansoneurs viennent en Gaspésie côtoyer des artistes établis.

Rares sont les endroits où la chanson est aussi authentique.

Après le dernier spectacle de la journée, les «chansoneurs» et le public se rassemblent sur la terrasse du Thèatre de la Veille Forge, qui borde le Golf du St-Laurent.

À la tombée du jour les gens descendent sur la plage, au bord du feu. Les chansoneurs et quelques artistes, comme Marc Dery, viennent y « jammer ». D'autres viennent les écouter, discuter et s'imprégner de la beauté du paysage jusqu'aux petites heures du matin.

Au lever du jour, le ciel et la mer offrent un tableau infiniment beau, qui reste gravé dans la mémoire.

Les choses ici se passent différemment. La grande proximité qu'ont les « chansonneurs » avec les artistes, le public et la « passeur » Laurence Jalbert sont les éléments clé de l'unicité du festival.

Chaque année, depuis les débuts de Petite-Vallée, quelques «locaux » accueillent dans leurs maisons des artistes.

Depuis 30 ans Flora, 88 ans, héberge de jeunes chanteuses.

Quand elle reçoit ses invités, elle leur dit : « Moi c'est Flora, chez nous c'est chez vous. Si vous avez besoin de quelque chose, je vais vous le donner. Si je ne l'ai pas, je vais aller vous le chercher », raconte Alen Coté, le directeur du festival, lors d'un déjeuner de presse.

Cette convivialité détonne de ce qui se fait ailleurs. Le festival n'est pas une copie de celui de Granby ou autres, ni en compétition, explique Alen Coté. Il se veut un événement rassembleur.

Semaine de découverte

Chaque soir, le festival offre de nouvelles découvertes.

Ces spectacles se veulent des tremplins pour les artistes émergents, les « chansonneurs ». Quelques-uns se sont démarqués, dont Massy Emond, Sarah Toussaint-Leveilée et la formation Garoche ta sacoche.

En tout, ils sont douze chansonneurs, compositeurs et paroliers a participer à Petite-Vallée.

Le Québec comme pays est un des thèmes forts. « C'est quelque chose qui a toujours été présent, mais particulièrement cette année », explique Alen Coté.

À l'épicerie de Grande-Vallée, village voisin de Petite-Vallée, Damien Robitaille est venu interpréter samedi après-midi la chanson Serpent et échelle, dans une ambiance bien sympathique, avec en arrière-plan les « fraises du Québec ». Les «locaux » écoutaient d'un air amusé la performance de l'artiste.

L'humour insolite et absurde des Garoche ta sacoche

www.garochetasacoche.bandcamp.com

Cynthia Veilleux et Sonia Brochet, joue un brillant amalgame d'humour et de balade accrocheuse. Elles décrivent leur musique comme « un mix ironique d'humour et de chanson ».

Coup de cœur de nombreux journalistes, elles ont une grande maitrise de leur voix et une complicité fort sympathique sur scène.

L'intensité de Massy Emond et Sarah Toussaint-Leveillée

www.sarahtl.com
www.massyemond.com

Sarah Toussaint-Léveillé joue brillamment un mélange de folk et de reggae poétique. Sa musique est chargée en émotion est construite dans un univers bien particulier.

En 2008, elle avait remporté Cégep en Spectacle. Quelques mois plus tard, elle a aussi participé à un atelier d’écriture à Petite-Vallée.

Massy Emond se décrit comme une femme « truck», issue de la scène émergente de l’Abitibi.

Ses textes ont une saveur patriotique. Elle décrit son dernier album comme « (des) pièces qui s’assemblent pour former un état de veille; pour se bercer sans s’endormir ».

EN VRAC : Des danseurs du collectif Danse Carpe Diem donnent vie aux chansons créées par les « chansonneurs » par le biais du projet de performances Écoute pour voir. Chaque danseur, en solo ou en duo, performe pour un spectateur. Munis d’une paire d’écouteurs rattachés à un iPod, danseur et participant partagent, le temps d’une musique, une chorégraphie de façon intimiste.

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Photo: David-Olivier Gascon

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