«Tit-Coq» présenté à la Cinémathèque le 13 avril en présence de Monique Miller

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13 avril 2017 - 19:00
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«Tit-Coq» présenté à la Cinémathèque le 13 avril en présence de Monique Miller

Tit-Coq, cette œuvre maîtresse de Gratien Gélinas, sera projetée à la Cinémathèque québécoise le jeudi 13 avril à 19 h. Monique Miller, la vedette féminine, sera présente et s’entretiendra avec les cinéphiles après la projection. Monique Miller sera aussi accompagnée par Anne-Marie Sicotte, écrivaine, historienne et petite-fille de Gélinas. Tit-Coq a été numérisé et restauré par Éléphant : mémoire du cinéma québécois.

D’une distribution qui comptait à l’époque des noms aussi prestigieux qu’Amanda Alarie, Denise Pelletier, Fred Barry, Paul Dupuis et Gratien Gélinas, acteur, auteur, metteur en scène, il ne reste aujourd’hui que la magnifique Monique Miller. Il faut dire que lorsqu’elle a tourné ce film, en 1952, elle n’avait que dix-sept ans. Elle avait fait de la radio depuis l’âge de onze ans – une élève surdouée des cours de Madame Audet – et elle était tout de suite tombée dans l’œil de Gratien Gélinas qui lui avait accordé le rôle sans vraiment l’auditionner, mais le producteur Paul Langlais allait mettre quelques bâtons dans les roues...

Monique Miller

Monique Miller n’avait peut-être que dix-sept ans à l’époque de Tit-Coq, mais elle connaissait déjà le métier et ceux qui l’entouraient la conseillaient bien. À peine adolescente, elle était déjà de la distribution de tous les radio-romans populaires dans les années 50 : Grande Sœur, Tante Lucie, Rue Principale, L’Ardent Voyage, etc. Elle a même joué des végétaux et interprété des rôles de «jonquille», de «tulipe» et de «rose» dans des contes radiophoniques pour jardins d’enfance!

Gratien Gélinas, avec son flair, offre donc tout de suite le rôle de Marie-Ange à la jolie Monique. Mais lorsque le contrat préparé par Paul Langlais arrive dans sa famille, à Ahuntsic, les parents trouvent le cachet plutôt anémique. On s’arme d’un avocat et on réclame davantage. Le producteur Langlais résistera à toute augmentation jusqu’à ce que Gélinas mette son pied à terre et exige sa Monique, quelles que soient les conditions. Le cachet sera donc bonifié, et on y ajoutera même le prix du taxi aller-retour entre les lieux de tournage et Ahuntsic.

Quant à la jeune actrice qui a déjà entendu dire que Gélinas n’était pas toujours facile, elle jette bravement cartes sur table avec lui : «Si vous me traitez durement, je vais avoir peur, je vais me mettre à pleurer et je ne pourrai plus jouer, je voulais vous prévenir!» Gratien enfile aussitôt ses gants de velours qu’il n’enlèvera plus de tout le tournage. Et Monique devient du même coup la chouchou des grands professionnels qui l’entourent sur le plateau.

Elle n’obtiendra quand même pas tout. Elle avait applaudi Tit-Coq au théâtre du Gesù (elle avait acheté des billets pour elle et sa mère) et elle souhaitait porter une robe verte à pois comme celle de Muriel Guilbault qui avait créé le rôle de Marie-Ange. Gélinas avait décidé que ce serait une robe rouge... et de toute façon on tournait en noir et blanc! Monique redit : vert! Gélinas : rouge! Cette fois, elle ne l’emportera pas. Dans ce film en noir et blanc, remarquez-le : la robe de Marie-Ange est rouge!
Tit-Coq est sûrement l’œuvre la plus célèbre de Gratien Gélinas. Elle a tenu la scène durant presque un an à Montréal, elle a été transportée à Broadway (sans trop de succès hélas) et elle a été adaptée et mise en scène au cinéma par son auteur. René Delacroix, le réalisateur français d’expérience, avait été engagé pour superviser l’aspect technique du film. Les acteurs, leur jeu, leurs émotions, leurs déplacements, c’était Gélinas!

Monique Miller était déjà une vedette de la radio, elle allait devenir une vedette de cinéma, à dix-sept ans. Et Tit-Coq deviendrait un grand succès de notre cinéma, une œuvre importante remise à neuf grâce aux bons soins d’Éléphant.

À propos d’Éléphant : mémoire du cinéma québécois

Mis sur pied en 2007, Éléphant : mémoire du cinéma québécois est un vaste chantier destiné à numériser, restaurer, conserver et rendre accessible l'ensemble des longs-métrages de fiction du patrimoine cinématographique québécois. Codirigé par Claude Fournier et Marie-José Raymond, Éléphant a, depuis sa création, restauré 225 films qui sont offerts 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sur le service de vidéo sur demande illico de Vidéotron au canal 900, sur illico.tv et sur l’application illico. De plus, les films sont également accessibles, à mesure qu'ils y sont versés, sur iTunes Canada, États-Unis, France, et autres pays d’Europe et d’Afrique, en version originale et sous-titrée, partout où l'une des langues officielles est le français ou l'anglais. Le site Internet Éléphant : mémoire du cinéma québécois, www.elephantcinema.quebec, constitue quant à lui la plus importante banque de données et d'information sur le cinéma québécois.

Les films restaurés par Éléphant : mémoire du cinéma québécois peuvent maintenant être visionnés sur grand écran dans le confort de deux grandes institutions culturelles, grâce au récent partenariat avec la Cinémathèque québécoise et le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ).

Éléphant : mémoire du cinéma québécois est un projet philanthropique entièrement financé par Québecor. À cet effet, Québecor n’en tire aucun avantage pécuniaire. À l’exception d’un montant minimal pour couvrir une partie des frais d’exploitation de la plateforme, la totalité des revenus de la diffusion de ces films est reversée aux détenteurs des droits et aux créateurs du cinéma québécois.

À propos de la Cinémathèque québécoise

La Cinémathèque québécoise, c’est le musée de l’image en mouvement à Montréal. Sa mission est d’acquérir, documenter et sauvegarder le patrimoine audiovisuel québécois ainsi que le cinéma d’animation international, collectionner des œuvres significatives du cinéma canadien et mondial, pour en assurer la mise en valeur à des fins culturelles et éducatives.

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