«Sur la route» : sexe, drogues et rock'n'roll

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18 janvier 2013 - 00:00
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Lundi matin avait lieu la première du film "On the road", "Sur la route" en version française. Ce dernier se veut l'adaptation du livre de Jack Kerouac qui avait remporté un franc succès.

"Sur la route" est l'histoire de Sal qui fait la rencontre de Dean Moriarty le jour suivant la mort de son père. La suite des événements débutent à partir de cette rencontre. Dean étant une fréquentation très peu encouragée et Sal, un jeune écrivain new-yorkais. Tous deux ont en commun le sens de l'aventure et ont pour phobie une vie trop étriquée. Ils partent sur la route, afin de faire le plein d'expériences hors du commun. Marilou, jouée par Kristen Stewart s'éprendra pour le charmant Dean et fera une partie de la route avec eux. Le tout est guidé par une soif de liberté jamais rassassiée. Cette même liberté qui dicte finalement la suite des choses...

Tout au long du film, le temps défile tout comme les lieux apostrophés au passage. Ces transitions nous amenant ailleurs et faisant avancer l'histoire sont guidées par la voix de Sal Paradise, l'acteur principal du film. Cet effet littéraire ajouté à ce long métrage permet entre autres, de rester fidèle au roman et de rendre hommage à la plume de Kerouac.

Le film est chargé, puisqu'il tente de condenser toutes les péripéties relatées dans le livre. Les transitions se font aussi sentir par le défilement rapide du paysage. On y voit fréquemment un ciel bleu et des arbres défilés tout comme des ponts et la ville éclairée dans la nuit au loin. La cadence du film est rapide et effrénée ce qui représente très bien le rythme de vie de Dean et Sal. Sexe, drogues et rock'n roll, plaisirs désinvoltes, coups de tête, découvertes, amour, perdre son focus, l'infidélité, etc, sont tous des thèmes abordés.

C'est un film qui porte sur la quête de l'identité, mais ce, de manière inconsciente de la part des personnages. "Sur la route" représente le déni de la quotidienneté, le besoin vital de liberté, d'aventures. Ces sentiments sont souvent guidés et caractérisés par les jeunes qui refusent d'entrer pleinement dans le monde adulte. On peut le remarquer par la dé-responsabilité de Dean face à sa vie paternel.

Le jeu des trois acteurs principaux, soit Sam Riley (Sal Paradise), Garett Hedlund (Dean Moriarty) et Kristen Stewart ( Marylou) est remarquable. En fait, j'irais même jusqu'à rectifier mon tir en disant qu'ils ne jouaient pas, mais bien qu'ils vivaient et ressentaient leurs personnages. En particulier Garett Hedlund qui fait le rôle de Dean et qui a mis littéralement corps et âme dans son personnage déluré. On s'attache aux personnages, malgré leur maladresse, leur excès et leur désinvolture. La complicité entre ces trois personnages est palpable et c'est ce qui les rend si attachant.

L'époque est aussi bien représentée. On nous présente des objets, voitures, habillements qui reflètent bien ces années (fin 1940 début 1950). La musique est aussi très révélatrice de cette époque et se marrie parfaitement avec leur rythme de vie déjanté.

"Sur la route" est un film qui fait voyager au coeur d'un monde déluré qui exploite le mot liberté abusivement pour justifier l'excès des personnages à tous les niveaux. C'est un hymne au moment présent et à l'entêtement d'être marginaux. La fin nous laisse toutefois sur notre faim, car elle détient beaucoup moins d'impact à l'écran qu'au sens littéraire.

"Sur la route" sortira en salle le vendredi 18 janvier.

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Commentaires

sur la route

il y a quand même assez longtemps que le livre de JK.était sur ma table de chevet mais je me souviens qù'à cette époque j'avais retenu que le quotidien des personnages leur pesait lourd et que la quête d,une vie différente fesait partie de leur <préocupation>....ton opinion me donne le goût d'aller le voir...tu écris toujours aussi bien...

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