Sur la route de Compostelle jour 4 : 72 km plus près du but…

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Le long des 28 km marchés aujourd’hui (en une seule journée, oui oui !) nous avons croisé des chevaux sauvages, de mignons petits lézards, des vaches avec et sans cornes (trois filles dans un champs, sur la route de Compostelle, craignant de se faire attaquer par des taureaux cornus – ok d’accord, certaines vaches françaises ne semblent pas avoir de cornes, mais qu’en savions-nous ? – c’est possible et franchement amusant !), des chiens errants, quelques minous et une multitude de paysages défilant à vive allure (ou était-ce nous qui dévalions, le pas assuré, la route qui semblait nettement plus facile aujourd’hui ?)

Accumulant les kilomètres de soleil et le petit vent clément, nous avons marché à travers des champs au vert criant, des prés jaunâtres bondés d’animaux sauvages, des forêts rapellant le Québec, des routes de terre, de pierres glissantes, des sentiers sinueux et même quelques parcelles de routes asphaltées, nettement trop urbaines à notre goût de pèlerins.

Moi, petite fille de ville, je commence assurément à me plaire au centre de ce nouvel univers où admirer ce qui nous entoure devient une seconde nature, où le temps semble prendre exactement toute la place qui lui revient.

Sur la route de Compostelle, on ne regarde pas uniquement droit devant, mais aussi tout autour pour diverses raisons.

Aujourd’hui, le long de ces 28 km marchés fièrement et (presque) sans douleur, nous avons atteint la ville de "Les Faux" plus tôt imaginée en quittant dans la froidure matinale, heureux, fatigués mais surtout, clairement plus près du but.

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