Sur la route de Compostelle, jour 3 : déjouer les montagnes, sortir des sentiers battus et aller au bout de soi

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Je ne vais pas vous le cacher, cette journée fut difficile et éprouvante pour la plupart d’entre nous. Des paysages sublimes qui dépassent l’entendement et l’imagination, nous en avons vu tout au long du chemin, mais des descentes éprouvantes et des montées laissant à bout de souffle aussi.

Si quelques-uns d’entre nous avons commencé à ressentir certaines douleurs et des petits bobos de toutes sortes, chacun, par contre, a vécu aujourd’hui des moments remplis d’émotions intenses.

Parfois seul, pour mieux vivre le moment présent de façon personnelle, parfois en duo ou en petits groupes, nous avons marché autant à travers la douleur que la magie campagnarde, la fatigue et surtout, la joie de se trouver ici, à cet instant précis et nulle part ailleurs, ensemble.

Au terme de cette journée plus ardue, du haut de la toute dernière colline à dévaler, le charmant village de Saugues nous a pourtant fait oublier tout le reste, prouvant hors de tout doute que nous n’avions pas fait tout ce chemin en vain. Comme il est bon de découvrir la France d’une telle façon!

Alors qu’entre nous, petit à petit des amitiés se soudent sur le bord de la plus belle des routes, à travers les montagnes, au cœur d’un décor indéfinissable, moi, chaque matin, je m’émerveille devant la chance que j’ai de faire partie d’un groupe de gens de tous âges – nous, les plus jeunes qui sommes dans la jeune trentaine partageons nos vies de pèlerins avec des gens merveilleusement en forme de l’âge de nos parents – avec qui la route, il me semble, semble moins longue et nettement plus sereine.

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