RIDM : 24 DAVIDS de Céline Baril lance 10 jours d’exploration documentaire

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09 novembre 2017 - 20:00
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Demain, le jeudi 9 novembre, la 20e édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) débutera par la présentation en première mondiale de 24 Davids, de la cinéaste québécoise Céline Baril. Cet essai libre et inspirant, ouvert sur le monde et fondé sur la quête de rencontres inoubliables, donne le ton d’une édition riche en propositions engagées qui prennent le réel à bras le corps.

Véritable road movie de la pensée tourné sur trois continents, 24 Davids sera présenté en ouverture du festival ce jeudi 9 novembre à 19h à l’Auditorium des diplômés de la SGWU (H-110) de l’Université Concordia, en présence de la cinéaste et de l’équipe du film.

La projection sera suivie de la soirée d’ouverture, présentée en collaboration avec Arbutus, qui se tiendra dès 22h au Quartier général des RIDM, situé à la Cinémathèque québécoise (335 boul. de Maisonneuve Est).Les festivaliers pourront célébrer le lancement de notre 20e édition sur la synth-pop enivrante de Moon King, GG Peach et Venus. La soirée se terminera par une prestation du DJ Devo b.

Une seconde projection de 24 Davids, suivie d’une discussion avec Céline Baril, est prévue le samedi 11 novembre à 16h30 dans la salle Jean-Claude Lauzon du Pavillon Judith-Jasmin Annexe.

La démarche curieuse et engagée du film d’ouverture présage une sélection 2017 composée d’œuvres courageuses, qui confrontent certains des enjeux les plus importants de notre époque. Ainsi, le cinéaste Everardo González sera présent au festival pour discuter de son film The Devil’s Freedom, qui recueille les témoignages de victimes ou de coupables des violences extrêmes qui rongent le Mexique. Travis Wilkerson expliquera la démarche singulière derrière Did You Wonder Who Fired the Gun?, son enquête familiale sur l’histoire sordide de l’Amérique raciste. Une projection-débat de Taste of Cement de Ziad Kalthoum portera un vibrant éclairage sur les travailleurs de la construction syriens réfugiés au Liban. L’occasion d’assister à une table ronde autour de la question des travailleurs réfugiés. Plus près de nous, le canadien Charles Officer sera présent pour discuter de Unarmed Verses, qui suit l’éveil politique, poétique et artistique d’une jeune fille devenue la porte-parole de sa communauté noire de Toronto.

La forme essayiste est également à l’honneur, qu’il s’agisse des explorations libres de Singapour par Tan Pin Pin, dont la rétrospective comportera une leçon de cinéma gratuite à ne pas manquer, d’évoquer les conséquences des attaques sur la bande de Gaza au moyen d’un alliage inédit de documentaire et de fiction dans Ouroboros (Basma Alsharif), de plonger au coeur du désert de Sonora, tombeau de nombreux migrants qui tentent d’accéder aux États-Unis dans El mar la mar (JP Sniadecki et Joshua Bonnetta), ou encore de parcourir le monde sur fond de réflexion éthique et métaphysique dans Untitled, le film posthume de Michael Glawogger co-réalisé par Monika Willi.

Tout au long des RIDM, les grands sujets politiques côtoieront les explorations plus intimes de la nature humaine. À ce sujet, Qu’importe la gravité marque les débuts en tant que cinéaste du photographe québécois Matthieu Brouillard à travers le portrait d’une amitié hors norme marquée par la maladie mentale et le handicap. Maison du bonheur (Sofia Bohdanowicz) fait le portrait tendre et jubilatoire d’une septuagénaire pétillante et coquette. End of Life de Pawel Wojtasik et John Bruce donne le temps et la parole à des personnes en fin de vie, dans un mouvement complémentaire à celui de Wang Bing dans son Mrs. Fang. À ne pas manquer également, pour les spectateurs avertis, la projection de Caniba, le portrait d’un tristement célèbre cannibale japonais, en présence du réalisateur Lucien Castaing-Taylor.

À l’occasion de cette 20e édition, les RIDM organisent 9 projections gratuites pour célébrer la démocratisation du cinéma documentaire à travers certains films marquants de l’histoire du festival. Ces projections spéciales seront organisées tous les soirs du festival dans des lieux emblématiques de neuf quartiers de Montréal. L’occasion de discuter de l’impact à long terme de certaines oeuvres et de célébrer la démocratisation du cinéma documentaire. Les projections « Spécial 20e » sont présentées par Canal D.

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