Retour sur la première journée d’Osheaga : Of Monster and Men et Amadou & Mariam

Début de l'événement: 

03 août 2012 - 00:00
Catégories:
Osheage 2012 OMAM Amadou&Mariam

Osheaga jour 1: chaleur, densité, unanimité

Cette année, la configuration des lieux a quelque peu changée afin de permettre au festival de s’approprier davantage d’espace en prévision des 100 000 participants. Cette anticipation doit s’avérer vraie, car sur le terrain on peut ressentir la densité de la foule jusqu’à travers ses pores de peau. C'est sans parler de la chaleur qui était par moments accablante.

À noter que la scène verte et la scène des arbres se trouvent dorénavant vraiment reculées par rapport de l’espace central. Le principal obstacle réside dans l’enjambement de la route via un escalier par lequel s’engouffre des milliers de personnes, ce qui créer inévitablement un bouchon de circulation. Il faudra prévoir davantage de temps pour vous rendre d’une scène à une autre.

La foule semblait moins disparate que lors du vendredi de l’édition 2011, lorsque Bran Van 3000 avait précédé au passage du rappeur Eminem, ce qui avait divisé les genres. Au contraire, cette année, à de lieux à la ronde, on peut observer des fervents défenseurs de musique indie, habillés à la boho, grunge, pour ne pas dire hipster.

Of Monster and Men

Ceux qui ont réussi à se tailler une place parmi la foule dense devant la scène verte ont eu droit à un moment privilégié. Tous les éléments étaient réunis pour créer une ambiance magique lors de performance de la formation indie folk Of Monster and Men. Le groupe islandais était de toute évidence en pleine forme. Les membres partageaient une complicité assurée sur scène. La foule à perte de vue, répondait à l’appel de façon enjouée et attentive. La scène éloignée permettait de profiter d’un moment d’accalmie tout en profitant de la musique folk rythmée portée en voix par la chanteuse-guitariste Nanna Bryndís Hilmarsdóttir et le chanteur-guitariste Ragnar “Raggi” Þórhallsson. L’harmonie de leur son a su rejoindre la foule droit au cœur.

Amadou & Mariam

En revenant vers la scène de la montagne, on pouvait constater que la foule devenait plus éparse pour voir le couple malien Amadou & Mariam en performance. Bien que le pendant masculin de la formation, Amadou, affichait une belle énergie sur scène, on ne peut pas dire autant de sa compagne, Mariam, qui semblait avoir les deux pieds coulés dans le béton et qui affichait peu d’expression derrière ses lunettes fumées. Une statue peu convaincante lorsqu'elle invita la foule à danser sur les notes de leur chanson Batoma tirée de leur album Welcome To Mali (2008). Bien que le duo soit un fervent représentant de la musique du monde et des racines africaines, ceux qui les connaissaient bien doivent être déçus de cette performance retenue. Quant à ceux qui sont venus pour la découverte, alors ils ont eu le droit au seul spectacle de musique du monde dans le cadre du festival. De quoi se faire aller les hanches malgré tout!
Je vous suggère d’écouter leur chanson Dougou Badia en collaboration avec Santigold, sœur cosmique de M.I.A. qui se produira pour sa part dimanche à 16h 45 sur la scène de la montagne.

Catherine Matusiak
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Crédit photo Of Monster and Men : Sophie Ferrandino
Crédit photo Amadou & Mariam et foule: Étienne Langlois
Collage: Catherine Matusiak

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