Radiohead à Osheaga : une finale riche en couleurs et en émotions

Début de l'événement: 

31 juillet 2016 - 20:30
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Radiohead - Osheaga 2016 - Photo : Claude Dufresne

25 Guitar Riffs You'll Hear at Osheaga 2016

Radiohead - Osheaga 2016 - Photo : Claude Dufresne
Radiohead - Osheaga 2016 - Photo : Claude Dufresne
Radiohead - Osheaga 2016 - Photo : Claude Dufresne
Radiohead - Osheaga 2016 - Photo : Claude Dufresne
Radiohead - Osheaga 2016 - Photo : Claude Dufresne
Radiohead - Osheaga 2016 - Photo : Claude Dufresne
Radiohead - Osheaga 2016 - Photo : Claude Dufresne

Enfin, nous étions tous là, le moment tant attendu : Radiohead à Osheaga ! Tout fan de musique qui se respecte et n’était pas allé rendre hommage à Céline au Centre Bell devait sans contredit se retrouver devant la scène De La Rivière au Parc Jean-Drapeau hier soir. La masse dense qui s’étendait à perte de vue était à couper le souffle.

Par où commencer ? Comment essayer de demeurer objective quand Radiohead meuble ma vie depuis le début de mon adolescence ? Je dirai ceci, car j’en suis consciente : c’était une soirée magique et haute en émotions pour les plus grands mordus et fans incontestés comme moi, mais cela a dû être beaucoup plus ardu comme soirée pour les amateurs de hits qui n’ont que OK Computer dans leur bibliothèque.

Vous me direz, mais c’est un festival, ils DOIVENT jouer les hits et rendre les gens heureux. À ceci je vous répondrai : de un, c’est Radiohead, ils jouent pour SE rendre heureux ça a toujours été et de deux, si on sait apprécier le génie de ce groupe mythique, nul besoin de connaître toute leur discographie pour savourer chaque note qui émane de ces musiciens émérites.

Déjà la soirée démarre avec trois nouvelles chansons tirées de leur tout dernier album, A Moon Shaped Pool. Ceux qui n’y ont pas tant porté attention ont dû se demander quel genre de soirée les attendait, mais j’ose croire que cela les aura portés à l’écouter en boucle en sortant du métro après le spectacle, car c’était majestueux. C’est donc avec Burn The Witch, Daydreaming et Ful Stop que Thom Yorke et sa bande débutent le spectacle en force. Et c’est vraiment en écoutant ces versions live qu’on apprécie pleinement le talent de ces cinq Anglais (six pour l’occasion avec l’ajout d’un deuxième batteur).

D’ailleurs les six écrans rectangulaires au-dessus de leurs têtes vont donner le ton à toute leur performance. Les caméras cachées près de chaque musicien iront projeter des images intimes du travail de chacun sur les trois écrans principaux d’Osheaga, ainsi que les six suspendus au centre de la scène. Chaque chanson aura sa couleur et son thème soit de rouge, bleu, blanc, vert ou autre pour des effets simples, mais efficaces et grandioses.

2+2=5 et Bodysnatchers viendront ensuite rassurer les sceptiques et réveiller les bras de la foule. Et c’est aussi toujours aussi hallucinant de voir Jonny Greenwood se déchaîner sur sa guitare pendant cette première. Puis Thom démontrera qu’il est toujours aussi dans son élément et satisfait de ses chansons alors qu’il va interpréter Nude dans toute sa délicatesse. Le temps semblera ensuite s’arrêter quand Yorke chantera les belles paroles de Reckoner : « Because we seperate, like ripples on a blank shore… »

L’envoûtement va se poursuivre avec la sublime Pyramid Song. Thom au piano droit et Jonny à la guitare avec son archet formeront le duo parfait. Puis on rebondit dans le temps vers l’avant avec Bloom (The King of Limbs), Identikit et The Numbers, tirées d’A Moon Shaped Pool qui sera très bien représenté tout au long de la soirée. Les deux batteries mariées aux percussions de Greenwood pendant Bloom vont donner un second souffle à cette pièce qui sonne beaucoup plus douce sur King of Limbs.

S’en suivront plusieurs anciennes compositions au plus grand plaisir de la foule qui se dégourdira un peu plus devant les pas de danse de Thom Yorke qui s’en donnera à cœur joie notamment pendant Feral et Idiotheque. De beaux échantillonnages de voix pendant Everything in its Right Place feront ensuite place aux rythmes endiablés de l’incontournable Idiotheque, l’énergie est à son maximum ! La classique et délicieuse There, There termine la première partie avec brio à 22h. Ce n’est pas fini par chance !

Mis-à-part la douce et somptueuse Present Tense du dernier album, le premier rappel fera battre nos cœurs de fans très très fort avec Let Down, une version quelque peu ralentie, mais non moins parfaite de Paranoid Android, Exit Music (For a Film) et Karma Police que Yorke chantera le sourire au lèvres avec son public en adoration.

Nous ne sommes pas laissés en reste car Thom nous réserve ses meilleurs déhanchements pendant le second rappel durant Lotus Flower. Le chanteur remercie tout le monde de les avoir si bien accueillis et espère que tous ont passé un bon festival sans consommer trop de drogues en même temps. Radiohead fera ensuite la paix (comme dans plusieurs spectacles de la présente tournée) avec Creep qu’ils ont abhorrée pendant tant d’années. Nous pouvons maintenant barrer cet item de notre liste de vie, Creep aura été entendue en spectacle en 2016. Merci pour ce petit bonbon Thom, nous te le revaudrons bien.

Pas la soirée de rêve pour tous, mais néanmoins mon cœur d’adolescente demeure comblé, comme celui de plusieurs milliers d’autres j’en suis certaine.

Liste de chansons :

1. Burn the Witch
2. Daydreaming
3. Ful Stop
4. 2 + 2 = 5
5. Bodysnatchers
6. Nude
7. Reckoner
8. Pyramid Song
9. Bloom
10. Identikit
11. The Numbers
12. The Gloaming
13. Feral
14. Weird Fishes / Arpeggi
15. Everything in its Right Place
16. Idioteque
17. There There

Premier rappel :

18. Let Down
19. Present Tense
20. Paranoid Android
21. Exit Music (For A Film)
22. Karma Police

Deuxième rappel :

23. Lotus Flower
24. Creep

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