The Phantom of the Opera : une soirée de gala avec Gabriel Thibaudeau

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08 août 2011 - 12:05
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Samedi soir était le coup d’envoi du visionnement spécial d’un grand classique du cinéma muet, The Phantom of the Opera, qui a également été présenté en supplémentaire dimanche soir à la Salle Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.

C’est la Cinémathèque québécoise qui a eu la grande générosité de prêter sa précieuse copie du film en 35 mm, laquelle comporte une séquence en Technicolor d’environ cinq minutes du bal masqué et de la Mort Rouge.

C’est donc sous la forme d’une soirée de gala que le célèbre classique du fantastique, réalisé par Rupert Julian en 1925, a été présenté en clôture de la 15e édition du festival international de films Fantasia, par le compositeur et chef d’orchestre Gabriel Thibaudeau ainsi que ses 30 fidèles musiciens.

The Phantom of the Opera a rapidement acquis le statut de grand classique du cinéma en noir et blanc, en partie grâce à la performance sublime de l’acteur Lon Chaney (le fantôme Erik), qui a lui-même préparé son maquillage pour les besoins du tournage, et de l’actrice Mary Philbin, qui interprète la belle et désespérée Christine Daaé.

Environnement baroque, décors à donner la chair de poule, couloirs souterrains et labyrinthiques, présences fantomatiques, avouons-le, The Phantom of the Opera n’est pas un film à l’eau de rose, quoique…

Le récit prend racine à partir de l’obsession malsaine du sinistre fantôme de l’opéra. Ce dernier désire conquérir le cœur tendre et inoffensif de la belle Christine Daaé, qu’il souhaite épouser sur-le-champ. L’histoire évolue donc entre l’Opéra de Paris et les menaces écrites d’Erik, qui veut voir sa belle au centre de la représentation du célèbre opéra Faust. Christine, envoûtée par la voix du fantôme, se retrouve malgré elle dans l’antre énigmatique d’Erik, un peu comme Alice de l’autre côté du miroir. C’est une ambiance sordide qui l’attend dans le détour : architecture gothique, cours d’eau sombre, chats noirs et anciens décors de théâtre. Christine, désemparée, tente de se sauver des solides griffes du monstre masqué, avant que celui-ci n’accomplisse son infâme dessein.

La musique, interprétée par Gabriel Thibaudeau, était d’une justesse et d’une cohérence à donner froid dans le dos. Alors que l’an dernier le chef d’orchestre dirigeait sa propre composition musicale du grand classique expressionniste Metropolis (1927), et ce, devant 3000 personnes, cette année c’est The Phantom of the Opera qui a eu droit à la totale.

Le mariage entre la musique classique et le cinéma fantastique auquel nous avons eu la chance d’assister hier soir donnaient le ton juste à un film qui manquait, hélas!, cruellement de musique à l’époque.

Bravo à toute l’équipe de Fantasia d’avoir partagé à nouveau une multitude d’œuvres marquantes du cinéma fantastique et d’horreur avec les médias et le grand public montréalais, qui a encore une fois été fort nombreux pour l’édition 2011.

En effet, plus de 100 000 spectateurs ont été présents à la15e édition de Fantasia 2011! Et la bonne nouvelle, c’est que Fantasia sera de retour l’an prochain pour sa 16e édition!

Note : **** 1/2

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