Peter Murphy envoûte le Maverick’s à Ottawa

Catégories:

Depuis mercredi soir dernier, le Bluesfest fait rage à Ottawa, avec une brochette d’artistes qui passe de la légende (Van der Graaf, Jeff Beck, George Clinton, Lee Scratch Perry) à intéressants (Steve Earle, Ben Harper, Stone Temple Pilots, Les Claypole) ou carrément «has-been» (Kiss, Styx).

Quelle ne fut pas ma surprise de voir jeudi, que Peter Murphy, ex-leader du groupe gothique Bauhaus dans les années 1970 et 1980, faisait partie des artistes invités. J’étais plutôt stupéfait et par surcroît, son concert aurait lieu au Maverick’s, petit bar sur Rideau de la grosseur de la Fourmi Atomik à Québec. J’étais certain d’avoir la chance de voir un spectacle très intime avec de vrais fans et non pas comme sur le lieu officiel du Bluesfest où plusieurs curieux vont voir les spectacles sans trop connaître l’artiste.

Finalement, hier (vendredi 10 juillet), je me présente au Maverick’s à 10 heures (heure où les portes devaient ouvrir) évidemment elles n’ont pas ouvert. Après 1 heure et demi d’attente, un membre du staff sort et nous dit que la première partie qui était supposée être Adversary, ne jouerait pas dû à des problèmes techniques et que les portes ouvriraient bientôt. Donc finalement, il n’y aurait que Peter Murphy. Pas grave, je me dis que faire le pied de grue presque deux heures vaut encore la peine. Finalement vers minuit, les portes ouvrent et on peut lire sur la porte : Pas de caméras et / ou d’appareils enregistreurs. Ce qui explique l’absence de photos pour l’article.

Quelque temps avant que le spectacle commence, une fille collée sur la scène a eu droit à tout un sermon enflammé de la part du gérant (je crois) de Peter Murphy qui finit avec la confiscation de sa caméra.

Finalement, à minuit quinze, Peter Murphy et trois musiciens apparaissent sur la scène et Murphy nous fait un petit discours intéressant dans lequel il nous dit qu’il dédie le spectacle à sa sœur qui a déjà vécu plusieurs années à Ottawa. Tout le long du spectacle, d’ailleurs il prendra le temps de jaser et faire des farces. Même vers le milieu du concert, certains fans ont commencé à lui chanter ‘’Bonne fête’’ et on pouvait voir qu’il était gêné. Ce fut un plutôt sympathique.

Il a joué quelques nouvelles chansons, quelques reprises de Bauhaus dont une version de Strange kind of love finissant avec un extrait de Bela Lugosi’s Dead. Juste ça, valait le prix d’admission. Peter Murphy était en pleine forme, sa voix était vraiment bonne (quand même, ça fait plus de 30 ans qu’il chante). C’est un des très rares spectacle où je ne regardais pas quelle heure il était (très bon signe), après 70 minutes il est parti et est revenu pour deux autres chansons. On croyait qu’il reviendrait pour un deuxième rappel, mais non… Finalement un excellent spectacle de (presque) 90 minutes qui sera facilement le concert de l’année.

Le spectacle avait lieu dans le cadre de la tournée de Murphy consacré à son plus récent opus, Secret Cover, qui reprend intégralement les chansons de l'album Space Oddity de David Bowie. Depuis le début des années 1990, Murphy a entrepris une riche et florissante carrière solo. Il y a trois ou quatre ans, Bauhaus s'était réformé, le temps d'une tournée qui les avait amené à Montréal.

Peter Murphy est à Toronto au Opera House CE SOIR, samedi 11 juillet 2009.

Par Gilbert Lachance
DJ à Ottawa et collaborateur de Patwhite.com

Pour en savoir plus sur Peter Murphy : http://www.petermurphy.info/tours/secret-cover/index.htm

Partager

Facebook icon
Twitter icon
Google icon

Commentaires

KISS, has-been?

KISS, des has-been? C'est vrai que des has-been peuvent se vanter d'avoir 24 disques d'or et 16 disques de platine seulement aux USA, êtres considérés comme l'un des groupes les plus influents de toute la scène heavy metal (si on enlève tous les groupes qui ont été influencés par KISS, on peut compter les restants sur une main), proposer un spectacle époustouflant qui se renouvelle à chaque tournée et qui n'a jamais été égalé et donner, sans arrêt depuis toujours, des tournées d'arénas et de stades sold-out à travers l'Amérique du Nord, du Sud, l'Europe, l'Australie et le Japon (où ils ont battu le record d'affluence des Beatles, ce qui n'est pas rien. Et ils détiennent toujours le record). Franchement, c'est l'affirmation la plus stupide que j'ai entendu. KISS peuvent paraître pour des has-been parce que les médias et les critiques n'en parlent jamais, le groupe a toujours été boudé par "l'élite". Hors, c'est le public et non les journalistes qui détient la bonne parole.

KISS ROCKS \m/

Ajouter un commentaire