Passenger : l’amour malgré la tempête

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14 mars 2017 - 20:00
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Passenger

Le Métropolis de Montréal affichait complet mardi soir pour la venue très attendue de Michael Rosenberg alias Passenger.

Malgré la violente tempête de neige qui faisait rage dehors, les fans de l’auteur-compositeur-interprète folk britannique étaient fidèles au rendez-vous et ceux qui n’ont pas pu se présenter ont très certainement dû s’en mordre les doigts.

Rosenberg et ses musiciens en étaient aux débuts de leur tournée nord américaine et à leur première date canadienne d’une série de vingt spectacles, mais le chanteur a tenu à souligner que Montréal a aussi été la première à afficher complet. Le public était fier et l’artiste visiblement ému.

Suite à une superbe prestation du groupe australien The Paper Kites (définitivement à découvrir), Passenger ne s’est pas fait prier avant de monter sur scène sur les coups de neuf heures. Principalement venu nous présenter son plus récent album « Young As The Morning Old As The Sea », la soirée s’est majoritairement concentrée sur celui-ci et quelques autres anciens succès de ses précédents albums.

Il va sans dire que le jeune trentenaire n’a définitivement pas la langue dans sa poche et maîtrise l’humour British à la perfection. On le verrait sans doute aussi s’exercer à titre d’humoriste. Histoires, anecdotes et blagues sarcastiques ont meublé le spectacle d’environ une heure et demie. Il a d’ailleurs raconté quelques histoires touchantes sur les origines de ses chansons, écrites lors de ses nombreux voyages à travers le monde à jouer dans les rues pour promouvoir sa musique.

La plus marquante a été celle de la magnifique pièce « Travelling Alone » qui raconte l’histoire d’un vieil homme et d’une femme rencontrés en Europe qui voyageaient seuls suite à la perte de leur compagnon de vie. Rarement a-t-on pu être témoin d’une foule aussi silencieuse et respectueuse alors qu’elle écoutait l’artiste raconter une assez longue histoire entre deux chansons. Rosenberg était manifestement touché de cette marque de respect.

Cela démontrait aussi notamment qu’il possède une énergie contagieuse sur scène car son public suit vraiment la vague d’émotions qu’il dégage tout au long de la soirée. Que ce soit en chantant très haut et fort et en dansant sur des thèmes plus rythmés tels que « 27 », « Anywhere » ou la très libératrice « I Hate »; ou en écoutant dans le silence complet les versions acoustiques de « Everything » et de « Sound of Silence » (Simon & Garfunkel), la foule suivait religieusement le chanteur dans ses hauts et ses bas.

La reprise de « Ain’t No Sunshine » de Bill Withers a aussi été un très beau moment. Les arrangements à la guitare acoustique détonnaient clairement à travers le Métropolis, entremêlés des voix harmonieuses chantant le refrain dans la salle. La fameuse « Let Her Go » qui a propulsé Passenger au top des palmarès du monde a fait des centaines d’heureux et quelques-uns ont quitté satisfaits de l’avoir entendue enfin. Très dommage car « Scare Away The Dark », puis « Home » et « Holes » en rappel étaient parfaites pour clore cette chaleureuse prestation.

http://passengermusic.com/

Liste de chansons :
1. Somebody's Love
2. Life's for the Living
3. If You Go
4. 27
5. Anywhere
6. Everything
7. Travelling Alone
8. The Sound of Silence (Simon & Garfunkel cover)
9. I Hate
10. Young as the Morning Old as the Sea
11. Beautiful Birds
12. Let Her Go
13. Ain't No Sunshine (Bill Withers cover)
14. Scare Away the Dark
15. Home
16. Holes

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