OSHEAGA 2018 - Jour 2 - Arctic Monkeys, Blondie, Bahamas, Loud, Billie Eilish et plus!

Début de l'événement: 

04 août 2018 - 13:00
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Osheaga 2018 - Jour 2 - Dominique Caron
Bahamas - Osheaga 2018 - Jour 2 - Dominique Caron
Bahamas - Osheaga 2018 - Jour 2 - Dominique Caron
Blondie - Osheaga 2018 - Jour 2 - Dominique Caron
Milk and Bone - Osheaga 2018 - Jour 2 - Dominique Caron
Arctic Monkeys - Osheaga 2018 - Jour 2 - Dominique Caron
Anderson Paak - Osheaga 2018 - Jour 2 - Dominique Caron
Anderson Paak - Osheaga 2018 - Jour 2 - Dominique Caron
Anderson Paak - Osheaga 2018 - Jour 2 - Dominique Caron

Plusieurs festivaliers ont eu chaud – littéralement et métaphoriquement – au début de la deuxième journée d’Osheaga 2018. Pluie et orages étaient au rendez-vous en matinée et début d’après-midi. Mais vers les 14h00, tout s’est dissipé et le soleil est réapparu sous les notes de Bedouin Soundclash, Son Little, Ponctuation et Parker sur les différentes scènes au Parc Jean-Drapeau.

Bahamas

Le torontois Afie Jurvanen, mieux connu sous le nom d’artiste Bahamas, a énormément plu au public d’Osheaga lors de sa prestation sur la scène de la montagne en fin d’après-midi. Le trentenaire autodidacte a charmé la foule avec son folk chaleureux, sa voix douce à la Jack Johnson et ses chansons enivrantes. La choriste Felicity Williams l’a merveilleusement accompagné et s’est d’ailleurs mérité plusieurs belles ovations lors de ses performances solo. Avec quatre albums à son actif et une large expérience auprès de groupes renommés comme The Lumineers, Howie Beck, Jack Johnson et plusieurs autres, Jurvanen a été tout aussi impressionnant avec ses longs et savoureux solos de guitare. Il nous a aussi bien fait rire en nommant très peu subtilement les commanditaires du festival comme Coors en buvant sa bière sur scène : « Pardon, je dois boire un peu ma bière Coors » dit-il un sourire sarcastique aux lèvres. Bref, nous avons tous bien profité du moment sous le soleil en chantant « Way With Words », « Whole Wide World », « Lost in the Light » et la belle « All The Time ».

Loud

Le jeune et talentueux rappeur montréalais Simon Cliche-Trudeau, beaucoup mieux connu au Québec et maintenant en France sous le nom de Loud (anciennement du groupe Loud Lary Ajust) a définitivement été un des moments les plus forts de samedi sur la scène des arbres. Une foule nombreuse et très dense s’est rassemblée pour accueillir le « millionnaire du web » et rapper avec lui ses chansons tirées de son premier album « Une Année Record ». Son ancien partenaire Lary Kidd était aussi présent sur scène pour l’accompagner et faire monter l’ambiance. Ajust était aussi fidèle au poste derrière la table tournante. Les fans ont hurlé haut et fort toutes les paroles judicieuses du rappeur. C’était vraiment impressionnant, rassembleur et visiblement touchant à voir, certainement encore plus pour Loud lui-même. « Hell What a View », « Nouveaux Riches », « Le Pont de la Rivière Kwai » et la glorieuse « Toutes les Femmes Savent Danser », les fans n’en ont pas manqué une. Cliche-Trudeau a aussi grandement remercié ses supporters pour cette dernière qui tourne amplement sur les radios francophones. « C’est grâce à vous » leur a-t-il déclaré.

Lary Kidd a eu son moment de gloire avec « Petit Jésus » et ils ont ensuite entamé « Rien ne va plus » comme dans le bon vieux temps de LLA. L’ambiance était à son comble et c’était splendide! Avec son habituel manteau « Montreal Made Me Immortel » sur le dos, il a terminé sa légendaire prestation avec la pièce qui a tout commencé pour lui en solo avec son EP New Phone, « 56K ». Du bonheur montréalais à l’état pur.

Billie Eilish

La scène de la Vallée était vraisemblablement trop petite pour la star montante de 16 ans. Ses fans entassés et extrêmement fébriles avaient probablement attendu ce moment avec beaucoup d’impatience! Une ascension de cris s’est propagée dans la foule dès que l’adolescente a mis le pied sur scène. Et je dis bien LE pied, car la pauvre s’étant blessée quelques jours auparavant avait l’autre jambe dans un atèle et s’est présentée devant son public avec deux béquilles sous les bras. Après avoir chanté « bellyache », elle s’est excusée auprès de ses admirateurs et a avoué ne pas avoir dormi de la nuit car elle pensait à annuler son spectacle, mais elle en a été incapable. « On n’a qu’une seule vie à vivre, alors je me suis dit au diable! » a-t-elle déclaré (avec des mots un peu plus crus) sous une pluie d’acclamations.

Les spectateurs continuaient de remplir la foule déjà dense tout au long de la prestation d’Eilish. Un constat impressionnant pour une jeune artiste qui n’a qu’un EP à son actif pour l’instant sorti il y a un an exactement, « Don’t Smile at me ». Elle a servi 11 chansons et son frère ainé Finneas a aussi chanté l’une de ses compositions solo (il y a décidément beaucoup de talent dans cette famille).

Malgré qu’il lui manque la jambe droite, O’Connell de son vrai nom de famille ne manquait pas d’énergie et parvenait tout de même malgré la certaine douleur à sautiller et danser pour nous. Il est évident que ce dynamisme lui était insufflé par ses fans qui chantaient toutes ses paroles parfois si fort qu’on avait peine à entendre la chanteuse. Parmi les onze pièces offertes, ses plus grands succès « idontwannabeyouanymore », « ocean eyes », une reprise au ukulele de « Hotline Bling » (Drake) et la plus connue « lovely » (avec Khalid aussi en prestation un peu plus tôt samedi). On ne peut que voir du succès à l’horizon pour cette jeune et énergique chanteuse aux multiples talents.

Par Sophie Ferrandino

Kali Uchis

Sous le soleil qui s’est pointé après les averses de la matinée, la Scène de la Vallée était prête à recevoir la bombe de la pop R&B Kali Uchis! On ressentait bien la chaleur du soleil plombant et la chanteuse ne faisait que faire grimper la température avec ses chanson accrocheuses et ses déhanchements lascifs.La bombe colombienne-américaine a définitivement le profil d’une star et sait bien maniée l’art de la scène lors de ses interprétations des chansons Dead to Me, sa populaire Tyrant et After the Storm (où est Tyler de creator!?). Bref, une excellente façon de commencer la seconde journée d’Osheaga avec une bonne dose de women power!

Anderson Paak. &The Free Nationals.

Le spectacle de Anderson Paak. est tout simplement l’apogée de cette seconde journée à Osheaga, rien ne pouvait accoter la performance mémorable de ce rappeur accompagné de ses musiciens The Free Nationals.

Anderson Paak. & The Free Nationals furent l’acte de clôture du festival de Jazz en 2017 et le rappeur revenait en force, cette fois sur la scène de la Montagne en plein golden hour devant une foule dense et fort réceptive. Tous les astres étaient enlignés pour créer un moment magique et c’est qui se produit. Un véritable entainterneur de foule, le rappeur et ses complices ne languissaient pas sur les interactions avec le public, demandant à plusieurs reprises de répéter Yes Lawd!, faisant chanter la foule à leur place, lever les bras en l’air, tout y passait et on était juste contents de les suivre dans leur délire. Une véritable synergie s’est installée entre la foule et le groupe qui s’amusait à enchainer les genres musicaux et le public lui répondait bien! À un moment, même le groupe laisse de côté le funk pour demander de créer un immense mosh pit et se lance dans une envolée de rock métal le temps que tout le monde se défoule à fond.

En plus d’être un rappeur aguerri, Anderson Paak est aussi un batteur hors pair et il s’en donné cœur joie hier avec toute sa puissance possible. C’était une réelle onde électrique qui passait de la scène à la foule avec les pièces Come Down, Bubblin et tantôt une ambiance langoureuse avec les morceaux smooth R&B tels que Heart Don’t Stand a Chance, Am I Wrong.
Mention honorable aussi à son interprétation de la chanson Glowed Up, collaboration qu’il a réalisé avec le DJ Kaytranada, artiste montréalais et qui a certainement fait plaisir à beaucoup de montréalais fan hier soir.

Bref, la journée aurait pu finir ici que la foule en aurait eu pour son argent. Anderson Paak devrait un show obligatoire une fois par année!

Arctic Monkeys

Ah mes amours! J’ai adoré l’album AM, je crois l’avoir écouté à l’usure. Par contre, je ne suis vraiment pas convaincue de la nouvelle direction qu’a pris le groupe avec leur récent album Tranquillity Base Hotel & Casino – un trip d’Alex Turner qui ressemble à de Last Shadow Puppets – mais sans le côté mordant rock qu’on connait bien des Arctic Monkeys. Heureusement, hier soir Alex Turner et sa bande nous ont tout de même offerts de pièces de l’album AM, tel que Arabella, Why Do You Call When You Are High?, Do I wanna know?, en plus de retourner à leur répertoire plus raw de leurs débuts. Néanmoins, l’ambiance n’était pas au rendez-vous dû à une foule éparse, un set list comportant des creux. Ça n’a pas aidé que même le groupe ait quitté la scène pour revenir après un moment qui semblait une éternité - quand le silence règne sur une scène principale en fin de soirée. Beaucoup de festivaliers ont quitté à ce moment, avant que le groupe reprennent place pour une balade qui n’a pas su remonter l’énergie. Ce ne fut définitivement pas à la hauteur du spectacle qu’ils avaient offert à Osheaga en 2014.

Par Catherine Matusiak

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