Osheaga 2015 : topo de la première journée

Début de l'événement: 

31 juillet 2015 - 13:00
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Amélie Guénard

J’avais mis en place un sacré parcours pour ces trois jours de festival mais même avec toute la bonne volonté du monde, j’aurai du compter sur un moteur installé derrière les jambes. Plutôt que de courir dans tous les sens, j’ai pris assumé l’option «au gré de l’inspiration» pour ne garder que les meilleurs souvenirs. Voici le récap’ de ma première journée à Osheaga.

Run The Jewels : complicité affichée pour les deux MCs, je n’en n’attendais pas moins d’eux. EI-P et Killer Mike sont apparus sur scène sourires flanqués aux lèvres après We are The Champions de Queen, une introduction qui a fait monter d’un cran la ferveur du public. «J’espère que vous êtes en forme, car nous allons détruire ce festival» (à peu de chose près) lance Killer Mike. La tornade Run The Jewels se met à enchaîner ses hits devant une foule dense, sautant au gré du flow, invitant un puis deux fans sur scène. Du rap engagé, du hip-hop old school et une énergie démentielle, c’est le combo qu’il me faut pour adhérer à un show du genre.

The Kills : Peut-être le concert le plus frustrant de la journée… le duo a essuyé de multiples problèmes logistiques. Alisson Mosshart, comme un lion en cage, va et vient sur la scène allume une clope s’assoit, Jamie Hince semble excédé. Mais lorsque les morceaux partent, la machine rock est lancée et on assiste à un grand moment. Le guitariste, concentré, et la chanteuse, déchainée, sont en osmose, encouragés par les deux batteurs en arrière. Un nouvel album svp.

Milk & Bone : l’univers des deux chanteuses épousait à merveille le décor naturel offert par la scène des arbres. Milk & Bone, complices, se sont appliquées à offrir un beau concert, malgré des basses bien trop fortes (de celles qui soulèvent littéralement le cœur). Leur reprise de «Death With Dignity» de Sufjan Stevens a donc maladroitement résonné mais laissait entrevoir une belle interprétation portée par un mix ukulele-machine.

Brodinski : il fut un temps où je dansais comme une folle à Paris lorsque Brodinski passait dans les clubs de la capitale. C’était les débuts, le jeune DJ se cherchaient, j’aimais ses explorations électro. Aujourd’hui il s’affirme dans des beats et remix hip-hop dont je reconnais la qualité, mais auxquels j’accroche beaucoup moins (je conçois la non-pertinence de ce dernier élément, je suis gênée). Et devant lui, des gens, au choix, saouls ou désintéressés... dommage.

Of Monster and Men : j’ai passé une tête au concert de Of Monster and Men où il s’est passé un phénomène météorologique qui fait la beauté des festivals. Un groupe performe avec vigueur devant un public engagé, au-dessus de leur tête, le ciel noircit, noircit, l’orage menace… et puis s’en va.

Viet Cong : dans l’antre de la petite scène des Arbres, les canadiens ont servi leur post punk sombre et dense devant une foule captivée. On a entendu une nouvelle chanson très technique, et l’album Viet Cong. Les Canadiens s’illustrent par leur précision, leurs instrumentales construites et une belle noirceur.

Photo: Amélie Guénard

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