Osheaga 2011 : soirée mélancolique à la scène verte

Début de l'événement: 

30 juillet 2011 - 14:55
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Égal à lui-même, c’est un Joseph Arthur rempli d’humilité et de charisme qui s’est présenté sur la scène verte pour sa prestation solo au festival Osheaga vendredi. Plusieurs attendaient grandement son retour à Montréal, alors qu’il a sorti au printemps dernier son album The Graduation Ceremony. L’auteur-compositeur-interprète s’en est tenu principalement à des titres de ce disque, qui se veut tout aussi romantique et mélodique que les précédents. Il a entre autres présenté la pièce Someone to love, chanson triste portant sur l’addiction à l’amour.

En moins pop, on peut considérer que Joseph Arthur se rattache peu à peu des artistes comme Jason Mraz et Jack Johnson. On peut même parfois croire entendre la voix de Bob Dylan, quelque peu moins rauque, mais tout aussi touchante. L’auteur-compositeur-interprète étonne, seul sur scène avec sa guitare. Il réussit à créer des harmonies surprenantes grâce à ses enregistrements qu’il superpose en continu. Il en a aussi charmé plus d’un par son envolée lyrique, alors qu’il créait une toile fantaisiste sur scène; des visages de profil surlignés de traces rouges et de spray doré.

Les festivaliers, pris dans un tourbillon de spectacles, ont ainsi pu prendre une pause grâce à Joseph Arthur, un souffle, qui les a ainsi ramenés sur terre de la démence estivale.

Timber Timbre : l’Halloween en été

Le projet musical de Taylor Kirk a offert une prestation sombre et très particulière aux festivaliers hipsters, qui boudaient Eminem pour cette première soirée du festival Osheaga. Avec un éclairage formé par des lanternes rouges, appuyé d’une lourde fumée blanche, l’ambiance créée sur scène par le trio ramenait la foule en plein mois d’octobre.

Timber Timbre a principalement présenté son quatrième album, Creep on Creepin’ On en enchaînant des titres comme Bad Ritual et Black Water. La chanson titre de l’opus a aussi été chaudement accueillie par le public.

Leur musique est parfois difficile à décrire; des sons glauques, sporadiques, des cliquetis et des résonnances imposantes viennent alourdir leurs doux élans mélancoliques. De plus, la violoniste, Mika Posen, insère de magnifiques montées au violon. Bref, il s’agit d’une musique sensible qui risque fort bien de se propager dans les prochains mois.

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