
Deux murs blancs où sont projetées des images évoquant San Francisco. Une musique aux accents folk. Le jeu d’un acteur solide, se transfigurant tantôt en homme et tantôt en femme. Un discours-fleuve en français, en anglais. Une scène presque nue. Une chaise. Quelques effets d’éclairages. Voilà pour Route.
Non. La pièce Route, c’est un personnage en proie au passage à vide, parti retrouver le manuscrit d’une pièce de théâtre du même titre, écrite par Kerouac et dont la trace aurait disparu. Bien sur, tout cela est fiction. Quoique Kerouac a en effet écrit une pièce nommée «Beat Generation», qualifiée d’injouable à l’époque et dont la trace réelle aura été retrouvée en 2005.
Le protagoniste quitte le Québec pour San Francisco à la recherche d’une muse de Kerouac dénommée Kate Murray. Défileront des lieux, des personnages et des aventures, qui inclinent ce jeune candide à questionner sa propre identité. Au travers du récit de Kerouac, l’auteur, également acteur, nous livre en quelque sorte sa propre histoire.
On aime le discours parfois prenant du protagoniste, quoique «le tétanos de l’âme», comme dirait Antonin Artaud, vécu par le personnage est plus ou moins incarné. Parfois enthousiaste ou morose, puéril ou tout simplement perdu, toute la palette des émotions y passe. On sent bien la volonté de nous livrer un personnage excessif, un peu comme le fut Kerouac. Seulement, il n’est pas Kerouac, pas plus que fou et génial comme l’ont été les beatniks. Sa lubie nous laisse un peu de marbre. Mais cette pièce racontée de façon haletante a du rythme et a le mérite de faire découvrir l’histoire de l’écrivain à ceux qui ne la connaisse pas.
Pour les mordues de Kerouac, de San Francisco, du City Light Books de Ferlinghetti, de la bande, la pièce «Route» n’enchantera pas outre-mesure. Sans rupture de ton, très linéaire, on suit le parcours d’un jeune tourmenté qui nous raconte Kerouac, son Kerouac. Soulignons la performance de l’acteur, il n’est jamais simple de rendre seul une pièce durant plus d’une heure.
La pièce «Route» est un monologue un peu verbeux, mais au rythme soutenu, écrite et interprétée par Thomas Gionet-Lavigne, qui la livre comme un sprinter. Présentée jusqu’au 6 février au théâtre Premier Acte.
Michaël Lachance, collaborateur pour Patwhite.com à Québec
Un instant svp. Application en train de charger ![]()
Dans les yeux d'Alain Delon
Commentaires récents
- Billets 21 mars Montréal-Québec
il y a 2 jours 2h - Merci
il y a 2 jours 3h - Eh bien!
il y a 2 jours 18h - KOOLE
il y a 2 jours 22h - Iron Maiden
il y a 3 jours 15h - Sur Leur Site
il y a 3 jours 19h - Euh si tu sais lire, quebec
il y a 4 jours 4h - billets
il y a 4 jours 7h - comment peut on avoir des
il y a 4 jours 15h - billet
il y a 4 jours 15h




















Commentaires
Publier un nouveau commentaire