Millénium 2 - «La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette» prend l'affiche partout au Québec

Moins d’un an après les aventures cinématographiques de Lisbeth Salander et Mikael Blomkvist, c’est Daniel Alfredson qui prend cette fois la caméra pour le second volet de la trilogie.
La saga littéraire, écrite par le regretté Stieg Larsson, a connu un énorme succès planétaire lors de sa parution. Le deuxième volet de l'adaptation cinématographique arrive à l'écran le 25 décembre.
C’est un Stockholm macabre et dépourvu de règle qui nous est montré dans La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette. Prostitution juvénile, justice corrompue, agression sexuelle de la part des autorités, traitements psychiatriques et bien encore.
Lisbeth Salander (Noomi Rapace, toujours aussi excellente) ne baigne pas dans un univers des plus charmants. Cette jeune hacker revient à peine des Caraïbes qu’elle est maintenant accusée de triple meurtre et devient par le fait même la proie de tous. Seul son fidèle Mikael Blomkvist (Michael Nyqvist, crédible) demeure convaincu de son innocence et fera tout pour le prouver. Ainsi se déclenche une intrigue et une chasse à l’homme potentiellement prenantes et excitantes comme elles l’ont été dans le livre.
À mon humble avis, transposer les aventures des Millénium au grand écran demeure davantage un exercice de divertissement qu’une création artistique. Si le spectateur cinéphile en est averti, il sera alors ravi après le visionnement de La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette. En effet, l’action, autant physique que psychologique, demeure omniprésente tout au long du film, malgré ses 148 minutes. À l’inverse, celui ou celle qui espérera un traitement cinématographique de qualité aura toutes les raisons d’être déçu(e).
La caméra de Daniel Alfredson semble souvent incertaine et ce particulièrement lors des scènes de batailles. On pourrait être porté à croire que le réalisateur ne savait trop où se placer pendant le tournage. Par ce fait, son point de vue n’est pas imposé et le spectateur est alors laissé à lui-même. Pourtant, lors d’un film d’action de ce genre où l’histoire nous mène dans tous les sens, le cinéaste se doit de bien diriger son public car sinon, il se perd.
Pour les avertis, bon cinéma!
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Texte : Maude McConnell-legault
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