Trauma, une facture visuelle extrêmement travaillée et léchée

Trauma, la très attendue série de Fabienne Larouche arrivera sur nos écrans début janvier 2010. L’auteure nous transporte cette fois dans le milieu de la traumatologie, c’est-à-dire la médecine des accidents. Les 10 épisodes fermés, tournés en mode cinéma, s’articulent autour d’un cas et d’une intrigue qui sert à nous faire découvrir les personnages en profondeur. Parce que si la traumatologie est centrale dans la série, le véritable sujet, ce sont les médecins et les résidents. On parle de l’être humain derrière le pratiquant.
L’histoire tourne principalement autour de Julie (Isabel Richer) qui est directrice du département et qui doit gérer les humeurs, les forces mais aussi les failles des autres chirurgiens et des jeunes résidents qui en sont au début de leur carrière. Elle est épaulée par le docteur Légaré (Gilbert Sicotte), le chef du département de psychiatrie, qui l’aidera à relativiser toutes les situations et à mieux comprendre son équipe.
Dans les deux premiers épisodes, on s’attache très rapidement à Sophie (très juste, et très belle Laurence Lebœuf) qui se demande si sa place est véritablement en salle d’op. On apprend également à connaître D. Meilleur (James Hyndman), un chirurgien porté sur la bouteille et D. Darveau (Jean-François Pichette), l’amoureux de Julie, un habile neurochirurgien, qui ont une relation amour-haine véritablement délectable.
Et ça ne s’arrête pas là, Yan England, Christian Bégin, Pascale Montpetit, Catherine de Léan et plusieurs autres font également partie de la distribution de Trauma qui marque un retour de la série lourde dans le milieu télévisuel québécois.
Fabienne Larouche qui a l’habitude d’écrire beaucoup, beaucoup de texte, a selon moi, su trouver un juste équilibre entre l’émotion sentie et l’émotion parlée. Oui il y a des narrations, mais elles viennent comme un baume, atténuer les maux.
Mis à part le jeu des comédiens qui réussissent à nous faire comprendre leurs états d’âme souvent qu’avec leurs yeux (masque chirurgical oblige) et la distribution des rôles sans faille, là où la série prend tout son ampleur, c’est dans la facture visuelle extrêmement travaillée et léchée.
Le tandem François Gingras à la réalisation et Jérôme Sabourin à la direction photo a su créer une atmosphère totalement aseptisée, brillante et qui sert magnifiquement bien le sujet. La direction artistique a également fait un travail de maître, transformant le pavillon des sciences de l’UQAM en un hôpital à la fine pointe de la technologie (le décor est d’ailleurs constitué de véritable équipement médical qui a été loué à un hôpital américain et amené ici pour les besoin du tournage).
À voir en HD, sur le plus grand téléviseur possible, ne serait-ce que pour profiter au maximum des plans de la ville tournés par hélicoptère. Et avec un son « surround » 5.1 pour profiter de la trame sonore magnifique, entre autre parsemée de reprises de grands classiques par Ariane Moffatt (vous allez pleurer sur Hallelujah, promesse de scout).
Les épisodes qui ont tous un titre, (Foi et néant, Jeunesse et vieillesse, etc) nous ferons donc découvrir des gens passionnés et un univers où le stress et la présence constante de la mort donnent une saveur particulière à toutes les relations humaines.
TRAUMA @ SRC
Mardi – 21h
Dès le 5 janvier
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