Le Moulin à paroles se termine sur des airs de fête nationale
Après un marathon de lecture de 24h, le Moulin à paroles pris des allures de fête nationale quand une foule de plus d’un millier de spectateurs a spontanément entonné la chanson Gens du pays de Gilles Vigneault au moment de la finale. La photo en attachement est de Victor Diaz Lamich.
Une douzaine de drapeaux du Québec flottaient au dessus de la foule, des gens de tout âge rassemblés pour une évocation des moments marquants de la grande histoire du peuple de la vallée du Saint-Laurent.
Plusieurs milliers de spectateurs ont assisté à l’événement en vagues successives de gens qui allaient et venaient tout au long de cette longue nuit de paroles et de chants. Une centaine de personnalités de tous les milieux ont incarné quelques 140 textes puisés dans la littérature historique de la Nouvelle-France et du Québec.
Cette veillée d’armes exceptionnelle évoquait cinq cents ans de présence francophone en terre d’Amérique. L'événement marquait le 250 ième anniversaire de la bataille des Plaines d’Abraham qui a scellé le sort de la Nouvelle-France en 1759.
Le Moulin à paroles: une controverse qui n’avait lieu d’être provoquée
Les milliers de spectateurs de différents horizons politiques et culturels ont célébré l’histoire des gens d’ici, mettant de côté les railleries partisanes et faisant toute la place à l’histoire et à la poésie. Au terme du rassemblement populaire, personne n’aura perturbé l’événement pour des motifs nationalistes.
L’ex-premier ministre péquiste, M. Bernard Landry, était au nombre des personnalités invitées à incarner un texte historique. À sa sortie de scène après avoir lu un texte écrit par Chevalier de Lorimier le 14 février 1839 à quelques heures de son exécution, il a remis en question la décision du gouvernement libéral de se dissocier de l’événement.
À une dizaine de jours de l’événement, le ministre responsable de la Capitale-Nationale a désavoué le projet du Moulin à paroles, notamment en raison de l’inclusion du manifeste du FLQ dans la liste des textes historiques. Le ministre Sam Hamad avait associé la volonté d’inclure le manifeste à un élan séparatiste faisant l’apologie de la violence et du terrorisme.
Une erreur grandiose estime M. Landry : « Ils ont décidé de tourner le dos à l’histoire. C’est un manque de jugement et un espèce de déni de faits historiques. M. Hamad l’a fait de façon grossière en plus. » L’ancien premier ministre péquiste a rappelé que René Lévesque avait condamné sans réserve toute forme de violence.
Par ailleurs, aux dernières heures de l’événement les organisateurs ont choisi de ne pas répéter la lecture du manifeste du FLQ. Selon la co-fondatrice de l’événement, Brigitte Haentjens, l’événement est un rassemblement d’affirmation de l’identité québécoise qui ne cherche pas à attiser la controverse politique.
Les organisateurs du Moulin à paroles avaient néanmoins réclamé des excuses publiques à la suite des déclarations du ministre libéral Sam Hamad. Le ministre a refusé de se rétracter préférant plutôt annoncer que le gouvernement libéral se dissociait de l’événement.
Par Frédéric Sarault
Commentaires
Origine de la chanson à la claire fontaine et les soldats de Mon
Sans le savoir sans doute, cette chanson en fin de programme du moulin à paroles provenait de France en Nouvelle-France par les soldats de Montcalm venus défendre l'Amérique Française contre les troupes Anglaises.
Voila la contribution à notre culture de ces valeureux soldats du Roy!
À la claire fontaine est sans conteste l’une des deux ou trois chansons traditionnelles les plus populaires de France ; à l’égal d’un Frère Jacques ou d’un Au clair de la lune. Il en existe des dizaines de versions différentes, sur des mélodies allant de la ballade sentimentale à l’air de danse franchement rythmé. La majorité d’entre elles se rattachent au thème du « retour de noces » :
« M’en revenant de noces,
J’étais bien fatigué ;
Au bord d’une fontaine,
Je me suis reposé :
L’eau y était si belle,
Que je m’y suis baigné… »
Ce canevas de base se décline avec toutes sortes de refrains, mais l’histoire reste toujours plus ou moins identique, avec deux déroulements possibles : selon que le narrateur est un homme ou une femme, l’« ami Pierre » de l’avant-dernier couplet devient « ma douce amie », voire « ma tendre âme », « ma belle amie », etc.
La version notée ici (voir la première partition en sol ou en mi b du CD) est très probablement originaire de Normandie ; pourtant, c’est par le biais du Québec que la chanson nous est revenue sous cette forme. Ayant traversé l’Atlantique, vers le milieu du XIIIe siècle, avec les soldats de Montcalm – ce qui explique le rythme de marche sur lequel elle est souvent chantée –, elle servit de chant national aux patriotes franco-canadiens lors de la grande révolte de 1837 contre l’hégémonie anglaise.
Comme beaucoup de chansons populaires, celle-ci possède cependant des origines lettrées et se retrouve déjà, sous une forme voisine, dans le recueil Brunettes ou Petits Airs tendres, édité par Christophe Ballard en 1704.
Si la mélodie donnée par ce dernier s’appuie sur celle d’un cantique publié d’après le poète Guillaume Colletet (1598-1659), son apparentement à celle que nous connaissons encore de nos jours est quand même assez flagrant. Cependant, bien que suivant fidèlement la même histoire, les paroles qu’il indique proposent une fin sensiblement différente :
Sur les bords de la Seine
Me suis lavé les pieds
D’une feuille de chesne
Me les suis essuyez.
Refrain
Que ne m’a-t-on donné
Celuy que j’ay tant aimé ?
J’ay entendu la voix
D’un rossignol chanter
Chante, Rossignol, chante
Tu as le cœur tant gay
Tu as le cœur tant gay
Et moy je l’ay navré
C’est de mon amy Pierre
Qui s’en est allé
Je luy ay fait chose
Qui ait pu le facher
Hors un bouquet de roses
Que je luy refusay
Au milieu de la rose
Mon cœur est enchaîné.
N’y serrurier en France
Qui puis’le déchaîner;
Sinon mon ami Pierre
Qui en a pris la clef.
Dans certaines versions, le « bouquet de rose » est remplacé par le « bouton de rose », ce qui rend la symbolique érotique de l’histoire encore plus limpide.
De fait, d’une région à l’autre, les variantes sont importantes et peuvent donner à la chanson une signification bien différente.
Elle commence chez Ballard :
« Sur les bords de la Seine
Me suis lavé les pieds… »
Dans les régions de l’Ouest, c’est une jeune invitée qui chante :
« En revenant des noces
J’étais bien fatiguée
Au bord d’une fontaine
Je me suis reposée… »
Alors que nous la chantons aujourd’hui comme les Canadiens :
« À la claire fontaine
M’en allant promener… »
La fontaine, la feuillée, le rossignol et le chagrin d’amour font partie du cadre traditionnel des chansons de toile (ce sont, sans doute, des arrangements savants de chansons populaires que chantaient les femmes qui travaillaient la toile – fileuses, tisseuses… Elles remontent au XIIe siècle et parlent inlassablement d’amour).
La chanson a été interprétée sur de nombreuses mélodies, mais l’air actuel dérive du timbre original. En Poitou et au Canada, il a pris un rythme de marche plus entraînant et propre à mobiliser chouans et patriotes.
D’après Marc Robine, Anthologie de la chanson française. La Tradition. Des trouvères aux grands auteurs du xixe siècle, Albin Michel, 2000 et Martine David et Anne-Marie Delrieu, Refrains d’enfance. Histoire de 60 chansons populaires, Herscher, 1988
Soldat Sanspareil
2ième bataillon du régiment de la Sarre
Vive le Roy!
www.regimentdelasarre.ca
Un devoir de mémoire oublié?
Toute cette polémique a fait oublié une partie importante de notre passé, voici un projet de recherche qui passera sous silence et pourtant c'est notre histoire notre patrimoine l'histoire de notre Nation.
Pour en Savoir plus consulter ces liens internet:
Le Projet Montcalm
http://www.sgcf.com/projetmontcalm.pdf
http://www.985fm.ca/chmp/audio/audioplayer.php?url=http://mediacorus.cor...
Pour que ceci ne tombe dans l'oubli pourquoi ne pas rapatrier notre patrimoine?
Le rapatriement des armoiries royales de France au Québec.
Consulter ce lien internet pour plus de détails:
http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoir...
Soldat Sanspareil
2ième bataillon du régiment de la Sarre
Vive le Roy!
www.regimentdelasarre.ca
moulin à paroles
bravo!!!! et je voudrais vous demander si vous allez faire un CD/DVD de ce merveilleux événement plus qu'historique, c'est l'histoire du Québec en accéléré, tout immigré devrait pouvoir en avoir une copie à son arrivé ici. j'ai été émue, outrée, enchantée, bouleversé, j'ai passé par toute la gamme des émotions.
Manifeste FLQ, etc...
Moi, sur ces question, j’ai choisi mon historien
http://ysengrimus.wordpress.com/2009/09/15/about-flq-a-propos-du-flq/
C’est une simple question d’intégrité élémentaire.
Paul Laurendeau
Le Moulin à paroles dans la presse ecrite
C'etait une vraie blague de voir le journal Le Soleil de Quebec et l'editorialiste Andre Pratte du journal Power La Presse dechirer leurs chemises a tous les jours de la semaine precedant l'evenement du Moulin a paroles. Un vrai rendez-vous de separatistes sympatisants terroristes hihihi... semblaient-ils decrier. Ils ont oublie de dire qu'il y avait meme les secessionistes Benoit Bouchard et le descendant de Wolf separatiste qui etaient presents!
Franchement! A force de salir les 50% de la population quebecoise qui ont vote oui au dernier referendum, ces journalistes des medias de Power passent pour de vrais caves! Heureusement que Vox et Canoe ont diffuse l'evenement, sinon nous aurions eu que ces pauvres editorialistes pour nous en faire une idee. Si on les avait ecoute, nous aurions presque encoyer la police anti-emeute. Il est clair pour moi, que je vais dorenavant encourager les gens a faire comme moi, en desabonnant de vos medias a 5 cents qui racontent n'importe quoi. On n'appel plus cela du journalisme, c'est totalement irresponsable. C'est a se demander a quoi vous jouez!
merci pour toutes ces infos !
merci pour toutes ces infos !
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