Site personnel du journaliste québécois Patrick White, couvrant la scène culturelle au Québec et ailleurs.

Après «Borat», «Bruno» sème la panique


L'anglais Sacha Baron Cohen, qui avait cartonné dans le rôle de Borat en 2006, prépare son retour au cinéma autour d'un autre de ses personnages, Bruno (photo), homosexuel exubérant et reporter de mode pour une télévision autrichienne. Ses nouvelles victimes: Ben Affleck et un aéroport du Kansas! Le meilleur ami de Matt Damon aurait en effet été piégé par le personnage lors d'une interview, durant laquelle Bruno lui a demandé: «How do you like niggers?» («Est-ce que vous aimez les nègres?») Apparemment médusé, Ben Affleck a raconté à son amie Sarah Silverman avoir passé «l'interview la plus bizarre»… C'est elle qui a réalisé qu'il venait sans doute de se faire piéger en demandant: «L'intervieweur ne s'appelait pas Bruno, par hasard?»

Et puis, la semaine dernière, Sacha Baron Cohen a mis en émoi l'aéroport de Wichita, en plein milieu du Kansas. «Les acteurs du film ont soudainement enlevé leurs vêtements et se sont embrassés et battus en plein milieu de l'aéroport», racontent des témoins. À tel point qu'aucune autre équipe de tournage pourrait n'être admise dans ce lieu à l'avenir… Une caméra amateure a brièvement filmé la scène. Ce sont les toutes premières images de ce film, qui s'annonce décidément délirant.

Aussi, dans les nouvelles sur Borat aujourd'hui:

NY court dismisses suit by man in 'Borat' film

NEW YORK (Reuters) - A lawsuit filed by a man seen running away from comedian Sacha Baron Cohen in his hit ``Borat'' film was dismissed by a federal judge Wednesday.

Jeffrey Lemerond, who appeared in the trailer and a 13-second clip of ``Borat: Cultural Learnings of America for Make Benefit Glorious Nation of Kazakhstan,'' sued 20th Century Fox, a unit of News Corp., in federal court in Manhattan in June.

Lemerond claimed the filmmakers unlawfully used his image after he was seen in the film on New York's streets running from the fictional Kazakh television reporter, ``fleeing in apparent terror, screaming for Mr. Cohen to 'go away,''' court documents said.

But U.S. District Judge Loretta Preska said the film fell under a broad exception to that claim because it was ''newsworthy.'' She said while the film appealed ``to the most childish and vulgar in its viewers,'' it attempted ``an ironic commentary of 'modern' American culture.''

Lemerond's claim was one of several suits filed by people who complained they were duped into appearing in the fake documentary.

Last year a Los Angeles judge also threw out a lawsuit filed by two college fraternity members shown in the film guzzling alcohol and making racist remarks.