Le nouveau film de BORAT sur grand écran dès novembre. Du délire!

Si vous êtes comme moi un fan du Da Ali G show présenté sur HBO (aux États-Unis), ne manquez pas la sortie prochaine, en novembre, du film Borat: Cultural Learnings of America for Make Benefit Glorious Nation of Kazakhstan! Borat Sagdiyev, un journaliste d'origine kazakh (en réalité le comédien satirique anglais Sacha Baron Cohen, personnifiant aussi le « wigger » Ali G) a fait une apparition remarquée cette semaine aux nouvelles de CBC et de CTV, suite à une pseudo-conférence de presse devant l'ambassade du Kazakhstan à Washington. Le président Nazarbaïev, en visite aux États-Unis, a été mis dans l'embarras le plus total. Le réseau CTV affirme que le gouvernement du Kazakhstan a déboursé 800 000 $ USD pour quatre pages d'infopub parues dans le New York Times, dans le seul but de rétablir la crédibilité de ce pays suite aux errements de Borat. Par ailleurs, le site de la BBC affirme ceci :
As the White House prepared to roll out the red carpet for Kazakhstan's president, another man claiming citizenship of his country was intent on causing embarrassment. Kazakhstan's image has been pilloried by the comedian Sacha Baron Cohen. On Thursday he took his depiction of Borat - a supposed Kazakh journalist - to the streets of Washington, for a satirical walkabout, promoting a new film.
(Kazakh welcome irks Bush critics, http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/5391338.stm)
Certaines séquences du film en question ont été tournées en Roumanie, un pays présentant peu de similitudes avec l'État pétrolier en plein boom économique qu'est le Kazakhstan. Ces séquences « balkaniques » ne sont pas sans rappeler les films d'Emir Kusturica.
Par ailleurs, je crois que les méthodes et l'humour de Borat (en ses qualités de « journaliste ») sont très proches de celles jadis utilisées par les Bleu Poudre au Québec. Il y a un peu des Insolences d'une Caméra aussi!
Borat... a été présenté au plus récent Festival du film de Toronto, en présence de Borat lui-même, ainsi que du cinéaste Michael Moore.
Le trailer officiel:
http://www.apple.com/trailers/fox/borat/trailer
Site officiel de Borat:
http://www.borat.tv
Le site non officiel:
http://www.boratonline.co.uk
Borat sur MySpace:
http://www.myspace.com/borat
Texte: Pierre-Etienne Paradis


Borat... en avant-première à Montréal le 30 octobre
Borat: Cultural Learnings of America for Make Benefit Glorious Nation of Kazakhstan était en avant-première au cinéma Paramount hier soir, 30 octobre, devant une salle comble. Voici mes impressions:
Tout d'abord, Sacha Baron Cohen (l'acteur personnifiant Borat Sagdiyev) est allé plus loin dans la provocation que je ne l'aurais jamais imaginé! Il est vraiment gonflé! En effet, il fallait avoir un culot incroyable pour tourner certaines scènes, qui donnent souvent dans l'humour scatologique. Mais je dois dire que ce film contient aussi des petites perles d'absurdité « bon enfant » qui m'ont fait rire aux éclats.
Malgré tout, je crois que je préfère l'humour et la provocation entièrement verbale d'Ali G (autre personnage de Cohen, dans la série télévisée du même nom).
Une des grandes forces de Borat, tourné en partie à la manière des Insolences d'une caméra, est l'exploration de la psyché des États-Unis, avec tout ce qu'elle recèle de merveilleux et d'inavouable. Les relations interraciales dans le Sud du pays, par exemple, sont particulièrement bien mises en évidence. Il faut voir la contradiction entre, d'une part, le snobisme que l'on réserve à une femme noire habillée de mauvais goût et arrivant à l'improviste dans un souper chic, et, d'autre part, la manière dont certains rituels africains presque « vaudou » sont parfaitement intégrés aux cérémonies religieuses, chez des blancs que l'on pourrait facilement qualifier de racistes. Ces aspects sauront plaire aux intellos et autres sociologues en herbe dont je fais partie, pour peu qu'ils acceptent la méthodologie à la Jackass du reporter Borat Sagdiyev.
Borat est un film qui ne plaira certainement pas aux autorités du Kazakhstan, vu la caricature qu'il fait – ou plutôt les faussetés grotesques qu'il répand au sujet de ce pays dans les premières minutes. Attention aussi de ne pas aller voir ce film avec une date que vous rencontrez pour la première fois, car il est loin d'être politiquement correct et probablement offensant pour bien des gens. Ceci dit, il nous permet d'en apprendre beaucoup sur nos voisins américains, et ce qu'on apprend n'est pas très rassurant!
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