«Hunger Games» : Un grand buzz pour un film correct

Imaginez un monde post-apocalypse où des jeunes, choisis parmi les enfants de leur village (ici appelé district) doivent se battre pour leur survie dans un jeu de la mort. Imaginez qu’il n’y ait de place que pour un seul gagnant. Ajoutez à cela de l’action, un peu de romance, quelques clichés, des explosions, de jolis et jeunes acteurs et l’idée derrière le livre le plus vendu en ce moment à travers le monde et vous obtiendrez Hunger Games: le film.

Étant donné les critiques dithyrambiques de certains journalistes et le buzz immense autour de la sortie de l’adaptation cinématographique de la trilogie The Hunger Games, je m’attendais à quitter la salle emballée. Pourtant, il n’en fut rien.

L’idée de base du livre - donc du film - est fort intéressante: La jeune Katniss Everdeen du district 12 doit se battre pour sa vie, dans un monde contrôlé par ordinateur, lors d’un jeu de téléréalité sanguinaire suivi par des milliers de téléspectateurs. Elle devra user de ses talents de chasseur, de ruse et de courage pour survivre et échapper à ses adversaires.

C’est la mise en contexte - la première heure du film - qui est la plus intéressante: la présentation de l’héroïne et de ses origines, le tirage au sort des condamnés, le voyage, la découverte des adversaires et des alliés, les évaluations et la préparation des participants puis le début du jeu.

Ironiquement, c’est lorsque la partie commence que l’intérêt diminue. Dans ce jeu de la mort (pourtant parfois très sanglant), il manque d’action. Certains passages nettement trop longs viennent casser le rythme et alourdir l’histoire. On aurait souhaité plus de complications, plus de situations quasi-impossibles et vraiment plus d’action.

Il faut par contre donner à l’actrice Jennifer Lawrence - contrairement à Kristen Stewart qui incarne la Bella sans émotion de Twilight - le crédit de rendre de façon fort réaliste le personnage culte de Katniss Everdeen. Cette héroïne rusée que rien n’arrête, on y croit.

Une mention toute spéciale à Woody Harrelson étonnant dans le rôle du motivateur Haymitch Abernathy, au musicien Lenny Kravitz (!) dans celui du (très beau!) designer Cinna et à Elisabeth Banks dans le rôle de l’excentrique et légèrement cruelle Effie Trinket.

Il faut aussi parler des costumes, multicolores et totalement éclatés, des habitants de cette ville ou regarder de jeunes gens s’entretuer est un jeu des plus divertissants.

Ne vous méprenez pas, j’ai bien aimé Hunger Games pour son concept, ses moments remplis d’action, sa distribution de haut niveau et sa réalisation (même si des scènes filmées caméra à l’épaule, il y en a franchement trop!). J’ai même plutôt passé un bon moment jeudi soir, mais il reste qu’il y a quelque chose en moi qui ne pouvait oublier un certain Edward Cullen… (soupir)

Commentaires

Soumis par quidam (non vérifié) le

Sarah... ton titre d'article est sublime !!! LOL !

Ajouter un commentaire